GARD NIMES LYCEE DHUODA Cadastré EW 495, 496, 108 Le

GARD NIMES
LYCEE
DHUODA
Cadastré
EW
495, 496,
108
Le
lycée actuel occupe
tout
l'îlot
délimité
par les
rues Dhuoda, Clovis,
de
Générac
et
Henri
IV,
à
l'exclusion
de la
parcelle
725
formant
l'angle
entre
la rue
Henri
IV et la rue de
Générac
et des
petites parcelles formant l'angle
du
boulevard Sergent Triaire
et de la rue
Dhuoda.
La
dernière
extension territoriale concerne
la
parcelle
108
située
de
l'autre coté
de la rue
Clovis.
Cette
ancienne usine, réaménagée
par
Jean Nouvel
en
1985,
est
exclue
de
l'étude actuelle.
La
construction
de
1933
ne
concerne
que
l'ensemble
des
bâtiments formant
la
grande cour
(cour
1 sur le
plan d'utilisation actuel) avec
les
services situés derrière, autour
des
cours
2 et 3
ainsi
que les
ateliers répartis autour
de la
cour
4. Le
bâtiment
B,
construit dans
les
années
60,
a
été
réaménagé intérieurement lors
de la
construction
du
bâtiment
E
vers
1995
par
Chambon.
Le
programme élaboré
en
1928 pour
une
école
pratique
de
commerce
et
d'industrie jumelée
avec
une
école primaire supérieure
est
adopté
par le
conseil municipal
en
1929 puis
modifié
par
le
sous secrétariat d'état
à
l'enseignement technique.
Le
projet
lauréat
du
concours
est
cosigné
par
Jean Christol
et
Léonce Salles,
Dufour,
ingénieur
leur servant d'assistant.
En
fait,
Jean Christol assumera tout seul
les
modifications
demandées
et le
suivi
du
chantier.
Le
plan définitif
est
agréé
par le
conseil
municipal
en
1931.
Il
s'organise autour d'une très grande cour centrale
:
l'aile
sud est
réservée
à
l'accueil,
les
ailes
latérales
aux
classes
et
l'aile nord
à
divers services (salle
de
gymnastique,
douches...).
Les
ateliers
sont regroupés autour
de la
cour nord tandis
que les
deux cours
Est
séparées
par le
réfectoire
sont réservées
aux
cuisines
et à
l'économat.
L'entreprise Jean
Fraisse
d'Albi remporte l'adjudication
du
gros
œuvre
et la
pose
de la
1ère
pierre
a
lieu
le 10
juin 1933. L'inauguration
a
lieu
le 17
septembre 1936
et le
bâtiment
accueille
peu
après
800
élèves.
Cette
construction
en
béton armé avec toit terrasse
est
assez audacieuse pour l'époque
car
elle
s'élève
sur
trois niveaux
et les
portées sont importantes.
L'aile
sur la rue
Dhuoda
concentre
tout
le
programme
décoratif
voulu essentiellement
par le
maire
Hubert Rouger
: la
grande
frise
en
ciment
et
celle encadrant l'entrée sont sculptées
par
André
Méric. Elle rappelle
la
façade
du
musée
des
arts
d'Afrique
et
d'Océanie construit
par
Albert
LAPRADE
en
1931
et
classé.
MH.
Les
trois bas-reliefs situés sous
le
porche sont
dus à
Henri
Calvet
et
représentent
les
métiers enseignés
à
l'école.
Le
hall avec
ses
colonnes
cannelées sans base
et
sans chapiteau
rappelle
celui
du
musée
des
Travaux Publics édifié
par
Auguste
PERRET
en
1937
et
classé
MH. La
salle
des
fêtes
concentre
les
peintures
de
Paul
Christol
(qui représente
des
lieux
et des
activités gardoises
de
façon très réaliste), d'André
Vidal
(qui introduit
la
mythologie dans
le
paysage nîmois)
et
d'Armand
Coussens,
les
vitraux
sont
s à
Georges Janin.
Le
parloir
est
peint
par
Henri
Pertus
de
scènes
bucoliques.
Les
mosaïques
de sol
sont
très
soignées
ainsi
que la
grille
réalisée
par les
élèves.
Tous
ces
éléments sont encore
en
place mais
les
portes
en
chêne
ont été
remplacées
par des
portes
en
verre,
le
mobilier
du
bureau
du
directeur visible
sur les
photos d'époque
a
disparu.
Les
agrandissements
des
années 1960 (bâtiment
B) et
1995
(bâtiment
E
occupant
la
parcelle
495)
n'ont
pas
altéré
la
construction d'origine mais devraient être exclus
de la
protection, tout
comme
l'ancienne
usine
réaménagée
en
1985
(parcelle
108).
Actuellement,
le
fonctionnement actuel
du
lycée
a
nécessité l'agrandissement
du
restaurant
scolaire
et
demande d'envisager
la
construction d'un amphithéâtre,
la
modernisation
de
l'internat
situé
au
dernier niveau
des
ailes encadrant
la
grande cour
et la
reprise
du
grand
atelier
(bâtiment
G) en
supprimant
les
poteaux porteurs
qui
morcellent
l'espace.
