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Histoire – Toutes séries
La Chine et le monde depuis 1949
LE COURS
[Série – Matière – (Option)]
[Titre de la fiche]
Traités inégaux : les concessions étrangères en Chine sont des territoires chinois sous contrôle étranger aux XIXe et
XXe siècles. Le régime des concessions en Chine a été réglementé par le traité de Nankin du 29 août 1842, le traité
de la rivière Bogue, le 8 octobre 1843, celui de Tianjin (Tientsin) (juin 1858) et divers traités bilatéraux avec les pays
concernés. Ces traités sont appelés traités inégaux par les Chinois, car souvent furent signés sous la contrainte.
Mao Zedong (1893-1976) : il contribue à la fondation du parti communiste chinois en 1921. C’est lors de la Longue
Marche menée pour fuir la répression du Guomindang qu’il devient chef du parti en 1935. Après avoir dirigé la
guerre contre le Japon, puis le Guomindang, il fonde en 1949 la République populaire de Chine qu’il dirige jusqu’en
1976 (soit jusqu’à sa mort), il domine pendant toute cette période ses rivaux, il mène le Grand Bond en avant ou la
Révolution culturelle, obtient la bombe atomique en 1964. Même s’il a quasi mené son pays au bord de
l’effondrement, il continue toujours d’y incarner l’idéal révolutionnaire.
Maoisme : le maoïsme se désigne comme un « marxisme concret », primant la pratique, comme unique critère de la
vérité. Mao pense que l'histoire est le résultat de nombreuses contradictions : au sein du peuple, mais aussi entre le
peuple et ses ennemis. Il conçoit l’évolution d’une société par « bonds et par de brusques accélérations ». Cette
réflexion inspire le Grand Bond en avant (1958) puis la Révolution culturelle. Dans ses relations extérieures, le
maoïsme entraîne des désaccords avec l'U.R.S.S., qui aboutiront à la scission de 1961. Par ailleurs, les Chinois nient le
rôle de leader du monde communiste joué par l'U.R.S.S. Ils refusent d'entériner le rapport présenté au XXe Congrès
du P.C.U.S., notamment la thèse d’une possibilité de passage pacifique au socialisme, thèse qui ouvre l'ère du
« révisionnisme moderne ». Le maoïsme fonde son analyse sur les luttes de libération nationales du tiers monde. En
France, certains mouvements gauchistes se sont réclamés du maoïsme, autour des années 1970.
A/ Le relèvement de la Chine
Après la seconde guerre mondiale, et la capitulation japonaise (après les bombes atomiques d’août 1945), le
Guomindang de Chiang Kai-shek s’assoit à la table des vainqueurs. Il réussit à obtenir des avancées importantes : un
siège de membres permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que l’abolition des traités inégaux, de même que
la disparition de toutes les concessions (excepté Hong Kong et Macao qui sont reconduites jusqu’en 1997 et 1999)
qui entretenait la domination de la Chine depuis le 19ème siècle. La fin de la Seconde guerre mondiale et des
tensions face au Japon, ravivent les oppositions internes entre les nationalistes du Guomindang et le Parti
communiste chinois (PCC) de Mao Zedong. Dès 1946, les positions des deux partis se radicalisent, et entraînent une
nouvelle guerre civile. Les Américains soutiennent alors les nationalistes, mais les communistes gagnent la guerre, la
République populaire de Chine est proclamée le 1er octobre 1949 par Mao et Zhou Enlai, la Chine entre alors dans le
bloc communiste. Les nationalistes se réfugient sur l’île de Taïwan, les Américains ne reconnaissent que ce
gouvernement. À l'ONU, ce sont donc les nationalistes de Taïwan qui occupent le siège au Conseil de sécurité. Pour
protester, les Soviétiques cessent de siéger dans cette institution. De même, alors que les représentants
communistes n’ont pas de représentation dans les instances internationales, la Chine s’affirme comme un acteur
régional, en intervenant notamment dans la guerre d’Indochine (1946-1954) en soutenant les Viet-Minh contre les
Français, elle s’implique également dans la guerre de Corée (1950-1953). Dans la guerre de Corée, la Chine reçoit
l’aide financière et matérielle pour intervenir, dans la mesure où elle n’a pas encore les ressources économiques
pour intervenir par ses propres moyens.