Université Lumière Lyon 2
Faculté de Sciences Economiques et de Gestion
théories de la croissance endogène
et théories évolutionnistes
un exemple de concurrence théorique et
empirique en sciences économiques
Thèse de doctorat nouveau régime
en sciences économiques
(Arrêté du 30 mars 1992)
Patrick Eparvier
juin 2002
Directeur de thèse
Pierre Garrouste, Professeur à l’Université Lumière Lyon 2
Membres du Jury Richard Arena, Professeur à l’Université de Nice - Sophia Antipolis Daniel Dufourt,
Professeur, Directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon Dominique Foray, Administrateur à l’OCDE
Pierre Garrouste, Professeur à l’Université Lumière Lyon 2 Dominique Guellec, Administrateur à l’OCDE
Jules Nyssen, Professeur à l’Université de la Méditerranée Aix - Marseille 2
Table des matières
Remerciements• Avertissement• Résumé• Introduction générale• Première Partie•
Introduction de la première partie♦
Objectifs de la première partie◊ Plan de la première partie◊
Chapitre 1
Application des notions de Kuhn aux sciences économiques
♦
Section 1. Les paradigmes de Kuhn◊
1.1. La démarche de Popper⋅ 1.2. De la science normale aux ruptures scientifiques⋅
Section 2. Paradigmes et analyses de la croissance et du changement technique◊
Chapitre 2
Les développements théoriques de l’analyse néoclassique traditionnelle de la croissance
♦
Objectif du deuxième chapitre◊
1
Plan du deuxième chapitre◊ Section 1. La controverse de Cambridge : la supériorité de la formalisation
néoclassique
◊
1.1. Les origines des travaux néo‑cambridgiens⋅ 1.2. L’accumulation du capital et le progrès technique chez Robinson et
Kaldor
⋅
1.3. Les économistes néoclassiques face aux critiques néo‑cambridgiennes⋅ 1.4. Les raisons internes de l’échec de l’analyse néo‑cambridgienne⋅
Section 2. La croissance économique dans le modèle néoclassique◊
2.1. La séparation analytique de la croissance et du changement technique⋅ 2.2. Le modèle de Solow de 1956⋅ 2.3. Elargissement de la problématique traditionnelle⋅
Section 3. Des modèles de croissance avec un progrès technique incorporé◊
3.1. Des hypothèses restrictives sur la substitution des facteurs de production⋅ 3.2. Prise en compte d’un changement technique endogène⋅
Section 4. De la mesure du « résidu » aux innovations induites◊
4.1. Le progrès technique comme « résidu »⋅ 4.2. Rythme et tendance du changement technique et innovations induites⋅
Section 5. Les objectifs des économistes néoclassiques de la croissance◊
5.1. Principales motivations des travaux néoclassiques⋅ 5.2. Mesures pour atteindre un niveau de revenu par tête⋅ 5.3. Politiques affectant le taux de croissance de long terme⋅
Section 6. Conclusion provisoire sur l’analyse néoclassique traditionnelle de la
croissance
◊
Chapitre 3
Les développements théoriques de l’analyse néoclassique traditionnelle du changement
technique
♦
Objectif du troisième chapitre◊ Plan du troisième chapitre◊ Section 1. Science, technologie et diffusion de l’innovation◊
1.1. Les liens entre la science et la technologie⋅ 1.2. La problématique de la diffusion de la technologie⋅ 1.3. Des appréciations quantifiées de la diffusion de l’innovation⋅
Section 2. Le rôle des structures de marché et le comportement des firmes◊
2.1. « Grandes firmes » et innovation chez Schumpeter⋅ 2.2. Structures de marché et incitations à innover chez Arrow [1962b]⋅ 2.3. L’économie industrielle et l’analyse du changement technique⋅
2
2.4. Des tentatives d’appréciation empirique des liens entre les structures de
marché et les activités d’innovation
⋅
Section 3. L’innovation et la compétition technologique◊
3.1. Comportements stratégiques et R&D⋅ 3.2. La course aux brevets⋅ 3.3. Remarques sur les travaux sur les brevets⋅
Section 4. Conclusion provisoire sur l’analyse du changement technique◊
4.1. Les progrès de la connaissance sur le changement technique et les
insatisfactions
⋅
4.2. Les travaux « pré‑évolutionnistes » sur le changement technique⋅
Conclusion de la première partie♦
Deuxième Partie•
Introduction de la deuxième partie♦
Objectifs de la deuxième partie◊ Plan de la deuxième partie◊
Chapitre 1
Application de la notion de programme de recherche scientifique àux sciences
économiques
♦
Objectif et plan du premier chapitre◊ Section 1. Les principales contributions à la méthodologie en sciences économiques◊
1.1. L’apriorisme en sciences économiques⋅ 1.2. Le conventionnalisme en sciences économiques⋅
Section 2. La méthodologie des programmes de recherche scientifiques de Lakatos◊
2.1. Les notions proposées par Lakatos⋅ 2.2. Les principales critiques à l’encontre de la méthodologie des
programmes de recherche scientifiques
⋅
Section 3. Mises en pratique des travaux de Lakatos en sciences économiques◊
