
L’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) est financée
par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux canadiens. (www.acmts.ca)
chez 84 patients figurent au tableau 1. Chaque test a
été lu trois fois. Lorsque les 44 premiers patients ont
eu terminé le test, on a ajouté une deuxième dose
orale de phosphate de sodium au traitement pour
hâter l’excrétion de la capsule. Cette dose
supplémentaire a porté à 78 % le taux d’élimination
de la capsule 10 heures après l’ingestion.
Les résultats qui figurent au tableau 1 sont fondés sur
la première lecture (par le chercheur principal) plutôt
que sur la troisième lecture (par un comité de révision
formé des trois chercheurs). Chez les patients chez
qui les constatations étaient significatives, les
résultats positifs obtenus avec la capsule PillCam
Côlon étaient semblables à ceux de la coloscopie. La
coloscopie est une méthode de référence imparfaite,
mais les faibles valeurs prévisionnelles négatives
signalées au cours des deux études indiquent que la
capsule PillCam Côlon manquerait aussi de
nombreuses anomalies. Les variations des trois
lectures pourraient refléter la courbe d’apprentissage
des médecins pour la lecture des images de
l’endoscopie par capsule.
Effets indésirables
Aucun effet indésirable lié à l’endoscopie par capsule
n’a été signalé au cours des deux études. Les contre-
indications de l’endoscopie par capsule sont
grossesse, troubles de la déglutition, obstruction
intestinale et port d’un dispositif médical implanté tel
que stimulateur et défibrillateur cardiaques. Chez les
patients qui n’éliminent pas naturellement la capsule,
il pourrait être nécessaire d’administrer une dose
supplémentaire d’un laxatif ou un suppositoire, ou de
retirer la capsule par coloscopie.
Administration et coût
Le côlon doit être préparé de la même façon que pour
une coloscopie (liquides clairs seulement et ingestion
d’une solution de polyéthylèneglycol la veille de
l’examen). Le matin de l’examen, le patient doit boire
un autre litre de polyéthylèneglycol puis prendre la
capsule par voie orale avec un verre d’eau. [Au cours
de la deuxième étude, les patients ont aussi pris 6 mg
de tégasérod (Zelnorm) avant de prendre la capsule7.]
Un purgatif osmotique (laxatif) tel le phosphate de
sodium est administré pour hâter l’élimination de la
capsule. La sédation n’est pas nécessaire.
Pour la première étude pilote, le temps moyen
nécessaire à la lecture des images de la capsules
endoscopique par le médecin a été de 62 minutes (de
45 à 90 minutes)6. Pour la deuxième étude, le temps
nécessaire à la lecture n’a pas été noté, mais on a
estimé qu’il avait été d’environ 40 minutes par
médecin7.
Le prix courant actuel de la capsule PillCam Côlon
est de 1 000 $CA (Derek McGowan, Southmedic
Inc., Barrie [Ontario] ; communication personnelle,
26 juillet 2007). On estime que l’intervention coûte
environ 2 000 $CA8. Le détail de cette estimation
n’est pas clair, mais la somme comprend
vraisemblablement le coût de la capsule PillCam.
Selon une étude sur les coûts des soins de santé en
Alberta en 2005, le coût direct moyen d’une
coloscopie diagnostique serait de 546,64 $. Le coût
direct moyen d’une coloscopie comprenant une
polypectomie était de 667,66 $. Ces estimations
comprenaient les honoraires du médecin et du
personnel infirmier, le coût des fournitures médicales
et des médicaments, le nettoyage de l’équipement et
les frais généraux9.
Activités dans le domaine
La coloscopie virtuelle est une autre solution de
rechange à l’imagerie endoscopique du côlon. Cette
intervention peut être effectuée par
tomodensitométrie (colonographie CT) ou par
imagerie par résonance magnétique (IRM). Une fois
l’intestin préparé, on remplit le côlon d’air ou de
liquide et effectue une scintigraphie de l’abdomen
pour produire une série de coupes transversales
bidimensionnelles du côlon. Un programme peut
aussi créer des images tridimensionnelles. L’examen
prend environ de 10 à 20 minutes (plus le temps du
radiologiste qui en fait l’analyse) et n’exige pas de
sédation. Si des anomalies sont décelées, le patient
doit subir une coloscopie classique.
Taux d’utilisation
Le taux d’utilisation prévu au Canada est encore
inconnu. Selon le distributeur canadien, deux centres
torontois attendent présentement la livraison du
système (Derek McGowan, Southmedic Inc., Barrie
[Ontario] ; communication personnelle, 26 juillet
2007). Cette technologie pourrait être davantage
utilisée pour le dépistage du cancer colorectal si les
gouvernements provinciaux acceptaient d’en
rembourser le coût et si d’autres données
convaincantes venaient en appuyer l’utilisation. La
capsule PillCam Côlon ne remplacera pas la
coloscopie, car toute anomalie décelée exige une
coloscopie.