Recherche qualitative et arthrose Qualitative research for osteoarthritis

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Actualités en Médecine Physique et de Réadaptation - 01 - Octobre - novembre - décembre 2013
Actualités en Médecine Physique
et de RĂ©adaptation
MISE AU POINT
Recherche qualitative et arthrose
Qualitative research for osteoarthritis
Sophie Alami*, Serge Poiraudeau**
* DĂ©partement de
sociologie Interlis ;
InsermUMR1153,
Paris.
** Service de
médecine physique
etderĂ©adaptation,
pÎle ostéoarticulaire,
hĂŽpital Cochin ;
Université
Paris-Descartes ;
Inserm UMR1153 ;
Institut fédératif
derecherche
surlehandicap,
CNRS, Inserm, Paris.
L’intĂ©rĂȘt portĂ© Ă  la recherche qualitative socio-
anthropo logique dans les domaines de la santé se
développe peu à peu, notamment pour les pathologies
chroniques comme l’arthrose. Alors que les approches
quantitatives (épidémiologie clinique, biostatistiques)
analysent des cohortes, des enquĂȘtes en population,
le rĂ©sultat d’essais cliniques et testent la mĂ©tro-
logie des instruments de mesure, ce qui nécessite en
général des échantillons de grande taille, représen-
tatifs de la population, les approches qualitatives font
principalement appel à l’analyse d’entretiens semi-
structurĂ©s, individuels ou de groupe, et Ă  l’obser-
vation directe, et portent sur des Ă©chantillons plus
restreints.
Actuellement, le recours aux recherches qualita-
tives répond essentiellement à une volonté de com-
préhension plus fine du vécu, des représentations
et des besoins des patients ou des professionnels
de santĂ© dans un objectif d’amĂ©lioration de l’adhĂ©-
rence aux traitements, de développement de pro-
grammes d’éducation thĂ©rapeutique, d’amĂ©lioration
de la validité du contenu des instruments de mesure
rapportés par le patient et de développement des
stratégies de recherche en fonction des priorités
des patients.
Dans un Ă©ditorial publiĂ© il y a plus de 5ans, les
Ă©diteurs de la revue
PLoS Medicine
insistaient sur
l’importance de dĂ©velopper la recherche qualita-
tive en médecine afin de mieux comprendre pour-
quoi prÚs de la moitié des patients tuberculeux ne
prenaient pas ou pas correctement un traitement
pouvant leur sauver la vie
(1)
. Plus récemment, la
nĂ©cessitĂ© d’adopter des approches qualitatives pour
développer des instruments de mesure rapportés
par le patient a été rappelée par la Food and Drug
Administration (FDA). En effet, lorsqu’un instrument
de mesure rapporté par le patient est utilisé comme
critĂšre principal d’efficacitĂ© dans un essai clinique,
la FDA exige, pour enregistrer cet essai, que l’ins-
trument de mesure ait fait la preuve de sa validité
de contenu dans des Ă©tudes qualitatives
(2,3)
. Ainsi,
l’émergence de nouvelles exigences rĂ©glementaires,
couplĂ©e Ă  l’accent mis sur la prĂ©vention, la dĂ©tec-
tion prĂ©coce, l’éducation thĂ©rapeutique, la qualitĂ©
de vie et la participation des patients, conduisent Ă 
dĂ©velopper des stratĂ©gies de recherche qui n’inter-
rogent plus seulement les dimensions biologiques,
thérapeutiques ou technologiques des maladies
chroniques, mais Ă©galement les pratiques de prise
en charge et les comportements des patients dans
leur environnement social quotidien. Dans ce
contexte, l’amĂ©lioration de la prise en charge des
patients nécessite de mobiliser des approches de
recherche complémentaires aux approches quanti-
tatives, qui permettent d’intĂ©grer la perspective du
patient, tout au long de son parcours thérapeutique
et dans l’ensemble du processus de dĂ©cision mĂ©di-
cale, au-delà de la seule détection des symptÎmes
ou des effets indésirables.
Recherche qualitative et arthrose
Des études assez nombreuses ont été publiées, portant
principalement sur 4 domaines :
‱
mieux comprendre ce qui est important pour les
patients et les thérapeutes (opinion, besoins, symp-
tĂŽmes) ;
‱
mettre en Ă©vidence des facilitateurs et des barriĂšres
Ă  l’adhĂ©rence au traitement ;
‱
analyser le processus de décision de chirurgie,
notamment pour les remplacements prothétiques ;
‱
Ă©valuer la validitĂ© de contenu d’instruments de
mesure rapportés par le patient.
