LA SPERMATOGENESE

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MODULE de MAIEUTIQUE
Anatomie et histologie de l’appareil reproducteur et du sein, organogénèse,
tératogenèse
Histo-Embryologie
(Coordonateur Pr Janky)
Histologie des gonades, du sein et de l’appareil
génital
Dr. Nadia Prisant
GONADES
TESTICULES
Les testicules humains sont deux organes de forme ovoïde, dont les dimensions moyennes sont
d’environ 5 cm de long sur 3 cm de large et 2,5 cm d’épaisseur.
Le testicule a une fonction exocrine et une fonction endocrine. La fonction exocrine est la production
des gamètes contrôlée par les cellules de Sertoli qui libèrent dans la lumière des tubes séminifères,
les spermatozoïdes à partir des cellules germinales.
La fonction endocrine est assurée par les cellules interstitielles de Leydig
Il existe un important contrôle paracrine local.
Les cellules de Sertoli
Elles représentent 17% du volume testiculaire. Ce sont des cellules somatiques qui ont un rôle de
soutien pour les cellules germinales. Elles sont indispensables au bon déroulement de la
spermatogenèse. Leur différenciation débute peu avant la puberté.
Les cellules de Sertoli sont des cellules pyramidales, de grande taille (70 x 20 µm), qui reposent sur la
membrane basale. Leur pointe atteint la lumière du tube. Les limites cellulaires ne sont pas visibles
en microscopie photonique (aspect pseudo-syncitial). Seule la microscopie électronique a permis de
préciser leur morphologie.
- Leur contour est irrégulier et les faces latérales sont
déprimées par les cellules germinales voisines.
- Le cytoplasme, pâle, renferme de volumineuses enclaves
lipidiques, associées à du réticulum lisse, de nombreux
lysosomes (primaires et secondaires) et des pigments
(lipochromes). Il renferme des inclusions caractéristiques, les
cristalloïdes de Charcot (ou Charcot-Bottchner). Elles
mesurent 2 à 4 µm et sont constituées des microtubules
rangés parallèlement. On y décrit également les cristalloïdes
de Lubarsch, allongés, et les cristalloïdes de Spangaro,
colorables seulement par certaines méthodes.
- Le noyau, au tiers basal, triangulaire ou ovalaire, a un
grand axe perpendiculaire à la basale. Il est souvent encoché
et est nucléolé (le nucléole est caractéristique, avec une
masse centrale acidophile encadrée par 2 blocs basophiles).
La barrière hémato-testiculaire
Les cellules de Sertoli sont réunies entre elles par des complexes de jonction au pôle basal, par
quelques jonctions communicantes et par des desmosomes sur leurs faces latérales. En regard des
cellules germinales, les espaces intercellulaires sont assez larges (15 à 20 nm) et la membrane
plasmique ne présente pas de différenciation notable, sauf au niveau des spermatides. A ce niveau,
une couche fibrillaire sous-membranaire, riche en actine, est associée à des citernes lamellaires de
réticulum lisse. Au tiers externe de l'épithélium, des jonctions serrées (Zonula occludens) (ZO) entre
les cellules de Sertoli séparent l'épithélium séminal en 2 compartiments :

- Un compartiment externe où se trouvent les spermatogonies et spermatocytes jusqu'au
stade préleptotène.

- Un compartiment interne, communiquant avec la lumière du tube, qui renferme les
éléments les plus avancés de la lignée germinale. Les cellules de Sertoli sont les seuls
intermédiaires entre le sang et cet espace interne.
Les cellules de Leydig
Elles représentent environ 3% du volume testiculaire et constituent la glande interstitielle du
testicule.
Morphologie
Ce sont des éléments polyédriques de 15 à 20 µm de diamètre,
au noyau rond central, nucléolé et à la chromatine granulaire.
Le cytoplasme est comparable à celui des autres cellules
élaborant des hormones stéroïdes. Il est dense ou
microvacuolaire, riche en réticulum lisse, en mitochondries (à
crêtes tubulaires), en vitamine C et en enzymes de la synthèse
des stéroïdes. Il renferme des vacuoles lipidiques riches en
cholestérol et des enclaves pigmentaires. Le cytoplasme
renferme en outre des inclusions protéiques à structure
cristalline : les cristalloïdes de Reinke.
