[http://mp.cpgedupuydelome.fr] édité le 24 septembre 2016 Enoncés 1
Corps
Exercice 1 [ 02244 ] [Correction]
Soit d∈Ntel que √d<Q, on note
Qh√di=na+b√d|(a,b)∈Q2o
Montrer que (Qh√di,+,×) est un corps.
Exercice 2 [ 00129 ] [Correction]
Soit (A,+,×) un anneau intègre fini.
(a) Soit a∈Aavec a,0A. Montrer que l’application x7→ ax est une permutation de A.
(b) En déduire que tout élément non nul de (A,+,×) est inversible.
Exercice 3 [ 02245 ] [Correction]
Soit Aun anneau commutatif fini non nul.
Montrer que Ane possède pas de diviseurs de zéro si, et seulement si, Aest un corps.
Exercice 4 [ 00130 ] [Correction]
Soit Kun corps fini 1. Calculer
Y
x∈K\{0}
x
Exercice 5 [ 00132 ] [Correction]
Soient K,Ldeux corps et fun morphisme d’anneaux entre Ket L.
(a) Montrer que f(x) est inversible pour tout x∈Knon nul et déterminer f(x)−1.
(b) En déduire que tout morphisme de corps est injectif.
Exercice 6 [ 02662 ] [Correction]
Soit K=Q+√2Q+√3Q+√6Q.
(a) Montrer que (1,√2,√3,√6) est une Q-base du Q-espace vectoriel K.
(b) Montrer que Kest un sous-corps de R.
Exercice 7 [ 02677 ] [Correction]
Soit Kun corps, Eun espace vectoriel de dimension finie nsur Ket Lun sous-corps de K
tel que Kest un espace vectoriel de dimension finie psur L. Montrer que Eest un espace
vectoriel de dimension finie qsur L. Relier n,p,q.
1. Z/pZavec ppremier est un exemple de tel corps.
Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD
[http://mp.cpgedupuydelome.fr] édité le 24 septembre 2016 Corrections 2
Corrections
Exercice 1 : [énoncé]
Montrons que Qh√diest un sous-corps de (R,+,×).
Qh√di⊂R, 1 ∈Qh√di.
Soient x,y∈Qh√di, on peut écrire x=a+b√det y=a0+b0√davec a,b,a0,b0∈Q.
x−y=(a−a0)+(b−b0)√davec a−a0,b−b0∈Qdonc x−y∈Qh√di.
xy =(aa0+bb0d)+(ab0+a0b)√davec aa0+bb0d,ab0+a0b∈Qdonc xy ∈Qh√di.
Si x,0 alors
1
x
=1
a+b√d
=a−b√d
a2−db2=a
a2−db2−b√d
a2−db2
avec a
a2−db2,b
a2−db2∈Q
Notons que, ici a−b√d,0 car √d<Q.
Finalement Qh√diest un sous-corps de (R,+,×) et c’est donc un corps.
Exercice 2 : [énoncé]
(a) L’anneau (A,+,×) est intègre et a,0Adonc
∀x,y∈A,ax =ay =⇒x=y
L’application ϕ:x7→ ax est une injection de Avers A, et l’ensemble Aétant fini,
cette injection est nécessairement bijective.
(b) Soit a∈Adifférent de 0A. Par la surjectivité de l’application ϕ, il existe b∈Atel que
ab =1A. Aussi, on a
ϕ(ba)=a(ba)=(ab)a=a=ϕ(1A)
Par l’injectivité de ϕ, on peut affirmer ba =1A. On peut alors conclure que aest
inversible (et best son inverse).
Exercice 3 : [énoncé]
(⇐=) tout élément non nul d’un corps est symétrisable donc régulier et n’est donc pas
diviseurs de zéro.
(=⇒) Supposons que An’ait pas de diviseurs de zéros. Soit a∈Atel que a,0.
