Amphi (version 2)

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Pensées Politiques & Economiques
Chapitre 1 :
I.
Introduction
A. Courant néoclassique
Qu’est-ce que la microéconomie ?


Etude les comportements d’un individu type et tente par la suite de généraliser son comportement
afin de comprendre ce qui se passe au niveau global, c’est-à-dire à l’échelle de la société : on se
met à la place de l’individu (empathie)
Le tout est la somme des parties
Ex : taxe sur les sodas  que va faire l’individu ?
- Il consomme d’autres boissons : demande diminue
Rôle de l’Etat ?


L’Etat ne doit pas intervenir directement dans l’économie. Il doit seulement s’assurer que les marchés
fonctionnent correctement.
Il existe plusieurs types de marché : le marché des biens et services, le marché du travail et le
marché du capital.
Ex : le marché du travail avec les offreurs de travail (les ménages) et les demandeurs de travail (les
entreprises)
Equilibre des marchés et auto-régulation ?

Les marchés sont toujours à l’équilibre (O=D) : la variable d’ajustement est le prix.

-
En cas de déséquilibre : le retour à l’équilibre se fait automatiquement
Si O>D alors prix baissent donc O=D
Si O<D alors prix augmentent donc O=D
Ex : afflux réfugiés climatiques
- Quel est l’impact sur le salaire ? il baisse donc baisse du chômage
L’individu (homo economicus) ?

L’individu va toujours chercher son propre intérêt : cet « égoïsme » va être bénéfique pour la société
selon Adam Smith (« la main invisible »)

Les actions guidées par notre seul intérêt personnel peuvent contribuer à la richesse et au bien-être
commun. L’enrichissement se fait via les échanges.

L’individu est libre et exerce son libre arbitre sur les marchés : il est le seul à savoir ce qui est bon
pour lui.

La propriété privée rend possible cette liberté : toute entrave à celle-ci est vécue comme une
violation.

-
Ils sont parfaitement rationnels. 3 conditions :
L’information est parfaite
L’individu maximise sa satisfaction étant donné son budget (choisit ce qui est le mieux en fonction
de son argent)
La monnaie est un juste intermédiaire
-
Consommateur et producteur

Le consommateur va choisir différentes combinaisons de biens de manière à maximiser son bienêtre (ex : boulangerie)
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Pensées Politiques & Economiques

Le producteur va choisir différentes combinaisons de facteurs de production afin de maximiser son
profit (ex : fabricant de voiture)
Marginalistes

Les Néo-classiques sont également appelés « marginalistes » car ils raisonnent à la marge, d’où
l’importance de la dérivée en micro économie.
Ex : boulangerie
- L’enfant va acheter des bonbons tant que la satisfaction apportée par le dernier bonbon est
supérieure à son prix
Ex : fabricant de voiture
- L’entreprise va continuer de produire tant que la dernière unité produite est supérieure à son coût
de production
B. Le courant keynésien
Macro-économie


Etude des relations entre des variables globales comme le revenu, l’investissement, la
consommation, le taux de chômage…
Le tout est plus que la somme des parties
Ex : effet d’une augmentation de la consommation sur le chômage
Théorie générale




Keynes critique le principe de laisser faire et de l’autorégulation du marché dans Théorie générale
de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)
Les marchés sont en constant déséquilibre : le prix n’est pas une bonne variable d’ajustement.
Keynes raisonne en terme de circuit : ↑revenu  ↑consommation  ↑production  ↑investissement
 ↓chômage
La demande effective/anticipée est le moteur de l’économie, si la demande anticipée est élevée,
les entrepreneurs vont investir et donc augmenter leur production et embaucher.
Le chômage

Il existe du chômage involontaire. Son niveau dépend des anticipations des entrepreneurs. Si les
anticipations sont optimistes, le chômage va se réduire. En revanche, si elles sont pessimistes le
chômage va augmenter.
L’interventionnisme

-
L’Etat doit pallier aux insuffisances de marché et directement intervenir dans l’économie. Il a deux
outils en particulier : la politique budgétaire et la politique monétaire.
Politique budgétaire : l’Etat peut augmenter la demande effective en accroissant les dépenses
publiques.
Politique monétaire : le taux directeur (et donc les taux d’intérêts) peut être abaissé de manière à
relancer la consommation
Limite : ces politiques peuvent s’accompagner d’une augmentation de l’inflation
Illusion monétaire : augmentation du salaire mais également augmentation des prix  tendance à
plus dépenser car plus de revenus
La rationalité

Illusion monétaire : les individus sont plus sensibles à une variation du revenu qu’à une variation des
prix
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Pensées Politiques & Economiques
C. Tendance historique
crach boursier
(1929)
Choc pétrolier
(1973)
Politique
d'inspiration
Keynésienne
Crise actuelle
Politique
d'inspiration
Néo-classique
D. Lien avec les autres domaines
1. Science dure ?

-
Usage des mathématiques :
De nombreux économistes ont une formation en mathématiques ou en statistiques
Débat autour de l’usage des mathématiques (ENS et polytechnique)

-
Modélisation
Modélisation pour comprendre ou prédire
Exemple : quel sera le taux de croissance au prochain semestre ?

-
Méthode expérimentale :
Expérimentation avec groupe de contrôle et groupe de traitement
Exemple aux USA : l’ANPE est-elle efficace pour le retour à l’emploi ?

