
Bangladesh WT/TPR/S/270/Rev.1
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intérieur brut et l'épargne nationale brute, jusqu'à ce qu'ils représentent environ 38% et 39% du PIB,
respectivement.
9. Pendant la période à l'examen cependant, le ratio investissement/PIB est resté dans la
fourchette des 24-25%, inférieur à celui d'autres pays d'Asie du Sud comme l'Inde, le Népal et
Sri Lanka. Les investissements publics comme privés sont peu nombreux, les premiers en raison de la
sous-utilisation du Programme de développement annuel et les seconds en raison d'un climat
d'investissement médiocre et de problèmes dans les secteurs d'infrastructures essentiels que sont
l'électricité, le gaz et les transports.
L'approvisionnement en gaz n'a que peu augmenté par rapport à
la hausse de la demande au cours des trois dernières années. Pour l'électricité, la situation aurait pu
être pire si des capacités supplémentaires n'avaient pas été ajoutées, bien que d'importants déficits en
électricité subsistent en raison de la croissance rapide de la demande.
10. Les entrées annuelles d'IED au Bangladesh restent faibles, à moins de 1% du PIB, ce qui
montre bien la nécessité d'améliorer le climat d'investissement afin d'attirer l'IED, de stimuler
l'investissement en général et d'augmenter la productivité totale des facteurs. Le Bangladesh offre
plusieurs avantages stratégiques, y compris une main-d'œuvre bon marché et une situation
géographique intéressante dans une région qui se développe rapidement, ce qui peut aider à attirer des
flux d'IED dans le secteur industriel. Cependant, pour ce faire, il devra investir fortement dans les
infrastructures, résoudre les problèmes d'énergie et de transport, améliorer les compétences de la
main-d'œuvre et continuer à supprimer les entraves et les retards administratifs qui grèvent le budget
des entreprises. Des incitations et des allégements fiscaux, ainsi que la création de zones industrielles
et d'activités spéciales, ont permis de contourner un cadre institutionnel difficile, mais au prix d'une
réglementation complexe.
11. Bien que des efforts aient été déployés pour améliorer le climat d'investissement, le
Bangladesh figure encore en bas du classement (à la 122ème place sur 183 pays, en recul par rapport à
l'année précédente où le pays se trouvait à la 118ème place) selon la dernière enquête annuelle de la
Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires pour 2012.
Le Bangladesh est particulièrement
mal classé concernant le raccordement à l'électricité (182ème), le transfert de propriété (173ème),
l'exécution des contrats (180ème) et le commerce transfrontalier (115ème). Dans le rapport sur la
compétitivité mondiale 2010-2011 du Forum économique mondial
, le Bangladesh apparaît à la
107ème place sur les 139 pays interrogés, avec des résultats insuffisants concernant l'infrastructure
(134), la qualité de la fourniture d'électricité (134), les droits de douane (120), la lourdeur des
procédures douanières (119), les paiements irréguliers et la corruption (124) et les dépenses des
entreprises en matière de recherche-développement (129). Le gouvernement a déclaré qu'il
travaillerait en coopération avec la Société financière internationale et d'autres partenaires de
développement pour renforcer l'enregistrement des biens immobiliers, l'exécution des contrats et les
procédures d'adjudication qui représentent actuellement des entraves à l'investissement. En outre,
attirer et retenir l'investissement étranger direct sont considérés comme une priorité, en accordant une
attention particulière à l'approvisionnement énergétique dans les zones industrielles d'exportation ainsi
qu'au soutien logistique.
BAsD (2011), page 8.
Banque mondiale (2012c).
Forum économique mondial (2010), pages 92 et 93.
FMI (2012), page 52.