Biologie
La cellule de Leydig élabore les androgènes testiculaires (Testostérone, androstènedione, DéhydroEpi-Androstérone, Dihydrotestostérone, androstanediol). Ces androgènes sont synthétisés à partir du
cholestérol. L'androgène principal chez l'Homme est la testostérone qui, en synergie avec la FSH,
assure le maintien et l'intégrité de la lignée germinale. Elle agit également sur d'autres tissus : tissu
osseux, tissu musculaire, peau et ses annexes. La cellule de Leydig libère également un peu
d'estrogènes, qui, avec les estrogènes libérés par les cellules de Sertoli totalisent 10 à 20 % des
estrogènes chez l'homme. L'activité de la cellule de Leydig est stimulée par la lutéotropine
hypophysaire (L.H.), produite par les cellules gonadotropes de l'hypophyse glandulaire. La cellule de
Leydig est sensible à d'autres médiateurs (prolactine, glucocorticoïdes, insuline, EGF, vitamines A et
E, prostaglandines). Inversement, les stéroïdes sexuels, androgènes et estrogènes exercent un effet
inhibiteur sur l'activité de la cellule de Leydig. Ainsi il existe un rétrocontrôle négatif de la production
des stéroïdes sexuels à l'intérieur même du lobule testiculaire.
La spermatogénèse
La spermatogenèse est l’ensemble des divisions cellulaires et des différenciations au cours de
l’évolution de la lignée germinale qui, à partir des cellules souches (spermatogonies), aboutissent à la
formation des gamètes mâles matures (spermatozoïdes). C’est un processus continu dans le temps à
partir de la puberté.
Dans, la lignée germinale, 3 types de cellules sont reconnaissables, correspondant chacun à une
étape précise:
o les spermatogonies: divisions mitotiques
o les spermatocytes: méiose
o les spermatides: différenciation terminale ou spermiogenèse
La durée complète de la spermatogenèse humaine, appelée cycle spermatogénétique, est de 74
jours. La méiose spermatocytaire débute à la puberté, immédiatement après une phase de
multiplication des spermatogonies. Ces spermatogonies se sont développées à partir des cellules
germinales primordiales qui ont colonisé le testicule fœtal
Le cycle de l’épithélium séminal
L’observation, en coupe transversale, des tubes séminifères montre qu’ils n’ont pas tous le même
aspect, c’est à dire qu’ils n’ont pas la même composition en cellules germinales de différents types
Chez l’homme, on peut observer 6 associations préférentielles de cellules germinales entre elles
définissant les 6 stades de l’épithélium séminal
Ces stades sont dus à une entrée en mitose cyclique et régulière des spermatogonies associée à une
durée d’existence variable de chaque type cellulaire pendant la spermatogenèse
Les spermatogonies entrent en division de façon périodique, tous les 16 jours.
Parallèlement à ce phénomène, chaque type de cellule germinale a une durée de vie différente.
Les spermatozoïdes libérés par l’épithélium séminal sont transportés le long de l’épididyme pendant
12 jours supplémentaires. Ainsi, le cycle complet de la spermatogonie jusqu’au spermatozoïde
mature dure 86 jours.
74j
23j
1j
23j
18j
9j
Chacun des 6 stades se répète tous les 16j = durée du cycle de l’épithélium séminal
Cycle spermatogénétique = 74j ~ 4 cycles et demi de l’épithélium séminal
OVAIRES
Les fonctions de l'ovaire sont l'ovogenèse et la stéroïdogenèse. L'œstrogène et la progestérone
préparent l'endomètre de l'utérus pour l'implantation et le maintiennent en cas de fécondation.
La surface de l'ovaire est couverte d'un épithélium simple (cubique ou pavimenteux) continue avec le
mésothélium du péritoine
La tunique albuginée est une couche de tissu conjonctif dense,au-dessous de l'épithélium.
Le Cortex ovarien est formé de 2 composantes:
1. Stroma cortical : (tissu de soutien) formé des fibres du tissu conjonctif et d'un grand nombre
de cellules du stroma
2. Les follicules ovariens formés d'ovocytes et de cellules folliculaires. Ces follicules sont dans
différents stages.
La médullaire est formée de tissu fibro-élastique lâche, quelques muscles lisses, des vaisseaux
sanguins et lymphatiques ainsi que des nerfs Les vaisseaux et les nerfs rejoignent la médullaire à
travers le hile.
