Lycée La Prat’s Pour le 18 octobre 2013
Classe de PT
Devoir de Mathématiques numéro 2
Correction
Exercice 1 (CCP PSI 2013 1)
1) a) La fonction t7→ et2est continue sur R, donc elle admet une primitive C1s’annulant en 0qui a
pour expression
f:x7→ Zx
0
et2dt
Soit xR. En effectuant le changement de variable u=til vient
f(x) = Zx
0
et2dt=Zx
0
e(u)2(1) du=f(x)
Donc fest une fonction impaire C1sur R
b) Par définition d’une primitive, pour tout xR,f0(x) = ex2. Or f0est Csur Rcomme
composée de fonctions C. Donc fest indéfiniment dérivable sur R.
Montrons par récurrence que la propriété :
Hn:xRf(n)(x) = pn(x) exp(x2)
pnest un polynôme de degré n1, est vraie pour tout n>1.
• H1: est vraie avec p1= 1, d’après l’expression de f0calculée ci-dessus.
• Hn=⇒ Hn+1 : Supposons Hnvraie. Pour tout xR,
f(n+1)(x)=(f(n))0(x)=(p0
n(x)2xpn(x)) exp(x2) = pn+1(x) exp(x2)
avec pn+1(X) = p0
n(X)2Xpn(X). Comme pnest un polynôme de degré n1,2Xpnest de
degré net pn+1 aussi. Donc Hn+1 est vraie.
Conclusion :n>1xRf(n)(x) = pn(x) exp(x2)pnR[X],deg pn=n1
c) Soit nN. Dériver nfois l’expression f(x) = f(x)obtenue à la question 1)a) prouve que
f(n)a la parité de n1. Comme x7→ ex2est paire, Le polynôme pna la parité de n1.
d) Montrer que lim
x+Zx
0
et2dtexiste et est finie, c’est exactement montrer la convergence de
l’intégrale impropre en +Z+
0
et2dt
Comme lim
t+t2et2= 0, par définition de la limite il existe t0R
+tel que pour tout t>t0
06et2
61
t2
Or t7→ 1
t2est intégrable au voisinage de +(Riemann, α= 2 >1), donc par majoration la
fonction t7→ et2l’est aussi. Par conséquent l’intégrale converge et
fadmet une limite finie en +
1
DL 2
2) a) Au voisinage de 0,eX=
N
X
n=0
Xn
n!+oXN.
Donc en remplaçant : ex2=
N
X
n=0
(1)nx2n
n!+ox2N
De plus les développements limités s’intègrent : f(x) =
N
X
n=0
(1)nx2n+1
n!(2n+ 1) +ox2N+1
b) La formule de Taylor-Young à l’ordre 2N+ 1 (comme fest C) nous donne
f(x) =
2N+1
X
n=0
f(n)(0)
n!xn+ox2N+1
Par unicité du développement limité, f(2n)(0) = 0 (prévisible, puisque f(2n)est impaire) et
f(2n+1)(0) = (1)n(2n+ 1)!
n!(2n+ 1)
Comme f(k)(0) = pk(0)e0=pk(0), en conclusion,
Pour tout nN,p2n(0) = 0 et pour tout nN,p2n+1(0) = (1)n(2n)!
n!
3) a) Soit n>0. On effectue le changement de variable t=π
2u.
Donc cos(t) = cos(π/2u) = sin(u)et dt=du.
Wn=Zπ
2
0
cosntdt=Z0
π
2
sinnu(1) du=Zπ
2
0
sinntdt
b) W0=Zπ
2
0
1 dt=π
2et W1=Zπ
2
0
cos tdt= [sin t]
π
2
0= 1
Pour tout nN, pour tout t[0, π/2],cosnt>0. Donc par croissance de l’intégrale, Wn>0.
Supposons que Wn= 0. Puisque t7→ cosntest continue, alors cosnt= 0 pour tout t[0, π/2],
ce qui est absurde (par exemple cos 0 = 1).
