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RACHIS ET PAROI ABDOMINALE
1. ANATOMIE
Le rachis, ou colonne vertébrale, est constitué de vertèbres issues du mésoderme entourant la
corde dorsale (axe de symétrie cartilagineux des premiers vertébrés dont il ne subsiste chez les
mammifères que le noyau central du disque appelé nucleus pulposus).
1.1 OSTEOLOGIE DU RACHIS
Le rachis s’organise autour de la corde à partir du mésenchyme. Il se divise en métamères qui
donneront les vertèbres. Le disque interposé entre deux vertèbres successives présente deux faces qui
peuvent être, suivant les espèces, biconcaves, biconvexes ou parallèles comme chez les mammifères.
Le corps vertébral se forme dans un premier temps par une chondrification du mésenchyme
(transformation du mésenchyme en cartilage) qui s’ossifie dans un second temps suivant un mode
enchondral. Au cours de l’évolution, le rachis subit une succession de transformations quantitatives
(réduction du nombre des vertèbres) et qualitatives qui modifient la structure d’ensemble (articulations
vertébrales, rapports aux ceintures) sans réellement changer le système vertèbre/disque.
+ Rachis cervical
Le corps des vertèbres cervicales est allongé transversalement et plus épais dans la région
antérieure. Un pédicule unit cette partie de la vertèbre à l’apophyse articulaire correspondante. A la
limite entre le pédicule et la base de l’apophyse transverse s’ouvre le trou transverse qui n’existe qu’à
ce niveau du rachis. Les apophyses articulaires forment une colonne osseuse qui s’étend latéralement
de chaque côté de l’axe principal du rachis. Les surfaces articulaires sont orientées en arrière et en haut
pour la supérieure, et en avant et en bas pour l’inférieure. Chaque vertèbre comprend deux apophyses
transverses et une apophyse épineuse qui donnent insertions aux ligaments et aux muscles chargés de
haubaner cette structure. Le trou vertébral est compris entre le corps, les pédicules et les lames, il est
triangulaire à sommet postérieur. Les apophyses épineuses humaines sont généralement orientées à
45° vers le bas, tandis que celles du chimpanzé sont horizontales. Lors de la découverte de l’homme
de la chapelle aux saints en 1910, on s’étonna de trouver chez un néandertalien une morphologie très
proche de celle observée chez les grands singes. Il s’en suivit naturellement une polémique qui ne fut
terminée que lorsque l’on démontra définitivement que la disposition des apophyses épineuses était
d’une extrême variabilité et pouvait tout à fait se retrouver chez l’homme moderne. Deux vertèbres
présentent une structure spécifique, l’atlas ou première cervicale, chargée comme son nom l’indique
de soutenir le crâne (comparé modestement au globe terrestre), et l’axis (axe en latin) ou deuxième
vertèbre cervicale. L’atlas est plus large que les autres vertèbres cervicales. Elle présente deux surfaces
articulaires supérieures, dites surfaces glénoïdes chargées de s’articuler avec les surfaces articulaires
correspondantes (condyles occipitaux) placées en avant du trou occipital. Cette vertèbre s’articule en
dessous avec l’axis par trois articulations (deux latérales et une placée sur l’arc antérieur). L’axis
présente un corps volumineux surmonté d’une apophyse en forme de dent (odontoïde) qui s’articule
avec l’atlas.
+ Rachis dorsal
Le corps des vertèbres dorsales est plus épais que celui des vertèbres cervicales. A la partie
postérieure des faces latérales on peut observer deux demi-facettes articulaires : une supérieure, l’autre
inférieure. Ces facettes forment avec leurs équivalents sur les vertèbres sus et sous-jacentes,
l’articulation destinée à recevoir l’extrémité de la côte correspondante. Les apophyses épineuses sont
longues et inclinées vers le bas. Les apophyses articulaires sont plus petites et leur facette articulaire
située plus près du trou vertébral que sur les vertèbres cervicales. Le trou vertébral est circulaire. La
présence des côtes limite la mobilité de ce segment rachidien.