Ovogenèse
1. Les ovogonies sont les cellules germinatives. Chez le fœtus féminin, au cours du 2e trimestre
de la grossesse, toutes les ovogonies augmentent de taille et se nomment ovocytes de 1er
ordre (ovocytes I).
2. Les ovocytes I commencent la prophase de la 1ère division méiotique; ils restent bloqués à
cette phase jusqu'à ce que les cycles ovariens et menstruels commencent à la puberté.
3. À chaque cycle quelques-uns des ovocytes I continuent à se développer. Juste avant
l'ovulation, l'ovocyte I complète la 1ère division méiotique. Résultats : formation de l'ovocyte
du 2e ordre (ou ovocyte II) ainsi qu'un 1er globule polaire (ce dernier contient l'excès du
matériel génétique).
N.B. Les ovogonies et les ovocytes I contiennent 46 chromosomes "2n" (22 autosomes et 2 sexes
chromosomes "XX" et sont des cellules diploïdes, tandis que l'ovocyte II est une cellule haploïde
i.e. 23 chromosomes "n" (22 autosomes et 1 sexe chromosome "X")
4. L'ovocyte II commence immédiatement la 2edivision méiotique, il s'arrête à la métaphase et
ne se complète qu'en cas de fertilisation.
Résultat : ovule + un 2e globule polaire. Le 1er globule polaire ne se divise pas, les globules
polaires dégénèrent.
N.B. L'ovogonie donne 1 ovule, tandis que la spermatogonie donne 4 spermatozoïdes.
Développement des follicules ovariens
Dans la partie externe du cortex ovarien, se trouve un grand nombre (600 000 - 800 000) de follicules
primordiaux.
1. Chaque follicule primordial est formé d'un ovocyte I entouré d'une seule couche de cellules
folliculaires pavimenteuses.
2. Formation des follicules primaires monocouches. À partir de la puberté, avec chaque cycle
menstruel (environ 28 jours), la sécrétion cyclique de F.S.H. (hormone folliculo-stimulante)
par l'hypophyse initie et stimule le développement d'un petit nombre de follicules
primordiaux (jusqu'à 20). Ceux-ci se transforment en follicules primaires monocouches
Résultats : Croissance de l'ovocyte, croissance des cellules folliculaires qui deviennent
cuboïdes.
3. Formation des follicules primaires multicouches : La sécrétion continue du F.S.H. induit la
multiplication des cellules folliculaires qui se stratifient et forment la granulosa, ainsi que la
croissance de l'ovocyte. L'ovocyte sécrète la zone pellucide qui est acidophile homogène et
formée de glycoprotéines Elle sépare la granulosa de l'ovocyte. Les cellules de la granulosa
autour de la zona pellucida forment la corona radiata. La formation de la thèque folliculaire
est due à la croissance des cellules du stroma ovarien qui entourent les follicules. N.B. Avec
la croissance des follicules, la thèque folliculaire se divise-en; thèque externe et thèque
interne
4. Formation des follicules secondaires
Durant leur croissance, les follicules se dirigent vers la région profonde du stroma du cortex. La
croissance est due à plusieurs facteurs: F.S.H., facteurs de croissance épidermale, facteurs de
croissance semblables à l'insuline et les ions de calcium. Quand le nombre des cellules formant la
granulosa est de 6 - 12 couches, des espaces remplis de liquide apparaissent entre les cellules de
la granulosa Ces espaces confluent pour former une cavité appelée l'antre. La granulosa sécrète
dans le liquide folliculaire une substance appelée l'inhibiteur de la maturation de l'ovocyte N.B.
Les follicules primaires et secondaires sont appelés follicules en cours de développement.
5. Follicules tertiaires (de De Graaf)
La croissance d'un seul follicule forme le follicule de De Graaf. Il se trouve dans toute l'épaisseur
du cortex et produit une élévation sur la surface de l'ovaire.
Juste avant l'ovulation, l'ovocyte I complète la 1ère division méiotique. L'ovocyte II ainsi que le
1er globule polaire en résultent.
LE SEIN
Organisation histologique
Le sein comporte d’avant en arrière le tégument, le tissu conjonctif sous-cutané, le corps mammaire,
renfermant la glande mammaire puis un tissu conjonctif lâche.
