soins infirmiers aupr s des è personnes transplant es é r nales é

SOINS INFIRMIERS AUPR S DESÈ
PERSONNES TRANSPLANT ESÉ
R NALESÉ
I/ Définition et principes
a) Définition
Transplantation rénale :
C'est une intervention chirurgicale qui consiste à « mettre dans un organisme, un rein d'un donneur
vivant ou cadavérique ».
b) Principes
C'est une thérapeutique proposée au stade de l'insuffisance rénale terminale (appelée
insuffisance rénale chronique), où aucune guérison n'est possible (mais il y à une période
de rémission grâce à l'hémodialyse, la dialyse péritonéale, la transplantation).
Peut – être du à un diabète évolué ou mal traité, ... .
La transplantation n'est pas un ttt d'urgence ou de dernier recours, le patient à le choix
avec d'autres techniques de suppléance.
c) L'intervention
Comporte différent temps :
contrôle du greffon
Le greffon ne prend pas la place d'un rein propre.
Il est implanté dans la fosse iliaque droite (souvent = rein gauche) ou gauche (souvent = rein droit).
Anastomoses vasculaires avec un risque hémorragique au niveau veineux et artériel, et anastomose
au niveau de l'uretère.
Risque de pyélonéphrite majoré par la prise des immunodépresseurs.
incision
mise en place du greffon
réalisation des anastomoses
pose de matériels
Sonde JJ : pour avoir moins d'irritation / améliorer la cicatrisation / éviter la sténose qui peut
arriver même 2 – 4 mois après l'intervention / ...
sutures
Mais avant : pose de Redons (un sur le greffon, un derrière le greffon)
L'intervention est préparée mais jamais programmée d'avance, on ne sait pas quand il y aura
un donneur, sauf quand celui – ci est vivant, on peut programmer l'intervention
d) La consultation
31/12/06 1/7 Virginie, ESI 3A.
Consiste à :
identifier les motivations
indiquer les avantages et les inconvénients
Avantages : soulage de la dialyse / Inconvénients : immuno- dépression (fragilité et
sensibilité accrues, risque infectieux plus important, ...), régime, ttt immunosuppresseurs (favorise
l'apparition de cancer donc suivi régulier).
La transplantation est une rémission, pas une guérison : ne pas idéaliser.
préparer à l'attente
évaluer l'état de santé
Intervention lourde, ATCD lourds, étiologies variées, état cardiaque fragilisé par la dialyse.
Il faut faire un bilan clinique préparatoire :
on regarde tous les ATCD
échographie et scintigraphie myocardique
restriction hydrique pour éviter les oedèmes (car stockage de l'eau et sûrement HTA=
bêta – bloquants : car en dialyse, on retire l'eau qui est en excès, donc il y a encore des
variations de tension et le coeur pompe à des rythmes différents, ce qui l'amène à se
fatiguer)
parfois : diabète, donc fragilité des vaisseaux (attention aux anastomoses), plaques
d'athérome (encore fragilité vasculaire), neuropathies périphériques de sensibilité
(rééduquer la vessie qui n'a pas fonctionné depuis longtemps)
fibroscopie digestive : car à cause du stress il y a un risque de lésion gastrique, qui peut
dégénérer en lésion cancéreuse (et risque majoré par ttt immunosuppresseurs et
corticoïdes qui irritent l'estomac)
évaluer les sérologies infectieuses (chez le receveur et le donneur) : transplantation
favorable au développement ou re – développement d'une ancienne maladie infectieuse
(toxoplasmose, cytomégalo virus, hépatite, ...)
faire une RP (en post – opératoire, si hyperthermie : être vigilant et se re - pencher sur la
sérologie du donneur et du receveur)
Cette évaluation de l'état de santé est à faire 1 à 2 fois par an
e) L'inscription à l'agence de Biomédecine
Le patient est inscrit sur la liste d'attente nationale de l'agence de Biomédecine.
Le dossier médical du patient est actualisé 2 fois par an.
Sont inscrit en priorité nationale les enfants et le patients hyperimmunisés.
II/ Soins infirmiers en pré – opératoire : généralités
Le rôle des équipes et primordial.
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Le greffon peut rester jusqu'à 48h sans être vascularisé : c'est peu car il faut beaucoup de
manipulation, conditionnement, ... et avoir le greffon peut prendre du temps (trajet long, ...) .
1) A l'arriv e du patient dans le serviceé
L'ide réalise :
une prise en charge administrative : vérifier l'identité du patient (attention au changement
de nom, au divorce, au mariage, ...)
une prise en charge psychologique
bilans biologiques :
groupage sanguin
RAI
NF
Il faut surtout être attentif aux GB, car une infection est une contre – indication à la greffe.
Hémoglobine : voir si anémie ; plus taux d'hémoglobine est bas, plus l'intervention est risqué, plus
on anticipera en commandant des culots globulaire d'avance.