Ainsi, Wn>0pour tout nN.
c) Soit n>2. Effectuons une intégration par parties :
Wn=Zπ
2
0
cosntdt=Zπ
2
0
(cos t)×(cosn1t) dt
=h(sin t)×(cosn1t)i
π
2
0Zπ
2
0
(sin t)(n1)(sin t)(cosn2t)dt
= (n1) Zπ
2
0
(sin2t)(cosn2t) dt= (n1) Zπ
2
0
(1 cos2t) cosn2tdt
= (n1)Wn2(n1)Wn
Ainsi, pour tout entier n>2,nWn= (n1)Wn2.
d) Posons, pour tout n>1,un=nWnWn1. Alors, d’après la question précédente, pour tout n>2,
un= (nWn)Wn1= (n1)Wn2Wn1= (n1)Wn1Wn2=un1
La suite un=nWnWn1est donc constante de valeur u1=W0W1=π
2.
e) Pour tout t0,π
2,
06cos t61
2
DL 2
Donc pour tout n>0,cosnt>0et
06cosn+1 t6cosnt
En intégrant cet encadrement, il vient Wn+1 6Wn, c’est-à-dire (Wn)est décroissante.
Soit n>2. D’après 1)c), nWn= (n1)Wn2. Ainsi, puisque (Wn)est décroissante,
n1
nWn16n1
nWn2=Wn6Wn1
Puisque Wk6= 0 d’après 1)b), il reste à diviser par Wn1et constater que l’inégalité est vraie en
n= 1 : Pour tout n>1,n1
n6Wn
Wn1
61.
f) Rappel : Pour des suites non nulles au voisinage de +,unvnlim un
vn
= 1.
D’après 1)d), nWnWn1=π
2pour tout n>1. Donc 1
Wn1
=2
πnWnet l’encadrement de la
question 2)a) s’écrit : n1
n62
πnW 2
n61
Donc, par encadrement, lim
n+
2
πnW 2
n= 1, c’est-à-dire W2
nπ
2net, comme Wn>0,
Wnrπ
2n.
4) Calcul de
a) Soit g(u) = eu1u. Une étude des variations sur Rnous donne, en complétant du haut vers
le bas,
u
g00(u) = eu
g0
g0(u) = eu1
g
−∞ +
+
00
+
00
Donc g>0puis Pour tout réel u, on a eu>1 + u
b) Soit nun entier naturel non nul et u61.
En remplaçant upar udans l’expression précédente, il vient
06(1 u)6eu
Donc en élevant à la puissance non trouve (1 u)n6enu
Soit u > 1. L’inégalité du a) s’écrit 0<1 + u6eu. En passant aux inverses puis à la puissance
n:
enu 61
(1 + u)n
3
DL 2
c) D’après b), en posant u=x2>0>1,
x[0,+[enx2
61
(1 + x2)n
Au voisinage de +,1
(1 + x2)n1
x2n. Comme nN,2n>2>1et l’intégrale Z+
0
1
(1 + x2)ndx
converge par comparaison avec une intégrale de Riemann.