Le tégument mammaire comporte en son centre le mamelon entouré par l’aréole. La peau de
l’aréole et du mamelon est fine et possède de longues papilles dermiques. Le tissu conjonctif souscutané sous-jacent contient de nombreuses fibres élastiques et des faisceaux de cellules musculaires
lisses circulaires et radiaires dont l’architecture permet l’érection du mamelon. Les glandes de
Montgomery (d’un type voisin des glandes sudoripares) siègent dans l’aréole. Le long du bord
périphérique de l’aréole existent par ailleurs de grosses glandes sudoripares et des glandes sébacées
(qui en général ne sont pas associées à un follicule pileux). L’innervation sensitive de la peau de
l’aréole et du mamelon est richement développée (zone érogène). Le mamelon contient les canaux
terminaux des lobes mammaires appelés canaux lactifères.
Fonction
Chacune des deux glandes mammaires est une glande exocrine, tubulo-alvéolaire composée,
sécrétant le lait.
Son architecture est schématiquement superposable à celle des autres glandes exocrines composées.
On y trouve un système ramifié de canaux excréteurs terminés en cul-de-sac par des portions
sécrétrices tubulo-alvéolaires.
Chaque glande mammaire est constituée de 10 à 20 lobes drainés par des canaux galactophores
collecteurs « lactifères » s’ouvrant individuellement à la peau au niveau du mamelon. Chaque lobe
est lui-même constitué de lobules, chaque lobule étant constitué de tubulo-alvéoles correspondant à
la partie sécrétrice de la glande. Les lobes sont séparés par du tissu conjonctif dense et entourés par
du tissu adipeux abondant, de même les lobules sont entourés par du tissu conjonctif dense alors
que le tissu conjonctif intralobulaire (tissu conjonctif palléal) est lâche.
APPAREIL GENITAL FEMININ
L'utérus
La paroi de l'utérus est formée de 3 couches:
1. Périmètre: (péritoine, couche externe). Il est formé de mésothélium (épithélium
pavimenteux simple) qui recouvre un tissu conjonctif épais.
2. Myomètre: (couche moyenne). C'est la couche la plus épaisse, elle est formée de bandes de
muscles lisses et une quantité considérable de tissu conjonctif. Le myomètre est formé de 3
couches (presque impossible de les différencier)
3. L'endomètre (couche interne) L'endomètre ainsi que le myomètre subissent des
changements durant le cycle menstruel. Ces changements sont reliés au processus de
maturation des follicules ovariens. Après l'implantation, ils subissent une croissance
considérable. L'épithélium est cylindrique simple, possédant des cellules sécrétoires et des
cellules ciliées; la lamina propria est épaisse, elle est formée du tissu conjonctif qui contient
des glandes tubuleuses simples en continuité avec l'épithélium
Entre les 1eres règles et la ménopause, l'endomètre peut être divisé en 2 couches:
1. Couche basale profonde: Cette couche ne subit pas de changements majeurs durant les cycles
menstruels, elle n'est pas éliminée durant les règles, mais à partir de cette couche, une nouvelle
couche fonctionnelle se développe après l'élimination menstruelle.
2. Couche fonctionnelle superficielle: cette couche borde la lumière, elle subit des changements
durant les phases des cycles menstruels (hormono-dépendante). D'après la phase, elle peut subir une
prolifération, une sécrétion, une nécrose ou une élimination.
Cycle menstruel: L'endomètre subit des changements cycliques divisés en 3 phases)
Phase proliférative (oestrogénique ou folliculaire): Durant les menstruations, la totalité de la
couche fonctionnelle est éliminée laissant derrière elle la couche basale. La phase proliférative
coïncide avec le développement des follicules ovariens et la sécrétion de l'œstrogène
Phase sécrétoire (progestéronale ou lutéale) Cette phase coïncide avec le développement du
corps jaune et la production de la progestérone par le corps jaune.
Phase menstruelle: Au cas où il n'y aurait pas d'implantation, le corps jaune cesse de fonctionner
après 10 jours.
Le col utérin
Il diffère du reste de l'utérus. La musculaire contient plus de tissu conjonctif et moins de muscles
lisses. La lamina propria est plus fibreuse. L'épithélium est cylindrique simple, muco-sécrétant. Il
contient des glandes muqueuses endo-cervicales mais ne contient pas d'artères spiralées.
