
5
Les deux représentants estiment qu’avec le futur règlement, la commune va passer de 30 à 2
panneaux publicitaires. En ce sens, le projet de RLP privilégie le mobilier urbain plutôt que
les dispositifs publicitaires grands formats.
Monsieur MONJOU précise que sa société sera directement impactée par cette nouvelle
réglementation car il perdra, de fait, tous ses dispositifs sur la commune. Ce choix aura pour
conséquence de favoriser le titulaire actuel du marché du mobilier urbain (JC DECAUX)
mais également de ne laisser subsister qu’un seul représentant des publicités sur le territoire
Quevillais.
Les deux représentants précisent que seuls 4 pignons sur le boulevard du 11 novembre sont
existants pour supporter de la publicité murale. Ils estiment toutefois, qu’un seul et unique
mur aveugle n’est de bonne qualité sur les 4 existants (sans arbre ou autre dispositif devant).
Il rappelle que les emplacements de moindre qualité ne sont pas loués ni exploités et qu’ils ne
représentent aucun intérêt pour les sociétés de publicités.
Il alerte Monsieur le Maire sur le fait que le parc de publicité stagne depuis 1989 et précise
que seuls 3 dispositifs ont été installés ces dernières années.
Monsieur MONJOU remet en question l’intérêt d’élaborer un RLP communal alors que le
RLP Intercommunal (RLPI) devra être approuvé en 2019 et qu’il remettra peut être en cause
cette nouvelle règlementation.
Monsieur le Maire répond que la mise en œuvre du RLP de Petit-Quevilly pourra servir de
base aux réflexions qui seront menées à l’échelle Métropolitaine. Dans l’attente du RLPI,
l’application du futur règlement permettra de vérifier son efficience et son impact sur les
commerçants.
Monsieur BABIN, élu du territoire Quevillais, précise que d’autres axes structurants seront
ouverts à la publicité murale avec le futur RLP.
Monsieur le Maire aborde le sujet du T4 sur le Boulevard du 11 novembre et précise que la
Ville souhaite rompre avec le statut national de cette voirie. Il ajoute que cet axe va être
réduit à 1X1 voie contre 2X2 voies aujourd’hui, notamment avec le passage des transports en
commun. Il parle de mutation du quartier vers de l’habitat avec une nécessaire relocalisation
de certaines activités. Ces dernières profiteront moins du caractère routier qui existe à
présent.
Monsieur MONJOU ajoute qu’il existe des partenariats avec les commerçants de Petit-
Quevilly et que cette règlementation va forcer les commerçants à installer leur propre
enseigne avec le paiement de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE). Il précise
également que ces dispositifs publicitaires génèrent des loyers à leurs propriétaires qu’ils
perdront avec la suppression des panneaux.
Monsieur le Maire entend les arguments des représentants notamment sur le fait qu’il est
difficile de mesurer le poids de l’information par l’affichage sur le chiffre d’affaires des
commerçants et sera donc attentif aux conséquences de l’application du RLP. Il reconnait
l’intérêt des sociétés d’affichage mais souhaite des secteurs plus résidentiels.