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RPC - Prise en charge thérapeutique des métastases hépatiques des cancers colo-rectaux
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Le bilan pré-thérapeutique débute par l’étape clinique qui doit inclure une exploration des aires
ganglionnaires et un toucher rectal. L’évaluation de l’état général et des antécédents personnels du
patient conditionne la poursuite du bilan (Accord professionnel).
Le taux d’antigène carcino-embryonnaire (ACE) mesuré lors du bilan d’extension ne modifie
pas l’attitude thérapeutique (Grade B), mais son dosage est utile au suivi de la réponse thérapeutique
(Grade C).
En fonction du délai de la dernière coloscopie, cette exploration est recommandée pour
rechercher une récidive anastomotique intra-luminale (Accord professionnel).
La tomodensitométrie (TDM) abdomino-pelvienne avec injection de produit de contraste iodé
est indispensable si un projet de traitement des métastases hépatiques est envisagé. Les
performances de la tomodensitométrie (TDM) sont nettement supérieures à celle de l’échographie
pour la détection et la caractérisation des lésions hépatiques (Grade B). Les coupes réalisées au
temps portal sont les plus performantes pour la détection des lésions hépatiques. Afin de mieux
caractériser les lésions détectées, des acquisitions réalisées à différent temps vasculaires (temps
artériel, temps portal, temps tardif) et/ou un complément d’exploration par échographie dirigée sont
recommandés (Grade C). L‘examen TDM doit explorer la totalité de l’abdomen et du pelvis à la
recherche d’autres localisations métastatiques (Accord professionnel).
La TDM thoracique est plus performante que la radiographie du thorax pour la détection des
métastases pulmonaires. Il est recommandé de réaliser une TDM du thorax dans le même temps que
l’exploration abdomino-pelvienne, ce qui ne pose pas de difficulté technique avec les machines
modernes (scanners hélicoïdaux) (Grade B).
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) avec injection de gadolinium n’est pas
significativement supérieure à la TDM en mode hélicoïdal pour la détection des métastases
hépatiques (sensibilité équivalente). L’IRM avec injection de gadolinium est recommandée quand : a)
la TDM est impossible (risques importants à l’utilisation d’un produit de contraste iodé : allergie,
insuffisance rénale) ; b) la TDM est insuffisante pour la caractérisation des lésions hépatiques
détectées (Grade B).
La biopsie hépatique ciblée ne doit être réalisée que si le contexte et/ou l’imagerie, et en
particulier l’IRM avec injection de gadolinium, ne suffisent pas à la caractérisation d’une lésion
hépatique (Grade C).
L’évaluation prévisionnelle du volume de foie restant, par calcul à partir des images acquises
en TDM (ou en IRM), est recommandée si la résection doit être large (Grade C).
La validité diagnostique de la tomographie par émission de positons (TEP) pour la détection
des localisations hépatiques ou extra-hépatiques est en cours d’évaluation. Les données récentes
seraient en faveur de la réalisation d’une TEP avant résection de métastases hépatiques chez les
patients à haut risque de dissémination extra-hépatique (Grade B). Le faible nombre de machines
installées en France rend la réalisation de cet examen difficile, et l’attente d’une TEP ne doit pas
retarder l’intervention, au risque de la compromettre. Il est fortement recommandé d’inclure des
patients dans des essais cliniques contrôlés évaluant l’efficacité de la TEP en termes de
performances diagnostiques, de réduction de mortalité et d’évaluation du rapport coût-efficacité.
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