M1, Université Joseph Fourier
Probabilités
2011-2012
TD n◦1
Espaces de probabilité, combinatoire
1(π+λ)-système ⇒tribu
Soit Ωun ensemble et Cune classe de parties de Ωqui soit à la fois un π-système et un
λ-système. Montrer que Cest une tribu.
2 Un π-système engendrant les boréliens de R
Soit π(R)l’ensemble de parties de Rdéfini par :
π(R) = {]− ∞, x]t.q. x∈R}.
Montrer que π(R)est un π-système qui engendre la tribu B(R)des boréliens de R.
3 Limite et mesurabilité
Soient (Ω,F)un espace mesurable et (fn)n>0une suite de fonctions mesurables de Ωdans
R. Montrer que l’ensemble suivant est mesurable :
C={ω∈Ωt.q. (fn(ω))n>0converge}.
4 Tribu image
Soient (Ω,F)un espace mesurable et fune application de Ωdans un ensemble E.
1. Montrer que l’ensemble suivant est une tribu :
E={A∈ P(E)t.q. f−1(A)∈ F} .
C’est donc la plus grande tribu Tsur Erendant l’application f(F,T)-mesurable, et elle
est appelée tribu image de l’application f.
2. Soit Cun ensemble de parties de Eengendrant une tribu T. Montrer que fest (F,T)-
mesurable si et seulement si :
∀C∈ C, f−1(C)∈ F .
3. En déduire qu’une fonction f: (Ω,F)→(R,B(R)) est mesurable si et seulement si
{f6x} ∈ F pour tout xréel.
5 Formule du crible
1. Soient n∈N∗et (a1, . . . , an)et (b1,...,bn)deux n-uplets de nombres réels. Montrer que :
n
Y
i=1
(ai+bi) = X
I⊂{1,...,n} Y
i∈I
ai! Y
i∈Ic
bi!.
2. Soit (Ω,F,P)un espace de probabilité et A1,...,Anappartenant à F. Montrer la formule
du crible de Poincaré :
P n
[
i=1
Ai!=X
I⊂{1,...,n}
I6=∅
(−1)|I|+1P \
i∈I
Ai!.
puis les premières inégalités de Bonferroni :
X
16k6n
P(Ak)−X
16k<ℓ6n
P(Ak∩Aℓ)6P(A1∪...∪An)6X
16k6n
P(Ak).
6 Permutations et dérangements
Un éditeur envoie un courrier personnalisé à ncorrespondants, mais sa secrétaire, croyant
avoir affaire à une circulaire, colle au hasard les étiquettes d’adresse.
1. Quelle est la probabilité que chaque lettre parvienne à son destinataire ?
2. Quelle est la probabilité qu’aucune lettre ne parvienne à son destinataire ?
3. Plus généralement, si m∈ {0,...,n}, quelle est la probabilité que mcorrespondants
(exactement) reçoivent la lettre qui leur est destinée ?
4. Étudier la limite de ces probabilités lorsque ntend vers l’infini, à mfixé.
7 Arrangements, combinaisons et permutations
1. Combien peut-on former de mots de longueur kavec un alphabet de nlettres ?
2. On s’intéresse aux kpremiers arrivés d’une course de nchevaux (1≤k≤n). Combien y
a-t-il de résultats possibles ?
3. On choisit kélèves dans une classe qui en compte n(1≤k≤n). Combien de groupes
peut-on ainsi former ?
4. Combien de résultats différents peut-on obtenir en lançant kdés à nfaces ?
5. On dispose d’un alphabet fini A={ℓ1,...,ℓn}. Combien de mots de longueur k=k1+
···+knpeut-on former en utilisant k1fois la lettre ℓ1,k2fois la lettre ℓ2, . . ., et knfois la
lettre ℓn? (On suppose que 0≤ki≤kpour i= 1,...,n.)
6. Développer en monômes le polynôme (X1+···+Xn)k. Combien compte-t-on de termes
dans la somme ?
8 Loi hypergéométrique et loi binomiale
La population d’une ville s’élève à Npersonnes, dont Msont favorables à la réélection de leur
maire. Un institut de sondage choisit au hasard un échantillon de npersonnes, où 1≤n≤M,
et y dénombre le nombre Xde personnes favorables à la réélection du maire.
1. Combien y a-t-il d’échantillons possibles ? Quelles sont les valeurs possibles de X?
2. En supposant les échantillons équiprobables, calculer pour chaque valeur possible xla
probabilité que Xvaille x, notée P[X=x].
3. Étudier le comportement de P[X=x]lorsque Ntend vers l’infini, en supposant que le
rapport M/N tend vers p∈[0,1] dans cette limite.