Opinions des patients
et des professionnels desantĂ©
Concernant les opinions des patients et des acteurs de
santé, les études mettent en évidence la nécessité de
mieux formaliser les informations et les conseils aux
patients, le plus tĂŽt possible au cours de la maladie,
d’adopter des Ă©valuations et des approches thĂ©ra-
peutiques globales (le patient atteint de gonarth-
rose ayant parfois l’impres sion d’ĂȘtre “uniquement”
un genou). Ces Ă©tudes soulignent Ă©galement que les
patients ont des représentations paradoxales concer-
nant les thérapeutiques pharmacologiques, notam-
ment les anti-inïŹ‚ ammatoires non stĂ©roĂŻdiens (AINS),
considĂ©rĂ©s comme potentiellement efïŹ caces mais
dangereux. Les patients ont Ă©galement un sentiment
d’incertitude mĂ©dicale Ă  propos de l’arthrose, ce qui
diminue probablement l’adhĂ©rence aux traitements.
Pour ce qui concerne les thérapeutes de soins pri-
maires, la demande principale concerne l’élaboration
d’une aide (boüte à outils) pour le diagnostic et les choix
de traitement. Il apparaĂźt clairement dans ces Ă©tudes
que les vues des patients et des acteurs de santé dif-
fùrent largement
(4,5)
.
Mots-clés : Arthrose - Recherche
qualitative - Éducation -
Instruments d’évaluation
Keywords: Osteoarthritis -
Qualitative research - Education
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Une ré-analyse des symptÎmes
Un des avantages signiïŹ catifs des approches qua-
litatives concerne les symptÎmes jugés importants
pour les patients. À ce titre, 2exemples, concernant la
fatigue et la douleur, sont assez démonstratifs. Pour la
douleur, qui n’est gĂ©nĂ©ralement pas un symptĂŽme clas-
sique Ă©valuĂ© dans l’arthrose, une Ă©tude anglaise met en
Ă©vidence que les patients qui en souffrent rapportent
des niveaux de fatigue importants, qu’ils attribuent à
la fois Ă  la douleur et au traitement de la douleur. La
fatigue est décrite comme ayant un impact sur la fonc-
tion et la participation. Les patients rapportent qu’ils
ne discutent généralement de ce symptÎme avec per-
sonne, sauf avec leur conjoint
(6)
. Cette Ă©tude suggĂšre
donc que, comme dans les rhumatismes inïŹ‚ amma-
toires, la fatigue est un symptĂŽme Ă  prendre en compte
dans l’arthrose.
Concernant les douleurs, une étude menée conjoin-
tement par l’OARSI
(OsteoArthritis Research Society
International)
et l’OMERACT
(Outcome Measures in
Rheumatology)
suggĂšre que les patients distinguent
2types de douleur, la douleur dite “habituelle”, chro-
nique, constante au cours du temps, celle habituelle-
ment mesurée par les échelles de douleur utilisées
en pratique courante et en recherche clinique, et un
deuxiĂšme type de douleur, intermittente, trĂšs intense,
imprédictible, émotionnellement contraignante, qui
constitue pour les patients la principale raison d’éviter
des activitĂ©s sociales ou de loisir
(7)
. Il se pourrait donc
que la douleur la plus incapacitante et la plus impor-
tante pour les patients ne soit pas celle qui soit évaluée
en pratique quotidienne ou dans les essais cliniques.
L’adhĂ©rence aux traitements
Une autre question, trÚs largement étudiée dans les
Ă©tudes qualitatives dans l’arthrose, concerne l’ad-
hérence aux traitements pharmacologiques ou non
pharmacologiques.
‱Traitements pharmacologiques
Les études soulignent que les patients sont réticents
à prendre des antalgiques ou qu’ils les prennent à des
doses inférieures ou à une fréquence inférieure à celle
prescrite et qu’ils justiïŹ ent cette attitude en minimisant
leur douleur ou en dĂ©clarant qu’ils ont une tolĂ©rance
importante à la douleur
(8)
.
