
PCSI 2 DM 6 PHYSIQUE 22/03/2017
2/3
2.4. Partant de la position
, le satellite effectue un déplacement élémentaire
le long de sa trajectoire. Relier les variations dU(r) et
dK(r) de l'énergie potentielle et cinétique observées au cours de ce déplacement
De quelle propriété jouit la somme: E(r) = U(r) + K(r) ?
2.5. A quelle condition liant
, le satellite reste-t-il en orbite autour de la Terre (état lié) ? Quelle est alors la nature de la
trajectoire suivie par le satellite ? On donnera ces deux résultats sans les démontrer.
III - Satellite géostationnaire
La Terre tourne sur elle-même, autour de l’axe passant par ses pôles, à la vitesse angulaire
, avec une période correspondant par
définition au jour sidéral TS = 86164 s. On ne considère pas son mouvement de révolution autour du Soleil.
Le satellite évolue maintenant de façon géostationnaire (
immobile pour un observateur terrestre), c'est-à-dire qu'il tourne de façon
synchrone avec la Terre sur une orbite circulaire de rayon , située dans le plan équatorial.
L‘étude est menée dans le référentiel géocentrique.
3.1. En appliquant le principe fondamental de la dynamique au satellite, déterminer l'expression du rayon
de l'orbite
géostationnaire, en fonction de G, M et
. Calculer numériquement a1 et la vitesse v1 du satellite sur son orbite.
3.2. Déterminer l'expression de l'énergie potentielle de gravitation U(r) du satellite, lorsqu'il se situe à une distance r, quelconque, du
centre de la Terre. On exprimera U(r) en fonction de G, M, m et r, en retenant la condition : U = 0 à l'infini.
3.3. Exprimer l'énergie mécanique totale
du satellite sur son orbite géostationnaire, en fonction de G, M, m et
.
3.4. Le satellite a été lancé à partir d'une base terrestre située sur l'équateur (Kourou [Guyane]).
Déterminer l'énergie minimale
qu'il a fallu dépenser pour le placer sur orbite géostationnaire.
On ne tient pas compte ici des frottements dans l'atmosphère, pas plus que de l'énergie dépensée pour propulser la fusée porteuse, hors
satellite.
3.5. Exprimer la différence
entre l'énergie minimale de lancement sur orbite géostationnaire à partir d'une base équatoriale et à
partir d'une base située à la latitude géographique
.
Est-il, sur le plan énergétique, préférable d'effectuer les lancements depuis la base de Kourou (
) ou du Cap Canaveral [Floride] (
) ?
IV Erreur de positionnement du satellite sur orbite
Selon le cas, des erreurs à la mise en position du satellite peuvent l’amener sur une trajectoire elliptique. L’équation polaire de la
trajectoire du satellite dans le cas général s’exprime par :
(on suppose l’origine des angle polaire θ convenablement
choisie).
On montre que la valeur du paramètre p répond à : p = C²/GM où C est la constante des aires, G la constante universelle de gravitation
et M la masse du centre attractif.
4.1 Préciser les valeurs des paramètres p et e dans le cas étudié en III.
4.2 La mise en orbite du satellite est imparfaite. Il est placé à l’altitude h = a1 – R, mais avec une vitesse de module v’1 légèrement plus
grande que v1, de direction orthoradiale. Représenter schématiquement la trajectoire obtenue. Quelles sont les nouvelles valeurs C’, p’
et e’ prises par C, p et e ?
Calculer numériquement les valeurs extrémales rmin et rmax prise par la distance r entre le satellite et le centre de la Terre pour v’1 = 3300
m.s-1.
4.3 L’énergie mécanique E du satellite a une expression analogue à celle d’un satellite circulaire, en remplaçant dans cette expression
le rayon par le demi grand axe a’1 de la trajectoire. En déduire la valeur de a’1.