
d´esigne le facteur d’actualisation des emprunteurs. 4Suivant Monacelli (2008) et Funke
et Paetz (2013), l’indice de consommation pertinent pour le bien-ˆetre est une moyenne
pond´er´ee du flux de d´epenses de consommation non immobili`eres et du stock de loge-
ments :
Xb
t=˜
Cb(1−γεD,b)
tDbγεD,b
t(2)
o`u ˜
Cb
t=Cb
t−hcCb
t−1,Cb
test un indice composite de consommation non immobili`ere, et
le flux de consommation de services de logement composite (que nous mod´elisons comme
directement proportionnel au stock de logements) est repr´esent´e par Db
t.hcmesure le
degr´e de formation d’habitudes dans la consommation non immobili`ere, γest la part
du logement dans la consommation et εD,b = exp(eD,b) est un choc de pr´ef´erence pour
le logement qui affecte le taux marginal de substitution entre les biens non immobiliers
et les biens immobiliers. 5Ce choc capture les changements dans les normes sociales et
institutionnelles qui d´eplacent les pr´ef´erences vers le logement.
Conform´ement `a Notarpietro (2008), les emprunteurs peuvent ´echanger des obligations
nominales sans risque mais ne sont pas en mesure d’acc´eder aux march´es internationaux
pour financer leurs d´epenses. 6Par cons´equent, ils font face `a une s´equence de contraintes
budg´etaires, donn´ee par
Cb
t+Qt(1+τD
t)Ib
D,t −Bb
H,t =−Rt−1
Bb
H,t−1
ΠC,t
+WtNb
t
PC,t
+Tb
t(3)
o`u ΠC,t+1 =PC,t+1
PC,t est le taux d’inflation bas´e sur l’IPC, Qtsont les prix r´eels de
l’immobilier, Bb
H,t repr´esente le stock de dette int´erieure r´eelle (tous deux libell´es avec
l’indice des prix non immobiliers domestiques), Rt−1est le taux d’int´erˆet nominal (le
taux prˆeteur sur un contrat de prˆet ´emis en t−1), Wj,t est le taux de salaire nominal
sp´ecifique au secteur et Ib
t=Db
t−(1 −δ)Db
t−1d´efinit les investissements immobiliers. 7
τDest le droit de timbre, que nous supposons constant, ετ
td´esigne un choc de droit
de timbre et δrepr´esente le taux de d´epr´eciation du stock de logements. La taxe de
transaction proportionnelle s’applique chaque fois qu’un m´enage ach`ete une maison. Cette
sp´ecification est motiv´ee par la r`egle empirique selon laquelle une proportion sp´ecifique du
prix de la maison est g´en´eralement pay´ee en frais accessoires. Ce coˆut de transaction est
d’abord ´etudi´e par Flemming (1969) dans un contexte d´eterministe et par Grossman et
Laroque (1990) dans un mod`ele stochastique. Enfin, Tb
td´esigne les transferts forfaitaires
du gouvernement.
Compte tenu de l’absence de contraintes macroprudentielles de type LTV en Cˆote
d’Ivoire, les emprunteurs ne font pas face `a une contrainte d’emprunt formelle bas´ee sur
4. Il convient de rappeler que notre hypoth`ese sur l’utilit´e est pratique pour l’exposition. Plusieurs
extensions simples sont ´egalement courantes dans la litt´erature. Par exemple, certains articles remplacent
l’utilit´e s´eparable dans le temps par une utilit´e r´ecursive utilisant la forme fonctionnelle traitable intro-
duite par Epstein et Zin (1989).
5. En utilisant un indice de consommation composite de Cobb-Douglas, nous supposons implicitement
une ´elasticit´e de substitution intratemporelle unitaire entre le logement et la consommation non durable
comme dans Notarpietro (2008) ou Monacelli (2009), par exemple.
6. ´
Etant donn´e le faible taux de p´en´etration bancaire en Cˆote d’Ivoire et l’acc`es limit´e des m´enages aux
march´es financiers internationaux, cette hypoth`ese correspond bien `a la r´ealit´e ´economique ivoirienne.
7. Dans le contexte ivoirien, les contrats hypoth´ecaires sont g´en´eralement `a taux fixe avec des dur´ees
variables. Cependant, l’acc`es au cr´edit hypoth´ecaire reste limit´e `a une portion restreinte de la population
disposant de revenus formels et stables.
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