UE 10 : SYSTEME NEUROSENSORIEL
Nicolas DIOTEL
!
Date : 12/02/2016 Plage horaire : 16h45-12h45
Promo : DCEM1 !
!
Ronéistes : VIZNELDA Thibault
GONTHIER Damien Enseignant : Nicolas DIOTEL
!
ODORAT
I. Introduction :
II. Anatomie du système olfactif :
1)Le neuro-épithélium ou épithélium olfactif :
2)Les cellules sensorielles :
3)Le bulbe olfactif :
III. Neurophysiologie olfactive
1)Mécanisme général :
2)Codage de l’information :
3)Voies nerveuses olfactives :
4)Variations physiologiques de l’olfaction :
5) Fonctions non olfactives de l’olfaction : Les phéromones
!
!
!
!
! sur !116
L’Homme est capable de discriminer de très nombreuses odeurs (10000). Ça ne veut pas dire qu’on est
capable de les identifier mais juste faire la distinction. L’odorat/olfaction est un sens:
-De chimioréception relativement peu développé chez l’Homme
-Subjectif et affectif (nuances émotionnelles) : on apprécie certaines odeurs en fonction de notre
passé, d’autres vont nous rappeler des moments pénibles de notre vie.
!
L’odorat est important car il permet:
-La communication (animaux) : capable d’informer sur le territoire d’un animal.
-Le contrôle comportemental (animaux: proies/prédateurs; reproduction) : avec des mécanismes qui
permettent à la fois de reconnaitre et d’avoir en fonction d’une certaine odeur un comportement
différent.
- Implication dans les processus mnésiques.
- Contrôle des émotions et sensations (génère une sensation agréable ou désagréable)
- Associé à la gustation par rétro-olfaction
-Le contrôle de l’air que nous respirons. Ex : on va tous s’affoler si on commence à sentir une
odeur de brulé dans la salle.
Toujours dans un but de survie, détection de ce qui se passe dans l’environnement.
!
I. Introduction :
En se combinant au goût, elle permet de reconnaître des aliments,
d’augmenter le plaisir de la dégustation.
L’homme est capable de détecter une molécule diluée d’un facteur 10^10
(10^18 chez l’oiseau).
Il existe un grand nombre et une grande variabilité des récepteurs (RCPG
uniquement).
!
Le génome humain code potentiellement pour 1000 récepteurs olfactifs, c’est environ 2% de notre
génome. Seulement 350 à 400 seraient vraiment fonctionnels. Les autres seraient des pseudogènes
inactifs qui n’ont pas été éliminés. C’est-à-dire qu’au cours de l’évolution, certains de ces gènes ont subi
des mutations qui rendent ces récepteurs incapables de transduire le message.
Il y aurait 900 récepteurs fonctionnels chez les rats et 1200 chez le chien. Ils ont donc un plus grand
répertoire olfactif qui pourrait être à l’origine de leur meilleur odorat.
!
!
!
!
! sur !216
!
II. Anatomie du système olfactif :
Le système olfactif se décompose en 3 grandes parties :
-Le neuroépithélium (=appareil récepteur) au niveau de la
muqueuse olfactive. C’est à ce niveau qu’on détecte les
molécules vaporisées.
-Les bulbes olfactifs : pairs et symétriques (expansion des
hémisphères cérébraux). Au-dessus de la muqueuse, on a l’os
ethmoïde (au niveau de la lame criblée) qui va donner le passage
des axones qui vont converger au niveau du bulbe olfactif.
-Des terminaisons nerveuses complexes au niveau du cortex
temporal antérieur et frontal.
!
!
1. Le neuro-épithélium ou épithélium olfactif :
Le neuro-épithélium se situe dans la partie supérieure des fosses nasales. Il correspond à 3 à 5 cm2 au
niveau de la muqueuse nasale. C’est une faible surface comparée à d’autres animaux. Ex :130cm2 chez le
chien.
!
!
!
!
!
Il est composé de 3 types de cellules :
-Des cellules souches basales à l’origine des neurones olfactifs : on a une neurogénèse olfactive
(croissance continue, dégénérescence, remplacement)
-Des neurones olfactifs ou cellules sensorielles : elles assurent la transduction des odeurs, ont une
durée de vie de 2 à 3 mois et sont régulièrement remplacées (mais ça diminue avec l’âge). Il y
aurait environ 5 millions de neurones olfactifs. (en rouge et en bleu sur le schéma). Plus on va
avec l’âge et plus ce renouvellement va être moins présent.
-Des cellules de soutien.
!
! sur !316
!
!
Coupes histologiques
d’épithélium olfactif
1-os de la face
2-septum du nez
3-sinus
4-cornet
5-muqueuse olfactive (sur
plafond de la cavité nasale)
!
Les glandes de Bowman secrètent les mucus au niveau de l’épithélium olfactif.
"
Le prof décrit le schéma :
!
!
!
!
!
!
!
!
! sur !416
2. Les cellules sensorielles :
Les cellules sensorielles sont des neurones de type bipolaire. On les appelle également les cellules de
Schultze, ou de récepteur olfactif (attention à ce terme qui ne désigne pas ici le récepteur protéique). Ces
neurones olfactifs présentent des cils dendritiques immobilisés par du mucus qui capture les molécules
olfactives au niveau de la cavité nasale.
!
!
Les axones de ces neurones vont traverser la lame criblée et venir rejoindre des structures qu’on nomme
glomérules, où ces axones vont faire synapse avec des cellules mitrales. Les neurones olfactifs présentent
au niveau des cils des récepteurs sur lesquels vont se fixer les molécules odorantes. Les dendrites des
neurones se ramifient en cils.
! sur !516
1 / 16 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!