3.1. Une notion difficile à mettre en œuvre⋅ 3.2. Le programme de recherche comme outil de comparaison⋅ 3.3. Applications aux théories de la croissance endogène et aux théories
évolutionnistes
⋅
Chapitre 2
Le programme de recherche néoclassique de la croissance
♦
Objectif du deuxième chapitre◊ Plan du deuxième chapitre◊
3
Section 1. L’émergence d’une nouvelle problématique dans l’analyse néoclassique de
la croissance
◊
1.1. L’essoufflement de la problématique traditionnelle⋅ 1.2. Des anciennes théories de la croissance aux théories de la croissance
endogène
⋅
1.3. Le noyau dur du programme de recherche néoclassique de la croissance⋅
Section 2. Investissements et externalités dans l’accumulation du capital◊
2.1. Rendements croissants et croissance économique chez Romer [1986]⋅ 2.2. Capital humain et croissance économique chez Lucas [1988]⋅ 2.3. Croissance dans une économie ouverte avec capital humain⋅
Section 3. Croissance et innovations technologiques◊
3.1. Remarques sur les firmes et sur les processus d’innovations⋅ 3.2. Le modèle d’innovations horizontales de Romer [1990b]⋅ 3.3. Un modèle d’innovations verticales de Aghion et Howitt [1998]⋅ 3.4. Elargissement des problématiques traditionnelles⋅
Section 4. Eléments de jugement sur le programme de recherche néoclassique de la
croissance
◊
4.1. De plus en plus d’explications « endogènes » de la croissance⋅ 4.2. Des hypothèses particulières pour la croissance⋅ 4.3. Une description singulière des agents économiques⋅ 4.4. La croissance « endogène » : une problématique ancienne⋅ 4.5. Conclusions provisoires sur les développements théoriques des théories
de la croissance endogène
⋅
Chapitre 3
Le programme de recherche évolutionniste de l’industrie et de la technologie
♦
Objectif du troisième chapitre◊ Plan du troisième chapitre◊ Section 1. Les sources de l’évolutionnisme de l’industrie et de la technologie◊
1.1. La diversité des analyses et des niveaux d’analyse⋅ 1.2. Les sources communes de l’évolutionnisme du changement technique⋅ 1.3. Le noyau dur du programme de recherche évolutionniste de l’industrie et
de la technologie
⋅
Section 2. Les travaux de Schumpeter ‑ De l’innovation à l’évolution économique◊
2.1. Schumpeter et l’évolutionnisme contemporain : la question de l’analogie
biologique
⋅
2.2. Dynamique et évolution, dynamique ou évolution ?⋅ 2.3. L’entrepreneur et les nouvelles combinaisons des facteurs de production⋅ 2.4. Introduction du crédit et cycles et mouvements de longue période⋅
Section 3. Les modèles évolutionnistes de croissance économique◊
4
3.1. Modèles de croissance ou modèles de diffusion ?⋅ 3.2. Reprise des conclusions de Solow par Nelson et Winter⋅ 3.3. La pluralité des analyses dans l’évolutionnisme de Nelson et Winter⋅ 3.4. Le modèle de Silverberg et Verspagen [1994]⋅
Section 4. Les travaux évolutionnistes sur la firme◊
4.1. Un modèle évolutionniste compatible avec les conclusions néoclassiques⋅ 4.2. La complexité à élaborer une théorie évolutionniste de la firme⋅ 4.3. Les routines, l’apprentissage et les compétences organisationnelles⋅
Section 5. Les travaux sur le développement industriel et technologique◊
5.1. Le modèle de Silverberg, Dosi et Orsenigo [1988]⋅ 5.2. L’évolution des technologies chez David [1986] et Arthur [1989]⋅
Section 6. Eléments de jugement sur le programme de recherche évolutionniste de
l’industrie et de la technologie
◊
6.1. Des taxonomies en guise de propositions générales⋅ 6.2. Une branche particulière de l’évolutionnisme : la théorie des jeux
évolutionnaires
⋅
6.3. Les représentations mathématiques des concepts évolutionnistes⋅ 6.4. Conclusions provisoires sur les développements théoriques des théories
évolutionnistes
⋅
Conclusion de la deuxième partie♦
Section 1. Discussions entre évolutionnisme et institutionnalisme◊ Section 2. Relations entre les théories de la croissance endogène et les théories
évolutionnistes de l’industrie et de la technologie
◊
Section 3. Intégration de thématiques vs intégration de méthodes◊ Premiers résultats de la confrontation des théories◊ Première question : Une des théories est‑elle supérieure à l’autre du point de vue de
ces avancées théoriques ?
◊
Troisième Partie•
♦ ♦ Introduction de la troisième partie♦
Objectifs de la troisième partie◊ Plan de la troisième partie◊
Chapitre 1
Des faits à la théorie et de la théorie à la politique économique
♦
Objectif et plan du premier chapitre◊ Section 1. Le rapport entre les faits et les valeurs◊ Section 2. Le rapport entre les faits et la théorie◊ Section 3. Application aux théories de la croissance et du changement technique◊
Chapitre 2♦
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