Une étude qualitative réalisée chez des patients ùgés
souffrant d’arthrose montre qu’ils ne connaissent pas
toujours les risques de la prise d’AINS par voie orale ou
qu’ils sont incapables de reconnaĂźtre ces effets indĂ©-
sirables. De plus, les patients se désengagent active-
ment d’une information sur les risques spĂ©ciïŹ ques
des AINS, de 3maniùres :
‱
“mon mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste ne me prescrirait pas
quelque chose de dangereux” ;
‱
“tous les traitements ont des effets secondaires,
ilsufïŹ t de diminuer les doses” ;
‱
“j’ai dĂ©jĂ  pris des AINS sans problĂšme, je dois ĂȘtre
immunisĂ© contre les effets secondaires”
(9)
.
Ces rĂ©sultats soulignent l’importance de renforcer
l’éducation thĂ©rapeutique dans ces domaines.
‱Traitements non pharmacologiques
L’adhĂ©rence aux programmes d’exercices thĂ©ra-
peutiques a Ă©galement fait l’objet de plusieurs travaux
de recherche. Les exercices sont en effet un des traite-
ments recommandĂ©s dans l’arthrose, notamment des
membres inférieurs. Les programmes supervisés ont
une efïŹ cacitĂ© largement dĂ©montrĂ©e, mais l’adhĂ©rence
aux programmes d’exercices à la maison demeure non
satisfaisante. Plusieurs études se sont attachées à
essayer de comprendre les raisons de cette adhérence
imparfaite. Il apparaĂźt qu’elle dĂ©pend de la perception
qu’a le patient de ses symptĂŽmes, de l’efïŹ cacitĂ© des
exercices, de ses capacités à les inclure dans sa vie
de tous les jours et du support et des encouragements
des kinĂ©sithĂ©rapeutes
(10)
.
Une autre Ă©tude propose 4typologies de patients face
à l’exercice
(11)
:
‱
les patients habitués de longue date à une activité
physique réguliÚre et chez qui des programmes ambi-
tieux intensifs peuvent ĂȘtre proposĂ©s ;
‱
les patients sédentaires de longue date pour qui
des programmes d’activitĂ© physique beaucoup plus
simples devraient ĂȘtre proposĂ©s ;
‱
les patients ayant fait de l’exercice mais ayant aban-
donné, se rapprochant des patients sédentaires de
longue date et chez qui l’intensitĂ© des programmes
devrait ĂȘtre adaptĂ©e Ă  leurs objectifs ;
‱
les patients rĂ©cemment convertis Ă  l’exercice, pour
qui des programmes d’intensitĂ© progressivement crois-
sante pourraient ĂȘtre testĂ©s.
Processus de décision conduisant
àlaproposition d’un remplacement prothĂ©tique
Les études analysant des processus de décision concer-
nant la chirurgie prothétique sont nombreuses. Une des
questions abordées est celle de la réticence de certains
patients, considérés par les chirurgiens comme des
indications idéales à se faire opérer. Dans ce cadre,
3élĂ©ments sont mis en avant pour expliquer cette
situation
(12,13)
:
‱
l’arthrose est vue par les patients non comme une
maladie, mais comme un vieillissement normal ;
‱
certains patients considùrent qu’il faut avoir plus
de douleurs et d’incapacitĂ© fonctionnelle qu’ils n’ont
actuellement pour ĂȘtre opĂ©rĂ©s ;
‱
d’autres considùrent qu’ils n’ont pas besoin de pro-
thÚse tant que leur médecin habituel ne leur en a pas
proposée.
Parmi les Ă©lĂ©ments inïŹ‚ uençant les patients dans leur
décision de se faire opérer, les principaux détermi-
nants semblent ĂȘtre les expĂ©riences personnelles du
patient, les peurs, les attentes et la conïŹ ance dans son
médecin et son chirurgien. Toutes les études soulignent
le fait que cette dĂ©cision devrait ĂȘtre mieux partagĂ©e
entre les mĂ©decins ou chirurgiens et les patients
(14)
.
Concernant cette décision partagée entre le patient et
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rante : elle montre que les chirurgiens prennent la
dĂ©cision d’intervenir sur des facteurs qu’ils n’expri-
ment pas devant le patient
(15)
. Il s’agit bien sĂ»r d’un
frein majeur à une décision partagée concernant la
chirurgie.
Une autre Ă©tude qualitative analysant les raisons d’une
consultation en orthopĂ©die pour la mise en place d’une
prothÚse propose une catégorisation des patients en
2groupes : le groupe consultant car les symptîmes
ne sont plus supportables et le groupe consultant de
façon préventive, avant que les choses aillent plus mal.