Des changements mineurs se produisent durant le cycle menstruel et il n'y a pas d'exfoliation. La
quantité et les propriétés du mucus cervical (glaire) sont très variables. Au milieu du cycle le mucus
est abondant (10 fois plus), clair, moins visqueux et alcalin. Ceci facilite les mouvements des
spermatozoïdes. À d'autres moments, le mucus est visqueux et imperméable aux spermatozoïdes
L'épithélium cervical s'exfolie constamment dans le vagin, un diagnostic précoce des tumeurs est
possible grâce à la cytologie cervicale de dépistage (Papanicolaou frottis cervical). À l'ostium externe
de l'utérus, l'épithélium du canal endocervical rencontre l'épithélium pavimenteux stratifié du vagin.
Les cellules de cette zone de transition sont le site primaire des cancers.
Trompes de Fallope
Les trompes de Fallope transportent l'ovule depuis l'ovaire jusqu'au corps de l'utérus (cavité utérine).
Elles sont également le site de la fécondation de l'ovule par le spermatozoïde. Après la fécondation,
la trompe transmet l'ovule fertilisé à la cavité utérine pour l'implantation. La paroi est formée de 3
couches:
Séreuse : Une mince couche de tissu conjonctif recouvert du mésothélium, épithélium pavimenteux
simple (péritoine viscéral)
Musculaire : La paroi musculaire lisse cause les mouvements péristaltiques.
Muqueuse : La muqueuse forme des replis, des ramifications et des enroulements, c'est pour cette
raison que la lumière est irrégulière. La muqueuse est formée d'un épithélium et d'une lamina
propria formé d'un tissu conjonctif lâche vascularisé.
L'épithélium: Cylindrique simple, contient 2 types de cellules:
Cellule ciliée : Plus haute et plus ciliée dans la période pré ovulatoire, elle se raccourcit
progressivement et perd quelques cils jusqu'à la menstruation (ces cellules s'hypertrophient durant
la phase folliculaire, stimulées par l'estrogène). La diminution de hauteur et du nombre de cils est
probablement un effet de la progestérone (durant la phase lutéale), puisque des changements
identiques surviennent et persistent durant la grossesse. Les cellules ciliées, associées au
péristaltisme, sont responsables de la migration ovulaire vers l'utérus et de la propulsion des
spermatozoïdes dans la direction opposée.
Cellule non ciliée ou cellule sécrétoire : La sécrétion a pour fonctions la nutrition de l'ovule, le
transport de l'ovule et de gêner le passage des microbes vers la cavité péritonéale.
Résumé
Séreuse: Tissu conjonctif mince recouvert d'épithélium pavimenteux simple (mésothélium)
Musculaire: muscle lisse, circulaire interne et longitudinale externe
Muqueuse: Chorion recouvert d'épithélium formé des cellules ciliées et des cellules sécrétoires non
ciliées. L'épithélium présente des replis. La lumière est irrégulière.
Le vagin
La paroi vaginale est formée de 3 couches:
Muqueuse: Elle présente plusieurs plis. Elle est formée d'un épithélium et d'une lamina propria.
L'épithélium est pavimenteux stratifié non kératinisant. Il n'y a pas de glande. La lamina propria est
un tissu conjonctif riche en vaisseaux sanguins , lymphocytes et en fibres élastiques, (responsable de
son élasticité).
Musculaire : Formée de muscle lisses. La division, en couches circulaires internes et couches
longitudinales externes, est mal définie
Adventice : Contenant de nombreuses fibres élastiques dans un tissu conjonctif riche en nerfs et
vaisseaux
APPAREIL GENITAL MASCULIN
Les voies génitales véhiculent les spermatozoïdes et modifient la composition du liquide séminal.Elles
comprennent les voies spermatiques proprement dites. Outre le transport des spermatozoïdes, les
voies génitales reçoivent les sécrétions des glandes annexes qui participent à l'élaboration du
sperme.
Ces voies se poursuivent par l'urètre, segment commun à l'appareil reproductif et à l'appareil
urinaire.
LES VOIES INTRA-TESTICULAIRES
Elles ont un faible diamètre et à leur niveau les spermatozoïdes sont immobiles (les tubes droits et le
rete testis ou réseau de Haller).
