le_role_de_l_femme_congolaise

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Ngab
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NGABO asbl
ASSOCIATION FEMININE POUR LA DEFENSE DES DROITS HUMAINS ET DE DEVELOPPEMENT
E-mail :brigittemawazo@gmail.com
Tel : +243 997280029, +243 859364063
BUKAVU/R.D.CONGO
LE ROLE DE LA FEMME DANS LES ZONES EN CONFLIT
L’organisation des nations unies accorde toujours plus d’attention à la violence
faite à l’égard de la femme comprise comme une forme de discrimination et une
violation des droits fondamentaux des femmes. Elle s’engage à protéger les droits
et la dignité des particuliers hommes et femmes via des nombreux traités et
déclarations. Les droits des femmes font certes objet d’une plus grande attention
mais la violence faite contre la femme n’a que peu baissée.
Notre pays la R.D.Congo s’est toujours engagé à signer des accords
de paix manifestant ainsi la volonté de réduire les cas de violation des droits
humains et ceux des femmes en particulier. Curieusement, certains de ces
accords de paix consistent à amnistier, promouvoir en grade, élever en dignité
quelques présumés auteurs des crimes. De ce fait, les rebellions deviennent un
tremplin, un levier de vitesse sur lequel on appuie pour revendiquer des postes,
grades, ou bien un outre droit prive au gouvernement. Dans toutes les zones en
conflit se sont des femmes qui sont violées, des enfants recrutés au sein des
groupes armes, des biens pillés…appauvrissant et endeuillant sans pitié la
population locale.
Les organisations de la société civile, les ONG internationales sont plus
qu’avant actives sur terrain avec des agendas remplis des théories qui visent à
lutter contre la violence faite à la femme. Néanmoins l’impact de leurs actions
sur terrain n’est pas encore considérable. D’après les résultats de nos enquêtes
de terrain, nous avons constaté que :
 Des nombreuses violations des droits des femmes et des enfants sont
enregistrées dans les zones en conflit armés.
 Plus de quatre-vingt pourcent de cas de violences sexuels commis à
l’égard des femmes dans les zones en conflits armés ne sont pas pris en
charge.
 La grande majorité des cas de violences commises contre les femmes et
filles sont encouragés par les coutumes et mœurs les religions...
 Plus de la moitié des femmes n’ont pas une connaissance approfondie de
leurs droits.
 L’impunité, l’arrangement à l’amiable, le favoritisme, la corruption, le trafic
d’influence sont des systèmes d’arbitrage judiciaires par les quelles bon
nombre de cas de violences sexuelles sont traitées dans la plus part de ces
villages.
 Bon nombre des femmes sont des victimes passives de l’analphabétisme, la
pauvreté, le VIH/SIDA, les naissances indésirables, les mariages précoces,
les mariages par rapt, la servitude.
 La déscolarisation des filles par rapport aux garçons, les enfants soldats, la
pauvreté… sont très palpables.
Ci-après la cartographie des groupes armes du Sud-Kivu seulement :
GROUPE ARME
Raiya Mutomboki
Raiya Mukombozi
Gumino
Mai-Mai Shikito
RESPONSABLE
Mosombo
?
Col.Tawimbi
Maj.Aimé
Mwinyi
Mai-Mai
Col.Mulumba
Mai-Mai Bishambuke Col.Shoshi
Mai-Mai Alleluia
Col. Yakotumba
Mai-Mai
Col.Mupekenya
FDLR/Interahamwe
?
Mai-Mai
Col.Kashologozi
Mai-Mai
Mushombe
TERRITOIRE
Shabunda
Shabunda
Haut-plateaux de Fizi,Mwenga,Uvira
Fizi
LOCALITE
Matala
Matili
Kajembwe
Kilembwe
GROUPE TRIBAL
Warega et batali
Warega
Banyamulenge
Wabembe
Fizi
Fizi
Fizi
Uvira
Uvira,Mwenga,Fizi,Kalehe,Shabunda
Uvira
Uvira
Kagembe
Milimba/Karumyo
Nganja
Magunda
????????????????
Kajembwe
Bijombo
Wabembe
Banyindu
Wabembe
Bambuti/Pygmées
Utus Rwandais
Bafuliru
Bafuliru
Mai-Mai
Mai-Mai
Mai-Mai
FDLR/Interahamwe
FNL/Burundais
Mai-Mai
Disssidants FARDC
FDLR /Interahamwe
M23
Dissident FARDC
Mai-Ma Nyantura
Ponda
Pandisha
Nyakaliba
Col.AOCHI
Col.Kahasha
?
Col. Senanda
Col.Abedi
?????
Uvira
Uvira
Mwenga
Mwenga
Mwenga
Mwenga
Walungu
Kalehe
Uvira
Uvira
Kalehe
Muranvia
Nkango
Mibunda
Foret d’Itombwe
Foret d’Itombwe
Kipupu
Mulume munene
Parc de Kahuzi
Muranvia
Lemera
??????
Banyindu
Bavira
Wabembe
Rwandais
Burundais
Wabembe
Bashi et autres
Rwandais
Banyamulenge
Bafuliru
Batembo
Tous ces hommes armés revendiquent le pouvoir en sacrifiant les femmes et les
enfants. C’est pourquoi notre grand engament serait de militer pour la paix et la
sécurité dans notre pays.
La violence faite à la femme et fille a des répercussions graves sur
l’économie Africaine. La grande majorité des familles africaines vivent de
l’agriculture l’élevage, la pèche, l’extraction minière en système traditionnels.
Dans ce système traditionnel, la femme est considérée comme une main
d’œuvre, un chien de chasse, ayant plus des devoirs que des droits.
L’économie domestique est basée sur ses efforts qui sont partagés entre le devoir
naturel de la maternité et celui de lutte pour la survie de la famille. De ce fait, la
femme Africaine est plus submergée, engouffrée des taches familiales par rapport
à son pair masculin. La violence faite à l’égard des femmes appauvrit les familles
et communautés Africaines. L’équilibre Homme-femme dans le secteur de
production économique serait un moyen de lutte contre la pauvreté.
L’analyse faite de ces données d’enquête nous pousse à déterminer le
rôle que doit jouer la femme congolaise en vue de réduire les taux des crimes
dont elle est victime. Elle est invitée :
 A prendre conscience de sa situation de victime en vue de lutter pour sa
libération.
 A dénoncer les crimes commis contre elles quel que soit le prix à payer.
 A agir directement ensemble contre ces crimes.
 A se prendre en charge pour une autonomisation économique.
 A Aimer le travail manuel et intellectuel.





A refuser toute manipulation politicienne.
A aller au secours des femmes et filles rurales.
A refuser toute complicité dans le détournement des fonds.
A s’exprimer librement sans se sous-estimer.
Elle doit chercher à connaitre ses droits et les revendiquer.
Les femmes de la R. D. Congo devraient ainsi se rendre compte que les hommes
ne tiennent pas compte de nos difficultés lorsqu’ils cherchent le pouvoir. Evitons
d’être leur escaliers.
Pour NGABO asbl
Mme BRIGITTE MAWAZO
Coordinatrice
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