
[B] “The determinants of household recycling: social influence, public policies and envi-
ronmental preferences”, Applied Economics.Dans un second article, je me suis attachée
à caractériser la complexité des motivations d’un engagement individuel pro–environnemental
comme le recyclage. Une analyse économétrique a permis de dresser, à l’aide d’une modélisation
en choix discrets, les principaux déterminants d’adoption d’un comportement de recyclage. Ce
travail cherche à saisir l’impact de l’influence des pairs – aspect comportemental important
révélé dans ma revue de la littérature. Je me suis appuyée pour cela sur des données microé-
conomiques issues d’une enquête que j’ai réalisée en région PACA. Les résultats montrent que
les principales hypothèses préalablement définies corroborent les résultats de la littérature. En
effet, les comportements pro-environnementaux et non environnementaux se révèlent significatifs
respectivement positifs et négatifs. De même la qualité des infrastructures mises en place par
les collectivités influe positivement l’adoption d’un comportement de recyclage. Cependant, un
résultat différent de celui généralement trouvé dans la littérature apparait pour l’influence sociale.
En effet, cette dernière met en évidence l’impact négatif et significatif sur le comportement de
recyclage. Ce résultat peut s’expliquer par le fait que les habitants recyclent peu, de sorte que
les individus recycleurs sont influencés négativement par le comportement de leur entourage. La
motivation de ce papier vient du fait qu’il n’existe aucune étude empirique sur données françaises
qui cherche à expliquer le comportement des ménages dans le cas du tri sélectif. Les seuls
travaux existant proviennent de pays qui ont une politique environnementale forte avec un taux
de recyclage bien au-dessus de la moyenne mondiale (Europe du Nord). En m’intéressant à la
France qui a un taux de recyclage en dessous de la moyenne mondiale, j’aborde la problématique
des déterminants du recyclage à l’aide d’une population originale. De plus, le choix de la région
PACA accentue cette dimension, puisque cette région est classée avant dernière région de France
en matière de recyclage.
[C] “Just tell me what my neighbors do! Public Policies for households recycling” (Co-
auteur : Christophe Charlier), soumis
. Dans la continuité de ma revue de la littérature
et de mon travail empirique et pour explorer l’importance de l’influence sociale dans les choix
d’un ménage, une analyse théorique reposant sur des simulations multi-agents a été réalisée en
collaboration avec Christophe Charlier. Il s’agit d’une modélisation envisageant des comporte-
ments individuels plus sophistiqués que le comportement maximisateur du seul intérêt privé.
L’influence sociale est observée par la différence entre les décisions de recyclage des ménages
lorsqu’ils interagissent avec leurs voisins et lorsqu’ils maximisent leur utilité de manière isolée.
Les deux situations sont comparées sous un même régime de taxe et d’information. Ce travail
propose une mesure de l’influence sociale et de l’effet de crowding-out et permet d’observer
grâce à des simulations l’évolution des décisions optimales de recyclage avec ou sans interaction
sociale. Deux type de nudges consistant à fournir une information sur un voisinage élargi pour
les ménages recyclant moins qu’un seuil fixé par l’Etat, sont également testées en complément
à la taxe et à la politique d’information. Ce travail a fait l’objet de plusieurs conférences et
workshop (WEHIA-2015, EAERE-2015, FAERE-2015, Lunch Seminar PSE-2016).