En intégrant entre 0et +l’inégalité précédente (toutes les intégrales convergent) :
Z+
0
enx2dx6Z+
0
1
(1 + x2)ndx
L’autre inégalité obtenue au b), après avoir remplacé upar x[0,1] puis intégré entre 0et 1,
nous donne Z1
0
(1 x2)ndx6Z1
0
enx2dx
Comme enx2
>0,Z1
0
enx2dx6Z+
0
enx2dx(Chasles et positivité de l’intégrale). Ainsi,
finalement,
Z1
0
(1 x2)ndx6Z+
0
enx2dx6Z+
0
dx
(1 + x2)n
d) Soit nN. En posant x= sin(t), il vient
Z1
0
(1 x2)ndx=Zπ
2
0
(1 sin2t)ncos tdt=Zπ
2
0
cos2n+1 tdt=W2n+1
En posant t=nx, on trouve
Z+
0
enx2dx=Z+
0
et2dt
n=
n
En posant x= tan t,dx=1
cos2(t)dtet 1 + x2= 1 + tan2(t) = 1
cos2(t)donc il vient
Z+
0
dx
(1 + x2)n=Zπ/2
0
(cos2(t))ndt
cos2(t)=W2n2
Comment trouver ce changement de variable ? D’abord, c’est la dernière question d’une partie : ce n’est
pas forcément facile. Ensuite, il faut toujours penser à partir « des deux bouts » : on veut montrer que
Z+
0
dx
(1 + x2)n=W2n2=Zπ
2
0
cos2n1tdt
Donc un changement de variable qui transforme 1
1 + x2en cos2(t)serait bienvenu. On pose (au brouillon ! !)
1
1 + x2= cos2(t)et on en déduit que x= tan test un bon parti.
Finalement l’encadrement de la question précédente s’écrit :
W2n+1 6
n6W2n2
Puis nW2n+1 66nW2n2. Or d’après 3)f), Wnrπ
2ndonc
nW2n+1 πrn
4n+ 2 π
2
De même lim
n+nW2n2=π
2. Donc par encadrement : ∆ = π
2
4
DL 2
Exercice 2 (PT 2007 — Épreuve C, partie 2)
On considère l’application ψdéfinie pour tout réel xpar
ψ(x) = Z+
0
cos(xt)
ch tdt
1) a) Pour tout (x, t)R×[0,+[,|cos(xt)|61et et>0, donc
|g(x, t)|=cos(xt)
etet
2
61
et
2
=2
et
En conclusion, (x, t)R×[0,+[,|g(x, t)|62
et.
b) Pour tout t[0,+[, la fonction x7→ g(x, t)est continue sur Rcar cosinus l’est.
Pour tout xR, la fonction t7→ g(x, t)est continue donc continue par morceaux sur [0,+[.
La fonction ϕ(t) = 2
etest intégrable sur [0,+[(fonction du type t7→ eαt) et
(x, t)R×[0,+[|g(x, t)|6ϕ(t)
Donc, d’après le théorème de continuité sous le signe somme, la fonction ψest définie et continue
sur R.
2) a) Soit XRet NN. Pour X6=1, la somme des termes d’une suite géométrique s’écrit :
N
X
k=0
(X)k=1(X)N+1
1(X)=1
1 + X(1)N+1XN+1
1 + X
En conclusion, XR− {−1} ∀NN1
1 + X= N
X
k=0
(1)kXk!+(1)N+1XN+1
1 + X
b) Soit tRet NN. La formule de la question 2)a), avec X=e2t(>0donc 6=1), s’écrit
1
1 + e2t= N
X
k=0
(1)k(e2t)k!+(1)N+1(e2t)N+1
1+(e2t)
Donc 1
ch t=2
et+et=2et
1 + e2t= 2et" N
X
k=0
(1)ke2kt!+(1)N+1e2(N+1)t
1 + e2t#
c) En remplaçant 1
ch tpar la formule trouvée en 2)b) dans l’expression de ψ, on trouve que, pour
tout réel xet tout entier naturel strictement positif N
xRNNψ(x)=2Z+
0
etcos(xt)" N
X
k=0
(1)ke2kt!+(1)N+1e2(N+1)t
1 + e2t#dt
3) a) Pour tout t[0,+[,e2t>0et et61donc
(x, t)R×[0,+[|h(x, t)|=
etcos(xt)
1 + e2t
6et
1 + e2t61
La fonction hest bornée par 1sur R×[0,+[.
b) Soit xR. D’après la majoration trouvée en 3)a),
t[0,+[NN
etcos(xt)(1)N+1e2(N+1)t
1 + e2t
=|h(x, t)|e2(N+1)t6e2(N+1)t
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