Nous proposons
une
inscription
en
totalité
pour
la
construction
de
1933
et le
classement
pour
la
façade
avec l'entrée,
le
hall,
la
salle
des
fêtes
et le
petit parloir.
Jweffe
CLIER
D'après Corinne POTAY
Docum«ntall»*«
-
*
^\{Q)
U)
ifc:;V!:""'
?1
-
-
-
* * *
ï
è
CD
' S
\. DHUODA NÎMES
GENIE
CIVIL
BAT.
G
CHEF
DES
TRAVAUX
r~
MAINTENANCE
INDUSTRIELLE
LYCEE
DHUODA
*
Les
origines
Le
lycée
Dhuoda
est
l'héritier
de
deux établissements antérieurs, l'Ecole
de
Dessin dite aussi
de
Fabrication
et
l'Ecole Primaire Supérieure
et
Professionnelle, créées
à
Nîmes
au
XEXé
siècle.
L'Ecole
de
Dessin avait
été
fondée
par la
municipalité
en
1836, sous
la
pression
des
industriels
nîmois
du
textile
:
cette activité constituait encore
à
cette époque
le
principal
moteur
de
l'économie locale,
et
pour faire
face
à la
concurrence lyonnaise,
les
fabricants
gardois
souhaitaient
disposer
de
dessinateurs
et de
metteurs
en
carte
performants
; le
travail
du
metteur
en
carte
est lié à
l'utilisation
des
métiers Jacquard,
ils
transposent
les
dessins
en un
langage codé, sous
forme
de
cartons perforés,
que la
machine pourra
«
lire
»
afin
de
retranscrire
les
motifs dessinés
par le tissage.
Pour améliorer leur formation,
il
fallait
remplacer
le
traditionnel
apprentissage
« sur le tas », au
sein
des
manufactures,
par un
enseignement plus complet, mené
de
manière
rationnelle.
C'est
pourquoi
la
formation
dispensée
par
l'Ecole
de
Dessin
était
organisé autour
de
trois pôles essentiels
:
un
cours théorique portant
sur les
procédés mécaniques
de
fabrication
des
tissus
des
travaux pratiques
en
atelier
un
cours
de
dessin appliqué
à la
fabrication
des
tissus.
Les
locaux scolaires, comme l'atelier
qui en
était
solidaire, avaient
été
installés
place
de la
Calade, dans
le
bâtiment
qui
abritait
au
XVIIIé
siècle, l'Ecole
des
Sœurs Régentes
(emplacement actuellement occupé
par le
Théâtre).
Après
des
débuts prometteurs, l'Ecole
de
Dessin stagne
à
partir
des
années 1850,
probablement
parce
que les
activités
du
textile local connaissent elles aussi
des
difficultés.
Cependant,
on
avait pris conscience
à
Nîmes
de la
nécessité
de
donner
une
solide
formation
professionnelle
aux
jeunes
qui
s'orientaient vers
des
métiers techniques notamment grâce
à
l'action menée
en
ce
sens
par
trois instances
:
l'une
d'elle
est
représentée
par
Edouard
de
Boyve,
l'un
des
fondateurs
du
mouvement
coopératiste
connu sous
le nom
d'Ecole
de
Nîmes
»,
lequel plaide pour
une
reconnaissance
des
compétences professionnelles
par le
biais d'examens
- la
seconde
instance
est le
Conseil
des
Prudhommes
:
sensibilisé
à
cette notion
de
reconnaissance
des
compétences professionnelles
par
Edouard
de
Boyve,
il
crée d'une
part
une
société dite
de
"patronage"
-
attribuant chaque
année
une 50e de
bourses
d'apprentissage
-, et
d'autre
part
il
organise
des
examens professionnels
enfin,
la
Bourse
du
Travail (fédérant
en
1887
les
chambres syndicales)
s'associe
au
Conseil
des
Prudhommes, mais cette
fois,
pour améliorer
la
formation
des
adultes
en
organisant
des
cours
du
soir dispensés
par des
ouvriers qualifiés.
La
municipalité adhère également
à ces
efforts
et le
manifeste
en
inscrivant
à son
budget
de
1881
le
financement
nécessaire
pour créer
une
école professionnelle polyvalente,
et non pas
uniquement orientée vers
le
textile comme
l'était
l'Ecole
de
Dessin.
Quant
à la
concrétisation
du
projet, elle
passe
par
Simon
Vallat,
directeur
de
l'école
primaire
de
la rue
Jean
Reboul,
et ami de
Benoît-Germain
et
Auguste Fabre, deux
des
tenants
du
coopératisme
de
1'
«
Ecole
de
Nîmes
» qui
l'ont
acquis
à
leurs idées
sur la
professionnalisation
de
l'enseignement technique.
s
1882, Simon Vallat organise dans
1 / 16 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans linterface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer linterface utilisateur de StudyLib ? Nhésitez pas à envoyer vos suggestions. Cest très important pour nous !