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I. Introduction
Le terme sialorrhée désigne une salivation trop abondante, il paraît donc
plus judicieux de parler de bavage chez les patients présentant une incontinence
orale de salive, liée à une pathologie neurologique. Ce symptôme, défini comme
étant l'écoulement de salive au-delà des lèvres, est en effet plus lié à des troubles
de la déglutition et des atteintes posturales, qu'à une production excessive de
salive[1]. Il est à l'origine d'une morbidité psychosociale par la dégradation de
l'apparence physique qu'il entraîne.
Le bavage est retrouvé chez l'adulte dans les atteintes neurologiques telles que la
sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson, les séquelles
d'accident vasculaire cérébral ou de chirurgie cérébrale et les traumatismes
crâniens. Chez l'enfant, on le décrit dans l'infirmité motrice et cérébrale (33%
des patients atteints d'IMC présentent un bavage), le syndrome de Rett,
l'épilepsie et les séquelles neurologiques des complications néonatales.
Enfin le bavage peut être lié aux diverses séquelles chirurgicales,
carcinologiques ou non.
Les traitements proposés sont l'utilisation des anticholinergiques par voie
systémique et le traitement chirurgical (exérèse de glande salivaire, ligature de
canaux excréteurs salivaires ou transpositions de canaux). Depuis 1997, il est
aussi proposé d'injecter de la toxine botulique dans les glandes sous-maxillaires
et parotides. Il est communément reconnu que l'injection de toxine botulique
dans les glandes salivaires principales est le traitement de choix du bavage chez
les patients parkinsoniens.[2]
L'objet de ce mémoire est d'évaluer l'efficacité du traitement du bavage par
l'injection écho guidée dans les glandes salivaires de toxine botulique
(BOTOX®), chez les patients traités et suivis au CHU d'Angers, et de confronter
ces données à celles de la littérature.