M1, Université Joseph Fourier
Probabilités
2011-2012
TD n◦2
Variables aléatoires
1 Loi d’un couple et loi marginale
On lance un dé à 6faces. On note Xle résultat. On lance alors un dé à Xfaces. Soit Yle
résultat obtenu.
1. Calculer la loi du couple (X, Y ).
2. En déduire les lois de Xet de Y.
3. Quelle est la loi de Xsachant Y= 3 ? Et sachant Y= 6 ?
2 Loi de Poisson
On dit qu’une variable aléatoire Xsuit une loi de Poisson de paramètre λ > 0(notée P(λ))
si :
∀k∈N,P(X=k) = e−λλk
k!.
1. On suppose que le nombre Xd’œufs pondus par une tortue au cours d’une ponte suit
une loi de Poisson P(λ). Un œuf arrive à éclosion avec probabilité p(indépendamment du
nombre de d’oeufs pondus). Montrer que le nombre Zde bébés tortues issus d’une ponte
suit une loi de Poisson P(pλ).
2. On suppose que Xsuit une loi de Poisson de paramétre λ,Yune loi de Poisson de
paramètre µet que ces deux variables sont indépendantes. Montrer que X+Ysuit encore
une loi de Poisson, et préciser son paramètre.
3 Combinatoire et indicatrices
Un chapeau contient ntickets numérotés de 1 à n. On en tire kau hasard et on note Xla
somme de leurs numéros. Calculer l’espérance et la variance de X.
4 Densité du carré
Soit Xune variable aléatoire réelle admettant une densité fpar rapport à la mesure de
Lebesgue sur R. Déterminer la fonction de répartition de X2, puis sa densité.
5 Loi exponentielle
On dit qu’une variable aléatoire Xà valeurs dans R+suit la loi exponentielle de paramètre
λsi :
∀x∈R+,P(X > x) = e−λx .
On note souvent X∼ E(λ)(les anglo-saxons ont une convention différente). Dans la suite, X
désigne une telle variable aléatoire.
1. Montrer que Xadmet une densité par rapport à la mesure de Lebesgue sur R.
2. Calculer la moyenne de X, sa médiane et sa variance.
3. Calculer E[etX ]pour t∈R.
4. Montrer que λX suit une loi exponentielle de paramètre 1.
5. Calculer la loi de la partie entière de X.
6 Loi de Pareto
On appelle loi de pareto de paramètres α > 0et r > 0la loi de densité suivante par rapport
à la mesure de Lebesgue sur R.
x7→ αrα
xα+1 1Ix>r.
Calculer l’espérance, la variance et la médiane d’une variable aléatoire de loi de Pareto de
paramètres α > 2et r > 0.
7 Génération de variables aléatoires à partir de la loi uniforme
Soit Uune variable aléatoire de loi uniforme sur [0,1],Xune variable aléatoire réelle de
fonction de répartition Fet F−1l’inverse généralisé de F:
∀u∈[0,1], F −1(u) = inf{t∈R, F (t)>u},
avec la convention inf ∅= +∞
1. Montrer que pour tout réel t,
{u, F −1(u)6t}={u, u 6F(t)}.
2. Calculer la loi de F−1(U).
3. Quelle est la loi de −1
λlog(1 −U)?
4. Comment simuler une loi de Pareto si l’on sait simuler une loi uniforme ?
8 Loi gaussienne centrée réduite
Soit Xune variable aléatoire de loi gaussienne centrée réduite, c’est à dire admettant pour
densité par rapport à la mesure de Lebesgue sur R:
f:x7→ 1
√2πe−x2
2.
On note cela X∼ N(0,1).
1. Montrer que E(Xk)est nulle si kest un entier positif impair.
2. Calculer E(X2k)pour k∈N. On pourra procéder par récurrence.
9 Loi Gamma
On considère la loi Γ(a, b)sur Rde densité :
f:x7→ Ca,be−bxxa−11I{x>0},
où Ca,b est une constante de normalisation.
1. Montrer que Ca,b =ba
Γ(a)où :
Γ(a) = Z+∞
0
e−tta−1dt .
2. Calculer E(Xk)pour k∈Nlorsque Xsuit une loi Γ(a, b).
3. Montrer que si Xest une v.a de loi Γ(a, b)et λest un réel non nul, alors λX est de loi
Γ(a, b/λ).
4. Montrer que si Xet Ysont indépendantes, de lois Γ(a, b)et Γ(a′, b), alors X+Yest de
loi Γ(a+a′, b).
1 / 11 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!