Cette baisse a permis une grande rapidité d’achat ou de vente d’un
actif sans effet majeur sur les prix.
Dans cet environnement de faibles taux d’intérêts(1), les banques
en ont profité pour accroître leurs rendements pour obtenir encore
plus d’argent et sont donc allées acheter des bons du trésor à la
FED, ces derniers étant connus pour être l’investissement le plus
sûr. Les investisseurs ont donc pris des risques. Cette politique a
entrainé une augmentation de l’offre de crédits immobiliers et la
demande a suivie. Cela a déclenché la formation d’une bulle
spéculative sur le marché de l’immobilier américain. (voir p.6)
L’innovation financière des banques a donné la possibilité
aux ménages de faire des crédits et ont ainsi permis de repousser
les limites d’endettement. Les ménages peu solvables disposant de
revenus trop faibles ont alors pu avoir la possibilité de demander
des crédits grâce à des crédits reposant sur l’hypothèque.
Le cadre de régulation imposé au système financier n’était
plus adapté à l’innovation financière puisqu’aucune entreprise et
banque ne le respectait. En d’autres termes, les banques et
entreprises ont dépassé les limites qui leur étaient imposées. Ce
cadre règlementaire bien qu’adapté aux banques n’a pas pris en
compte les activités de nouveaux acteurs de la finance tels que les
compagnies d’assurance, les fonds de pension, ...
L’impossibilité des ménages américains à faible revenu
à rembourser leurs prêts :
Les politiques publiques dont le but a été de rendre possible
l’accès à la propriété aux ménages peu solvables ont une grande
responsabilité dans cette crise. N’ayant pas les moyens de
rembourser les banques pour l’achat d’une maison, les prêts
hypothécaires ont semblé être une aide considérable mais les
conséquences ne se sont manifestées qu’après. Les taux d’intérêts
sont passés de 1% à 5% (augmentation par la FED en 2006).
Les ménages se sont donc trouvés dans une situation de
surendettement. Face aux taux variables croissants trop élevés, ils
n’ont pas pu rembourser les prêts. Leurs biens immobiliers ont, par
conséquent, été hypothéqués.
La formation et l’éclatement d’une bulle spéculative :
Une bulle spéculative est causée par des anticipations
exagérément optimistes sur la croissance, l’évolution des prix ou
sur d’autres événements qui pourraient provoquer une
augmentation de la valeur des actifs.
Les investisseurs ont sous-estimé les risques sur le marché
immobiliers en cherchant à accroître leurs rendements en
investissant dans des produits rémunérateurs, mais risqués. Du fait
d’un environnement économique extrêmement favorable avec une
inflation (hausse des prix et stabilité des revenus) faible, une forte
croissance, une solidité financière considérable des entreprises, ils
n’ont donc pas calculé les risques attachés à ces produits (crédits
hypothécaires).
Le comportement des firmes qui placent les actions sur le
marché de la finance (en d’autres termes, la Bourse) a joué un rôle
dans les origines de cette crise. Le marché étant relativement
instable, la comptabilisation des actifs à leur valeur de marché (prix
auquel il peut être acheté ou vendu), évoluait de manière
continuelle. Tant que les prix de l’immobilier augmentaient et que
les taux d’intérêts restaient bas, la dynamique à la hausse du cycle
financier restait la même. Nous pouvons expliquer ceci en partie
par l’excès d’épargne mondiale qui s’investit aux Etats Unis et la
volonté de limiter les effets de l’éclatement de la bulle internet
(finance virtuelle) ainsi que celle du 11 septembre 2001 (jour où le
symbole même de la finance américaine a été touché provoquant
le doute des investisseurs quant à l’avenir économique du pays).