Examen juin texte brut

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(Titre)Les méfaits du bruit sur notre organisme
Une exposition au bruit peut entraîner des déficiences auditives et causer des troubles sur votre
organisme dès 85 dB (A), ce qui correspond, au bruit d'une rue à trafic intense ou au bruit dans un
atelier. De la simple fatigue auditive à la surdité, découvrez les méfaits du bruit.
(Titre 1) La fatigue auditive, perte auditive temporaire
Cette perte auditive "passagère" intervient après une exposition de plusieurs heures au-delà de 80
dB(A). Elle concerne en premier lieu la bande des fréquences élevées: 4 000 Hz. Un temps de
récupération est nécessaire pour retrouver une audition normale.
(Titre 1) les types de surdité
(Titre 2) Les surdités traumatiques
Sont liées à une exposition courte mais très violente. Cette dernière peut occasionner des dégâts
considérables. Certains bruits impulsifs peuvent provoquer un véritable traumatisme auditif et
entraîner une surdité définitive (une explosion par exemple).
(Titre 2) Les surdités progressives
Font suite à des expositions prolongées dans une ambiance sonore supérieure à 80 dB(A). Ces
surdités peuvent être totales ou partielles. En France, plus de deux millions de personnes seraient
exposées de manière prolongée sur leur lieu de travail. Certaines seront atteintes de surdité
irréversible.
(Titre 2) La surdité professionnelle
S'apprécie selon des critères médicaux, professionnels et administratifs bien précis, qui sont stipulés
dans un tableau des maladies professionnelles. Seule la surveillance de l'audition par le médecin du
travail permet de détecter la sensibilité d'une personne au bruit et de faire le bilan des pertes
auditives. Lors de l'examen le médecin du travail réalise un audiogramme à l'aide d'un audiomètre.
(Titre 1) Les effets du bruit sur l'organisme
A la déficience auditive, peuvent s'ajouter, suite à des expositions quotidiennes durant des années à
des niveaux de bruit de l'ordre de 65 à 90 décibels:
des maladies cardio-vasculaires
des troubles gastro-intestinaux
des pertes d'équilibre
(Liste à puces)
des affections psychiques ...
Deux états dans la physiopathologie de l’oreille peuvent résulter d’un traumatisme sonore:
la fatigue auditive (phénomène physiologique): elle correspond à un déficit
temporaire d’audition qui se caractérise par une diminution de la sensibilité
(Enumération)
auditive pendant un temps limité après la fin de la stimulation acoustique
la perte auditive définitive (traumatisme acoustique): elle se caractérise
par son irréversibilité.
Différents niveaux de pertes auditives peuvent être distingués:
les surdités légères: pertes comprises entre 20 et 40 dB HL (décibels Hearing Level)
les surdités moyennes: pertes comprises entre 40 et 60 dB HL
(Liste à puces)
les surdités sévères: pertes supérieures à 60 dB HL. 2.1.3. /
(Titre 1) Echelle des sons
Bien que cette notion ne soit pas évidente, les sons sont des vibrations qui se propagent sous la
forme de différences de pression. Leur intensité est exprimée en décibels (dB). Ce niveau sonore
oscille généralement entre 0 à 120 dB mais des niveaux supérieurs peuvent parfois être atteints dans
des cas exceptionnels (avions, canons, fusée, …).
(Titre 2) Audition humaine
Cette échelle de niveaux sonores classe les sons de notre environnement en 4 catégories:
Au-delà de 115 dB (marron), des bruits impulsifs (très brefs) provoquent immédiatement des
dommages irréversibles.
De 90 à 115 dB (rouge), notre oreille est en danger : plus le son est fort moins il faut de temps
d'exposition pour provoquer des lésions.
De 80 à 90 dB (jaune), on approche de la zone de nocivité, mais les risques sont limités à des
expositions de très longue durée.
Jusqu'à 80 dB (vert), il n'y a aucun risque pour l'oreille, quelle que soit la durée d'exposition.
(Titre 1) Le bruit dans votre environnement
Au-delà de l'automobile et de l'avion souvent cités à juste titre, c'est aussi chez les particuliers
(multiples équipements électriques pour le bricolage, non-respect du voisinage), dans les jardins
(tondeuses à essence, coupe-haies électriques, bineuses électriques...), dans les parcs et sur la
chaussée (souffleur aspirateur de feuilles, débroussailleuse, ...) que le bruit ne cesse de s'intensifier.
Enfin, le développement de la miniaturisation tend à introduire dans notre quotidien de plus en plus
d'appareils dont le volume sonore nuit directement à son usager (lecteur MP3, téléphone, console de
jeux, ...).
(Titre 1) Les degrés de surdité
Les tests de dépistages permettent de caractériser le type de surdité et également son importance
ou degré.
Selon le bureau international d’audiophonologie, le degré de surdité correspond à la moyenne des
seuils en dB, obtenus en audiométrie tonale, pour les fréquences 500, 1 000, 2 000, 4 000 Hz.
Surdité légère: La parole est perçue à voix normale, mais la gêne apparaît à voix basse ou lorsque le
locuteur s’éloigne. La plupart des bruits familiers sont perçus
Surdité moyenne: La parole est perçue si on élève la voix. La personne malentendante comprend
mieux en regardant le locuteur. Quelques bruits familiers sont encore perçus.
Surdité sévère: La parole est perçue à voix forte près de l’oreille. Seuls les bruits forts sont perçus.
Surdité profonde: Aucune perception de la parole. Seuls les bruits très puissants sont perçus.
Surdité totale: La perte moyenne est de 120 dB. Aucun son n’est perçu.
Notons qu'une surdité ne se mesure jamais en % mais en dB de pertes! Dire: j'ai une surdité de 50 %,
ne signifie strictement rien; on doit dire: j'ai 50 dB de perte auditive.