La perception des patients sur leur besoin d’une pro-
thĂšse n’est pas forcĂ©ment partagĂ©e par le chirurgien.
En cas de dĂ©saccord, il semble que l’anxiĂ©tĂ© du patient
augmente, ainsi qu’une incertitude quant à la chirurgie
et un sentiment de dépossession de la décision par le
clinicien
(16)
.
Comme pour les Ă©tudes quantitatives, les Ă©tudes qua-
litatives peuvent faire l’objet de mĂ©taanalyses. C’est
le cas pour les Ă©tudes s’intĂ©ressant au remplacement
prothĂ©tique. Une mĂ©taanalyse publiĂ©e en2007 mettait
en Ă©vidence que les principaux concepts conduisant
à la décision étaient les expériences de la douleur, la
comparaison avec les autres, les attentes concernant
leur condition et leur traitement, les stratĂ©gies d’adap-
tation ainsi que le contexte et le support social
(17)
.
Les instruments de mesure rapportés
parlespatients
Concernant la validité de contenu des instruments
de mesure rapportĂ©s par les patients, aucun d’entre
eux n’a fait l’objet d’une analyse qualitative pour la
sĂ©lection des items dans le cadre de l’arthrose. Les
questionnaires fréquemment utilisés pour évaluer le
retentissement de l’arthrose ou l’effet des traitements
doivent donc probablement ĂȘtre revus et faire l’objet
de ces analyses qualitatives. Nous avons récemment
utilisĂ© les rĂ©sultats d’une Ă©tude qualitative dans la
gonarthrose pour Ă©laborer et valider un questionnaire
Ă©valuant les attentes des patients Ă  propos de leur
prise en charge et leurs peurs et croyances dans la
gonarthrose
(18,19)
.
Conclusion : la recherche qualitative
est-elle utile pour la pratique
clinique ou la recherche
danslecadre de l’arthrose ?
La recherche qualitative permet et permettra proba-
blement une approche plus centrée sur le patient, sa
prise en charge et son Ă©valuation. Cependant, force
est de constater que malgré une amélioration de la
compréhension des vues et des besoins des patients et
des professionnels de santĂ©, il n’existe pas de preuves
de l’efïŹ cacitĂ© de la recherche qualitative sur la qualitĂ©
de la relation entre le patient et son thérapeute ou
d’une augmentation de l’adhĂ©rence au traitement chez
les patients. Une des raisons en est probablement
qu’aucun programme d’éducation n’a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©
jusqu’alors Ă  partir de l’analyse de donnĂ©es qualita-
tives. Pour ce qui concerne les instruments de mesure
rapportés par les patients, les analyses qualitatives
permettent de s’assurer de la validitĂ© de contenu qui
est capitale si on veut avoir une évaluation plus centrée
sur ce qui est important pour le patient. Les directions
futures pour la recherche qualitative dans l’arthrose
sont probablement l’utilisation de bases de donnĂ©es
qualitatives pour concevoir des programmes d’édu-
cation pour les patients et les acteurs de santé et
Ă©valuer l’efïŹ cacitĂ© de ces programmes, Ă  la fois sur
des marqueurs intermédiaires comme la satisfaction
et le savoir, mais surtout sur des marqueurs termi-
naux tels que la douleur et l’incapacitĂ© fonctionnelle ;
enïŹ n, il faudra explorer de nouveaux concepts, l’un
d’entre eux Ă©tant probablement mieux analyser, mieux
comprendre et mieux gérer le fardeau à se traiter dans
les maladies chroniques
(18)
. La focale portée sur
le patient ne doit en effet pas se cantonner à l’envi-
sager comme seul acteur au cƓur des changements
nĂ©cessaires Ă  l’amĂ©lioration de sa prise en charge. En
pointant les Ă©carts de perspectives entre soignants et
soignés, les études qualitatives permettent en effet
de réinterroger les pratiques médicales quotidiennes
et d’identiïŹ er des points Ă  amĂ©liorer dans l’informa-
tion et la formation des professionnels de santé, mais
aussi dans les modalitĂ©s d’interactions possibles avec
leurs patients.
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Actualités en Médecine Physique et de Réadaptation - 01 - Octobre - novembre - décembre 2013
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