
Comme on l’a dit, les adénomes peuvent toucher les 5 lignées cellulaires :
La prolactine élevée donne une hyperprolactinémie,
La TSH provoque une hyperthyroïdie,
La GH est responsable des effets sur la croissance,
L’ACTH conduit à l’hypercortisolisme,
LH et FSH sont le plus souvent responsables d’adénomes non-fonctionnels.
III. Les adénomes à prolactine et l’hyperprolactinémie
a. La prolactine
Nous allons parler des adénomes à prolactine (ou prolactinome) qui après les adénomes non-fonctionnels
sont les plus fréquents des adénomes.
Les cellules lactotropes représentent 15 à 20% de l’ensemble des cellules antéhypophysaire
fonctionnelles. C’est pour cette raison qu’après le non-fonctionnel, il sera le plus fréquent.
Elles sécrètent la PRL, polypeptide de 199 AA qui circule dans le sang sous forme de monomère ou
de polymère (big et big-big PRL), agrégats de PRL dont l’activité biologique est réduite. La
normale de la PRL est de 29 ng, parfois on peut avoir des taux très élevés, allant jusqu’à 100 000
ng alors qu’on observe pas de signes cliniques, on peut alors se demander si la prolactinémie ne
prend pas en compte les agrégats ce qui fausse les résultats. En effet, jusqu’à présent les dosages
de la prolactine n’étaient pas toujours ultra-sensibles.
La demi-vie de la PRL est de 26 à 47 mn, son élimination est principalement rénale.
Elle se fixe sur des récepteurs appartenant à la famille des récepteurs à cytokines.
La sécrétion de PRL est sous le contrôle inhibiteur de la dopamine hypothalamique, qui se fixe sur les
récepteurs D2 des cellules lactotropes. Ce seront donc ces récepteurs qui seront ciblés par la thérapeutique.
Cependant, l’hyperprolactinémie ne signifie pas toujours un prolactinome, il faut d’abord éliminer certaines
causes qui peuvent être responsables de l’augmentation de la PRL. Parmi ces causes il y a :
La pilule chez la femme, les œstrogènes conduisent à une élévation de la PRL. Il ne faut donc pas
doser la PRL sous pilule mais un mois après son arrêt.
Les antidépresseurs et tout un contexte qui vont augmenter la PRL.
Les antiémétiques, Primperan, Zofren.