LES CONDUITS EFFERENTS
Anatomiquement, ils appartiennent à l'épididyme (dont ils constituent le Globus major).Il s'agit de 12
à 15 tubes de 20 cm de long qui émergent du hile testiculaire. L'épithélium est prismatique
polymorphe simple constitué de 3 types de cellules, des cellules prismatiques ciliées, des cellules
cubo-prismatiques à microvillosités apicales et des cellules basales
L’EPIDYDYME
Le conduit épididymaire est pelotonné pour former une masse épaisse et allongée, l'épididyme, qui
coiffe le testicule en cimier de casque. La partie crâniale, la plus volumineuse, où se jettent les cônes
efférents, constitue la tête de l'épididyme. Elle se poursuit par le corps puis par la queue de
l'épididyme. Cette dernière se continue par le canal déférent. L’épithélium est
prismatique/cylindrique pseudostratifié et repose sur une membrane basale. Il comprend 2 types
cellulaires : des cellules principales et des cellules basales.
Le conjonctif est dense et richement vascularisé. Il renferme des cellules musculaires lisses qui sont
le siège de mouvements péristaltiques spontanés assurant la progression des spermatozoïdes.
LES GLANDES ANNEXES
La Prostate
Elle est la plus grande glande accessoire chez l’homme. Elle sécrète une grande quantité de fluide
séminal. La sécrétion prostatique est blanche, fluide, riche en acide citrique, en amylase, en enzymes
fibrinolysines (qui liquéfie la semence coagulée déposée dans le vagin) et en phosphatase acide
(cette substance augmente en cas de cancer de la prostate).
Structure fibro – musculo – glandulaire
Capsule et stroma : Fibro-élastique riche en muscles lisses. La capsule donne naissance à des
septums qui divisent la prostate en lobules.
Glandes: 30-50 glandes tubulo-alvéolaires entourent l’urètre prostatique. Elles forment 3 groupes:
Un groupe de glandes muqueuses, un groupe de glandes sous-muqueuses et un groupe externe de
glandes prostatiques principales
La lumière glandulaire emmagasine habituellement un peu de sécrétions qui forment des petits
corps amylacés sphériques formés de lamelles concentriques.
N.B. Chez les personnes âgées, l’hypertrophie des glandes de la muqueuse et sous-muqueuse peut
aboutir à la compression de l’urètre, provoquant des troubles de la miction incluant la rétention de
l’urine.
L’épithélium glandulaire est variable
L’épithélium inactif: court, cuboïde / L’épithélium actif: stimulé par l’androgène, devient cylindrique
simple ou cylindrique pseudo-stratifié
Chez les personnes âgées, les corps amylacés sont calcifiés et forment des concrétions prostatiques.
L’urètre prostatique est tapissé d’épithélium de transition.
Les vésicules séminales
La paroi est formée des couches suivantes :
Adventice formée d’un tissu conjonctif contenant des vaisseaux et des nerfs.
Musculaire : des muscles lisses forment une couche circulaire interne et une couche longitudinale
externe
Muqueuse Elle présente un système de replis anastomosés qui permet d’obtenir une vaste surface
de sécrétion. Les sécrétions sont épaisses, jaunes, crémeuses. Elles contiennent des prostaglandines
et des sucres (principalement le fructose, le principal nutriment des spermatozoïdes.
Les composantes de la muqueuse et des replis sont :
Épithélium pseudo-stratifié cylindrique simple ou cuboïde, formé d’un épithélium cylindrique non
cilié et des cellules basales rondes. Dans la lumière, noter les sécrétions éosinophiles
Lamina propria formée d’un tissu conjonctif fibro-élastique.
LE PENIS
Le pénis est composé principalement de tissus érectiles et contient une portion de l’urètre.
Les Tissus érectiles sont entourés des tuniques albuginées (tissu fibro-élastiques). Le tissu érectile
est formé de larges lacunes vasculaires. Les trabécules sont formées du tissu conjonctif fibroélastique contenant des fibres de muscles lisses. Les lacunes sont bordées par un endothélium. Les 3
tissus érectiles sont le corps spongieux et les 2 corps caverneux.
L’urètre spongieux se situe dans le corps spongieux. L’épithélium qui revêt l’urètre spongieux, est
cylindrique stratifié ou pseudo-stratifié. Il devient stratifié pavimenteux près du méat urétral. La
muqueuse présente des invaginations appelées “les lacunes urétrales de Morgagni” qui contiennent
quelques cellules muqueuses. Des glandes muqueuses tubuleuses ramifiées appelées “glandes
urétrales” (de Littré) possèdent des conduits qui joignent les lacunes urétrales de Morgagni.
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