
III/ LES NOUVELLES VISIONS DE SORTIE DE CRISE
C’est dans une optique de recherches de nouvelles solutions à la fois pertinentes et
performantes que le système des Nations-Unies et toutes les institutions financières
internationales s’interrogent pour savoir si «L’Afrique peut revendiquer sa place dans le
21ème siècle». La Déclaration du Millénaire des Nations Unies faite par les chefs d’Etat et
de Gouvernement fixe avec clarté ce qui peut constituer les sept objectifs internationaux
du développement à savoir :
- Réduire de moitié entre 1990 et 2015 la proportion de la population
vivant dans l’extrême pauvreté.
- Scolariser tous les enfants dans l’enseignement primaire d’ici 2015.
- Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes en éliminant
les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire
d’ici 2005.
- Réduire des deux tiers les taux de mortalité infantile et juvénile entre
1990 et 2015.
- Réduire des trois quarts les taux de mortalité liés à la maternité
entre1990-2015.
- D’ici à 2015, assurer l’accès aux services de santé génésique entre 1990
et 2015.
- Appliquer des stratégies nationales axées sur le développement durable
d’ici à 2005, de manière à réparer les dommages causés aux ressources
environnementales d’ici 2015.
Ces objectifs définis clairement avec des horizons de réalisation fixés, sont
avalisés par les décideurs les plus significatifs des institutions internationales : le
Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, le Secrétaire général de l’OCDE, Donald
Johnson, le Directeur Général du FMI, Horst Köhler, et le Président de la Banque
mondiale, James Wolfensohn. Ils ont solennellement proclamé que leurs différentes
institutions s’emploieraient à faire de ces objectifs de développement le fondement
commun de leurs actions et de leurs programmes, et pour mesurer leur efficacité. De ce
fait, les tendances actuelles devront être radicalement inversées pour que puissent se
concrétiser ces objectifs.
Il faut alors au minimum réaliser un taux de croissance annuel moyen de 7% qui
nécessite des investissements colossaux de l’ordre de 65 milliards de dollars pour des
pays dont l’épargne intérieure est quasi inexistante. Le recours à l’épargne extérieure
s’impose et cela exige le développement d’un partenariat de type nouveau avec les
acteurs du système mondial ayant des excédents de ressources. C’est dire que l’Afrique a
un besoin urgent d’un Programme d’action cohérent et opérationnel fondé sur une
meilleure gouvernance économique et politique pour assurer des prestations efficaces aux
divers opérateurs économiques et financiers sollicités. Ce Programme devrait être porté et
soutenu par un leadership fort et solidement implanté.
C’est dans ce contexte que furent entreprises deux initiatives : le Plan Omega(
PLOM) du Président Abdoulaye Wade et Le Millénium Partnership for the African
recovery Program (MAP) élaboré par le Président Tabo MBeki avec la collaboration des
Présidents Olusegun Obasanjo, Abdou Aziz Bouteflikha et Hosni Moubarak. La fusion
de ces deux plans a été réalisée à Pretoria suite à une recommandation du 39ème Sommet