Montrons que aest inversible Considérons l’application ϕ:A→Adéfinie par ϕ(x)=a.x.
an’étant pas diviseur de zéro, on démontre aisément que ϕest injective, or Aest fini donc
ϕest bijective. Par conséquent il existe b∈Atel que ϕ(b)=1i.e. ab =1. Ainsi aest
inversible. Finalement Aest un corps.
Exercice 4 : [énoncé]
Dans le produit, on regroupe chaque facteur avec son inverse.
Lorsque xest différent de son inverse, les deux facteurs correspondant dans le produit se
simplifient. Une fois ces simplifications faites, il ne reste dans le produit que les facteurs
égaux à leur inverse :
Y
x∈K\{0}
x=Y
x∈K\{0}
x=x−1
x
Cependant, la condition x=x−1équivaut à x2=1Kc’est-à-dire (x−1K)(x+1K)=0. Un
corps étant intègre, cette équation a pour seules solutions 1Ket −1K. Que celles-ci soient
ou non distinctes 2, on obtient Y
x∈K∗
x=−1K
Exercice 5 : [énoncé]
(a) Pour x∈K\{0},f(x).f(x−1)=f(x.x−1)=f(1K)=1Ldonc f(x) est inversible et
f(x)−1=f(x−1).
(b) Si f(x)=f(y) alors f(x)−f(y)=f(x−y)=0L. Or 0Ln’est pas inversible donc
x−y=0Ki.e. x=y.
Ainsi fest morphisme injectif.
Exercice 6 : [énoncé]
(a) Il est clair que Kest un sous-espace vectoriel de Ret que la famille (1,√2,√3,√6)
est Q-génératrice.
Montrons qu’elle est libre en raisonnant par l’absurde.
Supposons a+b√2+c√3+d√6=0 avec a,b,c,d∈Qnon tous nuls.
Quitte à réduire au même dénominateur, on peut supposer a,b,c,d∈Znon tous nuls.
Quitte à factoriser, on peut aussi supposer pgcd(a,b,c,d)=1.
On a a+b√22=c√3+d√62donc
a2+2ab √2+2b2=3c2+6cd √2+6d2.
Par l’irrationalité de √2 on parvient au système
(a2+2b2=3c2+6d2
ab =3cd
Par suite 3 |ab et 3 |a2+2b2donc 3 |aet 3 |b.
2. Dans le corps Z/2Z, les éléments 1 et −1 sont confondus.
Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD
[http://mp.cpgedupuydelome.fr] édité le 24 septembre 2016 Corrections 3
Ceci entraîne 3 |cd et 3 |c2+2d2donc 3 |cet 3 |d.
Ceci contredit pgcd(a,b,c,d)=1.
Ainsi la famille (1,√2,√3,√6) est Q-libre et c’est donc une Q-base de K.
(b) Sans peine, on vérifie que Kest un sous-anneau de R.
Soit x=a+b√2+c√3+d√6∈Kavec a,b,c,d∈Qnon tous nuls.
1
x
=1
(a+b√2) +(c√3+d√6)
=a+b√2−(c√3+d√6)
(a2+2b2−3c2−6d2)+2(ab −3cd)√2
=a+b√2−(c√3+d√6)
α+β√2
puis
1
x
=(a+b√2−(c√3+d√6))(α−β√2)
α2−2β2∈K
et donc Kest un sous-corps de R.
Notons que les quantités conjuguées par lesquelles on a ci-dessus multiplié ne sont
pas nuls car xest non nul et la famille (1,√2,√3,√6) est Q-libre.
Exercice 7 : [énoncé]
Il est facile de justifier que Eest un L-espace vectoriel sous réserve de bien connaître la
définition des espaces vectoriels et de souligner que qui peut le plus, peut le moins. . .
Soit (~
e1,...,~
en) une base de K-espace vectoriel Eet (λ1, . . . , λp) une base du L-espace
vectoriel K.
Considérons la famille des (λj~
ei)1≤i≤n,1≤j≤p. Il est facile de justifier que celle-ci est une
famille libre et génératrice du L-espace vectoriel E. Par suite Eest de dimension finie
q=np.
Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD
1 / 3 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!