PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU SECTEUR
TENDANCES DU MARCHÉ FRANÇAIS
Général
Sources : SSP, Agreste Bulletin mensuel, FranceAgriMer
Depuis deux ans, la production française de viande de boucherie a chuté de 5,9 % alors qu'elle avait
progressé en 2011. Le volume total abattu s'élève à 3,4 millions de tonnes équivalent carcasse (tec) en 2013
dont 97,3 % pour les seules espèces porcine (56,3 %) et bovine (41 %). Ce volume représente 67 % des
abattages totaux d'animaux en France.
Sur la même période, la consommation de l'ensemble des viandes calculée par bilan est à nouveau en repli,
du fait de la réduction des abattages et d'une progression modérée des importations. La consommation des
viandes de boucherie qui représente 68 % des viandes consommées en France (dont porc 35 % et bovin
29 %), se rétracte de 2,2 % à 3,6 millions de tonnes. Par rapport à 2011, presque toutes les espèces sont
concernées mais les plus forts reculs sont enregistrés pour les ruminants, avec notamment -4,4 % pour la
viande bovine.
Porcins :
La baisse des abattages contrôlés en volume pour 2013 atteint 1 % sur un an et 3,1 % depuis 2011. Ce recul
se situe dans un contexte de prix élevé de l'aliment et de mise aux normes des élevages (entrée en vigueur
au 1er janvier 2013 de la directive bien-être des truies gestantes).
La consommation reste stable entre 2011 et 2013 avec toutefois une augmentation de 0,4 % en 2012 par
rapport à 2011. Le porc bénéficie d’un report de consommation grâce à son positionnement de viande la
moins chère.
Bovins :
Le recul des abattages touche particulièrement les gros bovins (-10 %), notamment les vaches (-14,9 %) en
raison d'une recapitalisation du cheptel laitier et dans une moindre mesure du cheptel allaitant, à partir de
2013. En revanche on note une reprise des abattages de jeunes bovins en 2013. Pour les veaux, la baisse
des abattages est également conséquente depuis 2011 (-6,6 %).
La consommation est en baisse entre 2011 et 2013 en raison principalement de la crise économique.
Autres espèces :
Ovins : Les abattages sont également en baisse (-6,3 %) depuis 2011 mais pour des volumes nettement
moindres, ainsi que la consommation (-5,8 %).
Equins : Les abattages d’équidés sont les seuls à progresser depuis 2011 mais avec des volumes très
faibles. La consommation de viande équine est en recul de 4,3 % sur deux ans, pour des volumes très
réduits (0,3 % de la consommation totale de viande). À noter la conséquence inattendue de l’affaire de la
viande de cheval, avec une hausse de 3,8 % en 2013 par rapport à 2012
Panorama des IAA 2014 – Sous classe 10.11Z – page 4