sa position, elle devient partie intégrante des feuilles ou des racines

CULO
22
CULO
sa position, elle devient partie intégrante
des
feuilles
ou des
racines.
» Si
Licbig admet
qu'à
l'aide
des
matériaux purement
inorganiques,
la
plante verte peut produire
un
hydrate
de
car-
bone,
il
admet aussi,
on le
voit, qu'elle produit
en
même temps,
et directement,
une
matière albuminoïde.
M.
Sachs lui-même,
tout
en
admettant
que
l'amidon
est
toujours
un
produit
de
syn-
thèse
des
corpuscules chlorophylliens,
et que
toutes
les
matières
albuminoïdes
de la
plante
se
forment
par
combinaison
de cet
amidon avec l'azote
des
azotates fournis
par le sol,
admet
que
«
le
protoplasma des jeunes cellules
n'a pas la
propriété
de
pro-
duire lui-même
des
substances protéiques
par
assimilation,
aux dépens
de
combinaisons organiques
». «
Cela, ajoute-t-il,
ne pourrait,
en
effet,
pas se
faire sans élimination d'oxygène,
»
et
l'on
sait
que les
jeunes cellules encore incolores
des
tissus
en
voie
de
formation n'éliminent
pas du
tout d'oxygène.
M.
Sachs
est donc lui-même obligé d'admettre
que « le
protoplasma
des
jeunes cellules tire son albumine toute faite des tissus plus âgés
».
« Dans beaucoup
de cas,
dit-il [Physiol. végét., trad.
fr.,
370),
l'origine
des
matières albumineuses
qui
forment partout
la
base
du protoplasma,
et qui
doivent augmenter avec
lui,
n'est
pas
douteuse;
le
protoplasma
du
point de végétation
des
racines,
des
bourgeons
et des
pousses
de
différentes espèces,
les
tire évidem-
ment
des
provisions accumulées dans
les
plantes Pendant
la
période
de
décroissance, certaines couches, s'étendant
du
réser-
voir jusqu'à l'organe
qui
croît, charrient constamment
les
sub-
stances albumineuses.
Le
protoplasma emploie
une
partie
de ces
principes
à la
formation
des
nuclei,
et une
autre partie, plus
tard,
à la
formation
de la
chlorophylle;.... Des phénomènes ana-
logues doivent
se
rencontrer dans
les
plantes déjà munies
de
feuilles
qui
assimilent;
les
jeunes cellules
des
bourgeons,
du
cambium,
de
l'extrémité
des
racines,
ont
constamment besoin
de matériaux pour
la
production
du
protoplasma
;
elles
les
tirent évidemment d'abord
des
cellules
des
faisceaux fibro-vascu-
laires,
qui
sont pleines
de
substances albumineuses,
et
dont
on
peut suivre
les
séries depuis
les
organes
les
plus âgés jusqu'aux
plus jeunes. Ainsi, encore dans
ce cas, le
protoplasma reçoit
les
matériaux nécessaires
à sa
croissance sous forme
de
substances
protéiques.
»
Mais
s'il est
vrai, comme
M.
Sachs l'admet,
que
dans
les
plantes vertes les jeunes cellules, c'est-à-dire les éléments doués
de
la
vitalité
la
plus considérable, sont incapables
de
faire
la
synthèse
des
substances albuminoïdes,
s'il est
vrai qu'elles
em-
pruntent ces principes
aux
organes
de
réserve,
où
donc s'effectue
la synthèse
des
matières albuminoïdes? Est-ce dans
les
organes
de réserve? Mais, d'une part,
ces
organes
ont une
vitalité bien
moindre
que les
tissus jeunes;
et,
d'autre part,
ils ont
bien
moins
que les
organes verts
à
leur disposition
la
chaleur
que
nécessite cette synthèse.
Il y a
donc bien
des
probabilités pour
que
ce
soit dans
les
organes verts
que
s'effectue
la
synthèse
des
matières albuminoïdes, puisque c'est
là
qu'elle trouve
les
con-
ditions
les
plus favorables
à sa
production.
Si
c'est
qu'elle
s'effectue,
et M.
Sachs lui-même n'est
pas
très-éloigné
de le
croire lorsqu'il écrit
: «
Quant
à
leur origine, nous
ne
pouvons
pas dire positivement
si
elles sont produites dans
les
feuilles,
et simplement charriées depuis
là
jusqu'au point
de
végétation
; »
si,
dis-je, c'est dans
les
parties vertes
que se
fait
la
synthèse
des matières albuminoïdes,
par
quel procédé peut-elle s'effec-
tuer
?
Est-ce, comme l'admettent tous
les
botanistes avec
M. Sachs,
par
combinaison
des
hydrates
de
carbone fixes, tels
que l'amidon
et le
sucre, produits synthétiquement
par les
corpuscules chlorophylliens, avec l'azote
des
azotates
du
sol?
Nous nous garderions bien
de le
nier; mais
M.
Sachs
lui-
même rend
ce
procédé
de
synthèse impossible,
en
affirmant
que
l'amidon formé dans
les
corpuscules chlorophylliens
est
dissous
pendant
la
nuit
et
transporté dans
les
diverses parties
de la
plante,
et
notamment dans
les
organes
de
réserve.
Or
nous
ve-
nons
de
voir qu'il
est peu
probable
que ce
soit dans
les
organes
de réserve
que se
fasse
la
synthèse
des
matières albuminoïdes.
