
Par la rotation de centre Pet d’angle π
3, le point Qse transforme en le
point Q0, qui n’est autre que R. On en déduit que
PQ =PR et que −→
PQ,−→
PR≡π
3[2π].
Ainsi, le triangle PQR est isocèle en Pet son angle en Pmesure π
3: ceci
montre une nouvelle fois que le triangle PQR est équilatéral.
4) Analyse. Supposons que x0soit une solution de (E2):
(R)x3
0−12 x0−8=0.
Soit uet vdeux complexes tels que
u+v=x0et u×v=4.
a. uet vont pour somme x0et pour produit 4 : ce sont donc les solutions de
l’équation du deuxième degré
z2−x0z+4=0
d’inconnue zcomplexe. Une telle équation admet ou bien deux solutions
complexes distinctes, ou bien une unique solution double. Dans les deux
cas, les nombres complexes uet vexistent bien.
b. Comme u×v=4∈∗
+, on a
arg(u v)≡0[2π]d’où arg(u)+arg(v)≡0[2π]d’où arg(v)≡ − arg(u) [2π].
c. Reformulons le premier membre de (R)en utilisant que x0=u+vpuis que
u v =4 :
x3
0−12 x0−8= (u+v)3−12(u+v)3−8
=u3+3u2v+3u v2+v3−12 (u+v)−8
=u3+v3+3u v (v+u)−12(u+v)−8
=u3+v3+12(u+v)−12(u+v)−8
=u3+v3−8.
La relation (R)donne donc
u3+v3−8=0 donc u3+v3=8.
d. Posons U=u3et V=v3. On vient donc de voir que U+V=8. Par ailleurs,
U×V=u3v3= (u v)3=43=64.
Connaissant la somme et le produit de Uet V, ces deux nombres sont les
solutions de l’équation
X2−8X+64 =0⇐⇒ (X−4)2−16 +64 =0
⇐⇒ (X−4)2+48 =0
⇐⇒ (X−4)2−(ip16 ×3)2=0
⇐⇒ (X−4−4ip3) (X−4+4ip3) = 0
⇐⇒ X=4+4ip3 ou X=4−4ip3
Les nombres Uet Vsont donc les nombres
zA=4+4ip3 et zB=4−4ip3.
e. Une première possibilité est que
U=zAet que V=zB.
(on peut aussi avoir U=zBet V=zA, que nous traiterons ensuite). Comme
U=u3(resp. V=v3),u(resp. v)est une racine cubique complexe de U=zA
(resp. de V=zB). Ces dernières ont été calculées à la question II2c, donc
(u=2eiπ
9ou u=2ei7π
9ou u=2ei13π
9
v=2e−iπ
9ou v=2ei5π
9=2e−i13π
9ou v=2ei11π
9=2e−i7π
9.
Ceci donne lieu, a priori, à 9 couples de valeurs possibles pour (u,v). Tou-
tefois, nous avons vu que arg(v)≡ −arg(u) [2π], ce qui ne nous laisse que
¨u=2eiπ
9
v=2e−iπ
9
ou (u=2ei7π
9
v=2e−i7π
9
ou (u=2ei13π
9
v=2e−i13π
9
Puisque u+v=x0, on en déduit que
x0=4 cosπ
9ou x0=4 cos7π
9ou x0=4 cos13π
9.
Si l’on part de U=zBet V=zA, le même raisonnement intervertit les va-
leurs de uet vmais les valeurs de x0trouvées à la fin sont les mêmes.
Les seules valeurs possibles pour les solutions x0de l’équation (E2)
sont :
4 cosπ
9, 4 cos7π
9et 4 cos13π
9.
En utilisant la question II2c, déduisez de ce qui précède les seules va-
leurs possibles pour le couple (u,v)puis donnez les valeurs de x0corres-
pondantes.
Oscar DEVYS et Bertrand MICAUX, Lycée Victor Hugo (Besançon) [ DS2 | 2016-2017 | 02/01/2017 ] Page 5