
- rôle des facteurs hormonaux : 4 femmes pour 1 homme.
- rôle du système nerveux : il faut noter la fréquence du début de la PR après un choc psycho-
affectif (accident, deuil,…), qui peut intervenir dans le déclenchement de poussées évolutives de
la maladie.
- rôle des infections, par stimulation du système immunitaire. De nombreuses infections ont été
évoquées comme pouvant être à l’origine de la PR : infection à EBV, mycoplasmes, tuberculose,
parvovirus, rétrovirus… A ce jour, aucun agent infectieux n’a formellement été identifié comme
pouvant être à l’origine de la maladie.
Mécanismes lésionnels
Ils sont très incomplètement connus. L'atteinte de la membrane synoviale, réalise une synovite.
Cette synovite va aboutir à des lésions du cartilage (et donc de la fonction articulaire) et des
tendons. Ces lésions sont irréversibles d'où l'importance d'agir tôt dans le cours de la maladie. La
synovite rhumatoïde et ses conséquences destructrices découlent de 4 types de mécanismes :
- mécanismes enzymatiques non spécifiques par production en large quantité d'enzymes
protéolytiques (métalloprotéases dont les collagénases) qui dégradent le cartilage.
- mécanismes immunologiques à médiation humorale avec la production de facteurs rhumatoïdes,
immunoglobulines anti-IgG.
- mécanismes immunologiques à médiation cellulaire avec une hyperactivité des lymphocytes T-
CD4+ (inducteurs) dans la membrane synoviale.
- mécanismes faisant intervenir diverses interleukines, en particulier IL1, TNF
actions sur l'inflammation, IL8 par son action sur les polynucléaires neutrophiles. Par ailleurs, la
Ces données physiopathologiques essayent d'expliquer les mécanismes de la maladie pour proposer
des approches thérapeutiques nouvelles mais ne sont pour l'instant utiles ni au diagnostic ni au suivi
de ces malades.
CLINIQUE
LES MANIFESTATIONS ARTICULAIRES
La PR est un rhumatisme inflammatoire de la femme jeune, réalisant une atteinte acromélique à
tendance symétrique, évoluant par poussées, permettant de décrire des formes de début, des formes
avérées et des formes anciennes et séquellaires.
La PR au début
Signes cliniques
Dans sa forme typique, c'est une polyarthrite acromélique touchant les mains et les pieds, mais
respectant les articulations inter-phalangiennes distales (IPD). Elle a une nette tendance à la
symétrie. Les douleurs siègent aux poignets, aux métacarpo-phalangiennes (MCP) et aux
interphalangiennes proximales (IPP) mais aussi aux avant-pieds où elles prédominent aux
métatarsophalangiennes (MTP). Ces douleurs ont un caractère inflammatoire, avec recrudescence
dans la deuxième moitié de la nuit. Elles s'accompagnent d'un enraidissement matinal plus ou
moins prolongé. L'arthrite des IPP cause un gonflement des doigts en fuseau. Aux mains, l'atteinte
prédomine souvent aux 2 e et 3e MCP, aux pieds aux 4 e et 5 e MTP. Aux arthrites, sont souvent
associées des ténosynovites des tendons extenseurs, du tendon du cubital postérieur ou des
fléchisseurs des doigts, des tendons des péroniers, du jambier antérieur ou postérieur. Ces
ténosynovites peuvent être inaugurales et responsables de syndromes canalaires : syndrome du
canal carpien ou du tunnel tarsien.