L’optimisation des achats de prestations et de services
informatiques est le premier levier de réduction des
coûts : 95% des répondants du panel affirment
avoir activé ou initié le levier d’optimisation du
sourcing.
Certaines DSI choisissent de mettre en place des
partenariats avec le département Achats de
l’entreprise, d’autres DSI optent en revanche pour la
création d’une équipe Achat au sein même de la DSI.
Le second levier le plus partagé par les DSI interrogés
est celui de l’évolution du modèle économique via la
mise en place de solutions innovantes : plus de 75%
des répondants ont déjà déployé des solutions
type SaaS, Cloud ou virtualisation de serveurs.
D’après Gilbert Grenié, associé responsable des activités de conseil aux DSI chez PwC : « Le SaaS
(Software as a Service) et la virtualisation sont les deux solutions qui sont plébiscitées par les DSI,
car elles y voient des moyens d’alléger leurs investissements en applications d’une part et leurs coûts
d’infrastructures d’autre part. Le Cloud privé commence également à voir le jour au sein des grands
groupes qui accèdent ainsi à des solutions de mutualisation d’infrastructures et qui en tirent des
gains de coûts. En revanche, plusieurs DSI indiquent ne pas utiliser le Byod (Bring your own device),
principalement pour des raisons de sécurité et de confidentialité. »
Mieux mesurer les coûts de services pour entrer dans une logique de performance
Pour mieux maîtriser leurs coûts, les DSI doivent progresser au niveau du pilotage des
coûts de services. Tout d’abord, le catalogue de services n’est pas encore assez formalisé. Il
permettrait pourtant de définir des modèles de coûts par service et de favoriser la standardisation des
demandes. Ensuite, les inventaires restent également un point de blocage pour les DSI, qui ont du mal
à industrialiser ce processus. Enfin, l’implémentation plus large d’outils de « service management »
permettrait de gagner en efficacité et en fluidité.
Aujourd’hui, la majorité des DSI ne calcule
que les coûts des ressources, voire des
activités. En se penchant sur les axes
d’analyse des coûts utilisés par les DSI du
panel PwC, on observe que la nature
comptable, l’entité organisationnelle et les
activités sont des axes utilisés par 75% des
répondants, tandis que les axes services et
clients sont les moins utilisés
(respectivement 62% et 58%).
Selon les experts de PwC, les DSI doivent
désormais adopter un modèle de
mesure des coûts de services. Celui-ci
présente de nombreux avantages, tels
qu’une plus grande transparence, une communication plus fluide entre les Métiers, la Direction
Générale et la DSI, une maîtrise des coûts unitaires, ou encore un suivi de la productivité de la DSI. De
plus, il permet de faire entrer la DSI dans une logique de performance et de maîtrise des leviers de
réduction des coûts.