En outre, il est important de préciser que le degré de surdité ne peut se limiter à cette mesure
arithmétique, il doit tenir compte du handicap et de la gêne ressentis par le patient et son entourage.
(Titre 1) Des activités à risque
Chez les jeunes de moins de 25 ans, l’exposition au bruit semble être la cause majeure de déficits
auditifs. Les expositions les plus délétères en termes de santé publique sont: les concerts en salle ou
en plein air, les discothèques, les baladeurs.
L’OMS recommande au public des discothèques et des concerts ne pas rester exposé à des niveaux
sonores moyens supérieurs à 100 décibels pendant plus de quatre heures, plus de quatre fois par an.
(Titre 2) Témoignage
Le 1er septembre 1997, un spectateur de concert reçoit 200 000 francs de dommages et intérêts
pour la perte de sa capacité auditive. Cette première nationale française témoigne des lésions
auditives directement liées aux excès de décibels. Les jeunes sont, en effet, de plus en plus exposés à
des "déficiences de loisirs".
"Pendant des mois, le simple fait de tourner une page me faisait pleurer!". Le témoignage de
Frédéric, 30 ans, sur le site de l’Association de Prévention des Traumatismes Auditifs est éloquent. Le
23 juin 1993, il est figurant à un concert du groupe rock U2 au stade de la Meinau à Strasbourg. Ses
oreilles sont soumises à rude épreuve. Depuis, il souffre d'acouphènes, qui se traduisent par des
sifflements ou des bourdonnements, et d'hyperacousie, une hypersensibilité au bruit qui peut ruiner
toute vie sociale, tant le plus anodin des bruits devient insupportable. L’association France
Acouphènes estime que 150 000 personnes seraient gravement atteintes en France.
(Titre 2) Attention à la musique amplifiée!
Pourquoi des jeunes d’à peine 30 ans ont la même capacité auditive que leurs parents de 50 ans?
Principal responsable: la musique amplifiée, en concert ou sur baladeur.
Deux campagnes (1993-1994 et 1998-1999) d’évaluation de l’audition des jeunes Français ont permis
de réunir et d’exploiter 6 199 audiogrammes d’élèves en classe de seconde des lycées de la région
Rhône-Alpes. Cette étude montre qu’environ 10 % des jeunes âgés de 17 ou 18 ans souffrent d’une
perte auditive moyenne comprise entre 15 et 40 dB.
Enfin, 87 % des 15-24 ans utilisent couramment un baladeur, et 20 % de ces utilisateurs disent les
écouter plus de 5 heures par jour à pleine puissance. Avec des pointes à 110 dB, les niveaux sonores
sont comparables avec ceux des discothèques (100 à 120 dB) ou des salles de concert (120 à jusqu’à
139,5 dB à proximité des enceintes).
Conscients de ce problème de santé publique, les autorités sanitaires ont commencé à prendre des
mesures. Un arrêté du 24 juillet 1998 complétant un article du code de la Santé publique (article
L44.5) fixe un seuil de 100 dB à la puissance des baladeurs. Quelques mois plus tard, un décret du 15
décembre 1998 limite quant à lui la pression acoustique dans les discothèques et autres lieux
diffusant de la musique amplifiée à un niveau moyen de 105 dB. Par ailleurs, les enceintes dans les
salles de concerts doivent être placées en hauteur, hors de la zone dans laquelle se trouve le public.
(Titre 2) Des dégâts irréversibles
Il semble malheureusement que ces dispositions ne soient pas toujours respectées. La surenchère
pousse les organisateurs à augmenter les volumes sonores, comme dans les rave-parties,
phénomène que l’on retrouve au cinéma. Certains exploitants de salles, au prétexte de vous faire
"rentrer" dans le film, abusent des effets sonores jusqu’à outrance.
Et pendant ce temps, nos oreilles souffrent et les dégâts sont irrémédiables. Les cellules nerveuses
s’usent au fil du temps ou se détruisent sous l’effet de bruits trop violents, mais ne se renouvellent
pas. L’audition ne fait alors que se dégrader au fur et à mesure de la destruction de ce capital.
(Titre 2) Comment se prémunir?
En premier lieu, faites un usage modéré de votre baladeur. Si, alors que vous l’écoutez dans la rue,
vous n’entendez plus les voitures autour de vous, vous êtes en danger, et pas seulement parce que
vous risquez de vous faire renverser par une voiture!
Dans une salle de concert, ne vous mettez pas face aux enceintes et n’hésitez pas à porter des
bouchons d’oreille en mousse. Les chanteurs et les musiciens sur scène en portent souvent pour
atténuer le véritable fracas de la musique et ne pas terminer leur tournée complètement sourde.
Une étude du Dr Buche, ORL à Saint-Germain en Laye, montre que sur 400 musiciens de rock jouant à
un niveau sonore similaire à celui de la techno, 70 % souffrent de troubles auditifs.
Lorsque vous allez en boite de nuit, ménagez-vous une pause d’une dizaine de minutes dans les
toilettes ou tout autre lieu calme toutes les heures.
(Titre 2) Et le lendemain?
Vous venez de quitter la soirée, sifflements et bourdonnements se disputent vos oreilles. Attendez le
lendemain après avoir dormi pour voir si ces symptômes persistent. Dans cette éventualité, allez voir
un ORL (oto-rhino-laryngologiste), il fera un bilan auditif et vous en aurez le cœur net.
Ne prenez pas à la légère ces désordres. Si cela s’avère nécessaire vous recevrez des perfusions de
vasodilatateurs. Administré à temps, ce traitement vous assure des chances de récupération et de
guérison tout à fait satisfaisantes.
Source: Mathieu Ozanam
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