Si donc
on
admet
que ce
n'est
pas
dans
les
feuilles
que
l'ami-
don
des
corpuscules chlorophylliens
est
employé
sur
place
à la
synthèse
des
matières albuminoïdes,
ces
matières
ne
pouvant
se
former
que
dans les organes verts, nous sommes forcément con-
duits
à
admettre qu'elles
se
forment
par le
procédé dont nous
avons parlé, c'est-à-dire directement
ou à
l'aide d'une série
de
termes intermédiaires
si
fugaces, qu'ils sont insaisissables.
Enfin,
si l'on
objecte
à
l'opinion
que
nous venons d'émettre
qu'elle
est
purement hypothétique,
il
nous sera facile
de-
pondre
que
l'opinion opposée n'est également qu'une hypothèse,
sur laquelle
la
nôtre
a
l'avantage
de
simplifier
les
phénomènes,
en établissant
une
analogie
de
plus entre
les
animaux
et les
végétaux. Nous savons,
en
effet,
que les
animaux, dépourvus
de
chlorophylle, n'ont
pas la
propriété
de
fabriquer
des
matières
albuminoïdes ; nous savons aussi
que les
végétaux incolores
ne
peuvent
pas non
plus fabriquer ces matières
à
l'aide
de
matériaux
inorganiques,
et que
s'ils
en
font
la
synthèse
à
l'aide
de
matières
ternaires
et
d'azotates,ce n'estque dans
des
conditions spéciales
et défavorables
à
leur alimentation. Nous savons,
au
contraire,
qu'animaux
et
végétaux incolores fabriquent
des
quantités con-
sidérables
de
matières ternaires,
par
désassimilation
de
leurs
matières azotées.
Nous sommes ainsi conduits
à
voir, dans
la
fonction chloro-
phyllienne, l'instrument véritable
de la
synthèse
des
matières
albuminoïdes,
et
nous sommes amenés
à
considérer tous
les
hydrates
de
carbone contenus dans
le
végétal,
non
comme
des
produits
de la
synthèse chlorophyllienne, ainsi qu'on l'admet
aujourd'hui, mais
au
contraire comme
des
produits
de
désas-
similation des principes quaternaires
du
végétal. Leur production
serait analogue
à
celle
de la
graisse
et de la
matière glycogène
des animaux,
qui,
comme
on le
sait, peuvent
se
produire avec
une alimentation complètement privée
de
matières ternaires,
et
par conséquent résultent d'une désassimilation
des
principes
quaternaires
des
éléments dans lesquels elles
se
forment.
Au
lieu
de
produire
des
matières ternaires,
qui à
leur tour servi-
raient
à
fabriquer
des
matières quaternaires,
la
synthèse chloro-
phyllienne donnerait,
par
une série ininterrompue d'actes encore
inconnus,
des
matières quaternaires solubles,
qui, à
leur tour,
en s'oxydant
par la
respiration, donneraient
les
matières ter-
naires,
si
abondantes dans
les
végétaux. Nous comptons éta-
blir celte manière
de
voir
sur des
faits précis,
à
l'aide d'une
série d'observations
et
d'expériences
qui
nous occupent
en ce
moment.
[L.]
ciiLOROPiiYLLOPiiYCE.13
(RABENH.,
Fl.eur. Alg., sect. III, 1).
Nom donné
par
M. Rabenhorst
à
l'une
des
grandes divisions
na-
turelles d'Algues établies
par cet
auteur,
et
formée
de
plantes
aquatiques
ou
aériennes,
uni- ou
multicellulaires, réunies
ou
solitaires.
Ces
Algues sont enveloppées dans
un
cylioderme
non
siliceux, combustible,
qui
renferme
de la
chlorophylle, tantôt
à
l'état d'érylhrophylle,
ou
rougeâtre, tantôt noirâtre, tantôt cen-
drée,
et
variable sous
le
spectroscope.
Le
nucléus
est
central
ou
latéral.
On
trouve dans
les
cellules
de
l'huile
et des
grains d'ami-
don. Cette classe
est
composée
de
quatre ordres
: les
Coceo-
plnjceœ,
les
Zygophyceœ,
les
Siphophyceœ
et les
Neinatiphyceœ.
(Voy., pour
ces
ordres
:
RABENH.,
Fl. eur. Alg.
KUETZ.,
Spec.
Alg.)
[CH.
M.]
CIILOROPHYTA (REICHB.,
Gonsp.,
23 ;
Ilandb.,
135 ;
Nom.,
17).
Division
des
Cryptogames, comprenant
les
Algues, lesMousseset
les Fougères. Pour Rabenhorst (Krypt.,
II,
2,
p.
1),
ce
groupe
ne
comprend
que les
Algues
et les
Mousses.
CHLOROPHYTUM
(KER, in Bot. Mag., t. 1071,
1223).
Genre
de Liliáceos, tribu
des
Anthéricées,
et
voisin
des
Phalangium,
dont
il
diffère
par son
périanthe persistant
et par sa
capsule
à trois lobes profonds, comprimés
et
veinés.
Ce
sont
des
herbes
à racines fasciculées, composées
de
fibres charnues
; à
feuilles
radicales, linéaires-lancéolées
; à
hampe ramifiée, terminée
par
une inflorescence
de
fleurs penchées.
On en
connaît
une
dizaine
d'espèces,
de
l'Afrique tropicale
et
méridionale
et de
l'Australie.
(ENDL.,
Gen., n.
1147.
K., Enum.,Vt,
G02.)
[T.]
CHLOROPHYTUM
(POHL).
Synonyme de Borreria
MEY.
CHLOROPSIS (HERB.,
Amar.,('A),
127).
Section
du g.
Agave.
CJIM)ROPTERIS(MONT.,
in
Crypt.-Guyan.,
n.
39; Syll.,
454).
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