
nourriture. La question est ce que les animaux vont faire, si ils vont se baser sur
les indices spatiaux ou est-ce qu’ils vont refaire le même schéma habituel de
déplacement. Parmi les animaux certains vont avoir une activation de
l’hippocampe et pour d’autre une activation du striatum.
Au niveau des résultats (cf. figure 24), à 8 jour les sujets contrôles sont 80% à
tourner à gauche (se base sur les informations spatiales), si l’hippocampe est
désactivé (via anesthésie) on observe pas ce comportement. Le fait d’inactivé
l’hippocampe a des effets sur le comportement. A 8 jours, l’injection de
l’anesthésique au niveau du striatum n’a pas de conséquence.
A 16 jours, on voit qu’on observe pas du tout le même comportement qu’à 8
jours. 80% des animaux tournent à droite, choisisse donc la réponse motrice, ils
ne prennent plu en compte les informations spatiales. Si on inactive
l’hippocampe, ça n’a pas de conséquence, si on inactive le striatum, on observe
des résultats comparables à ceux observés à 8 jours (tourne à gauche, prend en
compte les informations spatiales).
A travers cette expérience, on voit qu’il y a une réorganisation dans les circuits
nerveux et qu’on va faire appel à des processus différents.
Un autre exemple de réorganisation des circuits nerveux impliqués dans la
MLT : chez HM il a été rapporté le fait qu’il est perdu un certain nombre de
souvenir remontant jusqu’à 7 ans avant l’opération, mais il n’a pas perdu les
souvenirs qui étaient antérieur. A partir de là s’est développé l’idée qu’au cour
du temps il y aurait un désengagement progressif de l’hippocampe dans le
stockage à long terme des informations. Dans le stockage à très long terme
interviendrait donc d’autres régions cérébrales, certains cortex. Pour perdre
l’ensemble des connaissances il faudrait une atteintes corticales généralisées.
On a montré cela chez l’animal, chez qui on a pas besoin d’attendre des années.
Dans une étude, des souris sont soumis à un apprentissage spatiale dans un
labyrinthe à 8 branches, seules 3 sont renforcées (nourriture) et toujours les
mêmes. On soumet ces souris à cet apprentissage, et une fois le critère de 80%
de réponses correctes on va les soumettre à un test de rétention, un groupe
soumis à 5 jours et un autre à 25 jours et on regarde les zones activées. Ce que
montre les résultats c’est qu’à 5 jours on a une activation de l’hippocampe alors
qu’à 25 jours ce n’est plu le cas, en revanche le cortex préfrontal n’est pas activé
à 5 jours alors que c’est le cas à 25. Pour montrer leur implication dans le test de
rétention, on a fait une deuxième étude cette fois-ci où les animaux sont soumis
à la même tâche et testés à 1 jour puis à 30 jours. Dans la deuxième étude il y a
des sujets contrôles, des sujets chez lesquels on inactive l’hippocampe et des
sujets où on inactive le cortex frontal.
A 1 jour seul l’inactivation de l’hippocampe a une incidence sur les
performances. A 30 jours si on inactive l’hippocampe, cela n’a pas de
conséquence. Inversement pour le cortes préfrontal.