Crase
Car risque hémorragique, et les patients sont souvent sous anticoagulants (Aspégic,
Plavix, ...).
Fonction rénale
Évaluée grâce à un ionogramme sanguin (créat). On se doute que la fonction rénale est
basse, mais c'est surtout pour vérifier le potassium : si haut risque d'arrêt cardiaque pendant
l'intervention on donne du Kayexalate ou on organise une séance d'hémodialyse pour faire diminuer
la kaliémie. Surveiller la natrémie (hyponatrémie possible par dilution car le patient est anurique).
Refaire des sérologies
Test du Cross match lymphocytaire
Technique sérologique utilisée pour détecter des alloanticorps anti – hématies ou anti –
leucocytes entre 2 individus donnés (Ac susceptibles de détruire les cellules de l'organe greffé).
On met en contact un peu de sang du receveur (son sérum) avec des cellules de la rate ou des
ganglions du donneur (ses lymphocytes T), on laisse réagir et on regarde s'il y a une fabrication
d'Ac.
Si le test est positif : l'intervention est annulée.
Eliminer une péritonite
ECBU pour détecter une infection urinaire
Pesée systématique avant le bloc
2)R ception de l'organeé
Le rein est réceptionné. Respect total de l'anonymat.
III/ Soins infirmiers en post – opératoire
1. Préparation de la chambre
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= préparation du matériel (réalisation de la check – list) : une potence pour les perfusions, un
tensiomètre, un bocal à urines (système clos avec réservoir) pour effectuer la diurèse (si on urine
pas : risque d'oedème voire d'OAP), masque + blouse + charlotte ... (isolement protecteur
systématique pendant 48h), pousses seringues, oxygène, matériel pour aspiration bronchique (car
risque de vomissements), +/- sonde gastrique, ... .
2. Installation en retour de bloc
peser le patient et l'installer :
Le poids sec = c'est le poids idéal (comparé avec le poids réel), le poids sans oedèmes, ... .
Il est estimé par le médecin. A l'arrivée du patient, on compare avec le poids réel.
Plus l'écart entre les 2 est important, plus la survie est importante.
C'est un indicateur de l'état de surcharge : il permet d'apprécier si le patient s'éloigne ou se
rapproche d'un OAP.
ECG
installer les redons, les perfusions
contrôler les prescriptions de l'anesthésiste
VVC
RP : permet de voir si bonne position de la voie d'abord
contrôles : des perfusions, redons, ...
mise en place des PM
3. Complications potentielles
complications vasculaires
rénales
urologiques :
Risque de sténose au niveau de l'anastomose uretère – vessie et mauvais fonctionnement du
rein suite à l'anurie.
Infectieuses
4. Surveillance et gestion des risques
Complication vasculaire : risque hémorragique
Etat hémodynamique Redons Douleurs Pansement
Actions IDE Prises des constantes
ttes les h pdt 24h (puls,
TA), puis selon évolut°
3 fois/j
Relevée la quantité
recueillie ttes les h
pdt 24h + couleur,
puis selon évolut° 1
fois /j
A ne pas banaliser.
Evaluat° ttes les h
pdt 24h : intensité,
localisat°
Surveillance,
entourer tte
trace de
saignement pr
voir l'évolut°
Rôle sur PM Ablat° dès J3 Administrat°
d'antalgiques
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Complication rénale : risque de surcharge (anurie)
Paramètres Examens PM
Prise des constantes ttes les h pdt
24h (puls, TA), puis selon
évolut° 3 fois/j
RP en post – op immédiat (puis
selon PM)
Respecter le schéma de
compensat° volume/volume
(au début) puis adapté par
le médecin1
Poids : en post – op immédiat
puis 1 fois/j
Echo – doppler pour voir pourquoi
le rein en fonctionne pas
+/- dialyse (qq tps) même
après la transplantat°
Diurèse horaire pdt 24h, en post
– op immédiat puis 1fois/j
Ionogramme sanguin Ablat° sonde U à J5
Prise de la PVC
Complication rénale : risque de « non concentration »
Tubulopathie ischémique, thrombose de l'artère ou de la veine rénale, rejet du greffon.
Examens biologiques sur PM Examens complémentaires (et autres) sur PM
Ionogramme sanguin (créat dt se normaliser /
délai variable)
Echographie, doppler
Dosage ttt immunosuppresseurs Ponction Biopsie du Greffon
Séance d'hémodialyse
Attention :
Le Lasilix est à adapter en fonction du re - fonctionnement du greffon (surveiller correctement la
diurèse) ou furosémide (pour relancer la « machine).
Complication urologique : risque de « fuite » (au regard de l'anastomose)
Redons Diurèse Douleurs
Couleur (si jaune = peut – ê des urines) et quantité
+ pansement si coule
Quantité
Reprise au bloc si fuite.
Complication infectieuse : risque infectieux
prise de la T°c 3 fois/j
1 Pour permettre au rein de continuer à uriner sans avoir un OAP
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