-
Nuances :
Peut-on mettre l’homme en équation ? complexité et hypothèse (homo economicus)
Au niveau des expérimentations, les hommes sont-ils aussi manipulables que des souris ? (effet
d’Hawthorne, problème éthique)
Existe-t-il des lois ? peut-on prédire des phénomènes de manière fiable ?
Adhésion de la communauté scientifique ?
-
Chapitre 1 : la rationalité
I.
La rationalité chez les néo-classique
A. Principe

-
Les individus sont parfaitement rationnels. La rationalité suppose trois hypothèses :
Information parfaite
L’individu maximise sa satisfaction étant donné son budget
La monnaie est juste un intermédiaire

L’individu sait ce que pensent les autres. Il peut parfaitement prédire leur comportement : facilite les
rapports humains et évite le chaos dans certaines situations puisque la situation est prévisible.

-
Hypothèse de rationalité fausse pour certains économistes dont des Néo-classiques mais :
Simplification nécessaire pour modéliser
Hypothèses fausses ne veut pas dire conclusions fausses
La rationalité n’est pas synonyme d’égoïsme. Le bien-être est une conception très large, qui peut
aussi inclure le bonheur des autres.
B. Non-intervention de l’Etat
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Pensées Politiques & Economiques



Les individus sont rationnels : ils savent exactement ce qu’ils veulent et ce que veulent les autres
L’Etat, qui détient moins d’informations, ne doit pas intervenir
De plus l’Etat ne doit pas adopter un comportement paternaliste.
C. Analyse coût-bénéfice


II.
Avant chaque décision, l’individu compare les coûts et le bénéfice
Problème éthique : la monétarisation du vivant est un moyen de préserver la vie (= refuser de
monétariser est souvent un prétexte pour ne pas agir)
La rationalité chez les Keynésiens
A. Principe

Les individus ne sont pas parfaitement rationnels : information limitée, émotions, peurs. Cela se
traduit par illusion monétaire, préférence pour la liquidité et prédictions des entrepreneurs.
 En l’absence d’intervention de l’Etat :
- Comportement irrationnel : ne satisfait pas toujours l’intérêt général
- Individu rationnel : idem
EX : passager clandestin
Une personne qui obtient et profite d’un avantage (bien ou service) qui a été obtenu ou produit par un
groupe de personnes, sans y avoir investi autant d’efforts (argent ou temps) que les personnes membres de
ce groupe (grèves ou transports en commun)
Ex : Société générale
Rumeurs parues dans le Daily Mail en août 2011 : la société générale est au bord de la faillite. Elle était due
à une mauvaise compréhension d’un article du Monde. Le titre a chuté de 22,5%  plainte déposée
auprès de l’AMF
B. Intervention de l’Etat

III.


Si les agents ne sont pas rationnels ou s’ils sont rationnels, il faut que l’Etat intervienne.
La théorie des perspectives
Les individus évaluent de façon asymétrique leurs perspectives de perte et de gain.
Les gens ont tendance à surestimer les pertes par rapport aux gains
Exemple : que préférez-vous ?
- Gagner 14 millions au loto
- Gagner 28 millions et être imposable à 50%

Il faut éviter de revenir sur les avantages des clients
Exemple : lettre de motivation
- Si vous embauchez ce candidat, votre entreprise se portera encore mieux
- Si vous embauchez un autre candidat ce sera une grosse perte pour votre entreprise
A. Biais d’ancrage
B. Autre
Chapitre 2 : le comportement du consommateur
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Pensées Politiques & Economiques
I.
La maximalisation de l’utilité
A. L’utilité


L’utilité correspond au niveau de satisfaction de l’individu. C’est une unité de mesure. Plus le niveau
d’utilité est élevé et plus l’individu est heureux.
L’utilité se calcule à partir d’une fonction d’utilité. Considérons un individu qui n’aime que les
pommes. Soit x le nombre de pommes mangées, soit la fonction d’utilité de l’individu :
U=U(x)=2√x
-
Situation A : il consomme 4 pommes : U(4) = 4
Situation B : il consomme 9 pommes : U(9) = 6
Situation C : il consomme 16 pommes : U(16) = 8

-
L’individu est plus heureux dans la situation C que la situation A (mais pas 2 fois plus heureux)
Utilité ordinale et pas cardinal : établissement d’un ordre de préférence des paniers de
consommation non pas une mesure quantitative de la notion de satisfaction.
Utilité marginale est décroissante : la satisfaction de la dernière unité consommée décroît à mesure
que l’individu mange des biens.
L’utilité marginale correspond à la dérivée
Principe de non-saturation : l’individu en veut toujours plus, jusqu’à l’infini

Avec deux biens le principe est le même. Sauf que cette fois dans la fonction d’utilité, il y a deux
biens que l’on notera x et y. Soit la fonction d’utilité suivante :
U=U(x;y)=2√(x+2y)

L’individu est capable pour chaque combinaison de bien associer un niveau d’utilité et donc de
classer les paniers.
Exemple :
- Situation A : il consomme 4 pommes et 2 bananes U=5,66
- Situation B : il consomme 2 pommes et 4 bananes U=6.32
- Situation C : il consomme 3 pommes et 3 bananes U=6
B. Les courbes d’indifférence

Une courbe d’indifférence indique toutes les combinaisons de deux biens qui procurent au
consommateur un niveau d’utilité identique. L’individu est indifférent entre chaque panier qui se
trouve sur la courbe

Les paniers situés sur des courbes d’indifférences plus élevées sont préférés à des paniers sur des
courbes d’indifférences plus basses

Les courbes d’indifférence ne peuvent pas se croiser. Aucune combinaison de biens ne peut avoir
deux niveaux d’utilité différents.

Les courbes d’indifférence sont convexes. Cela indique une préférence pour la diversité (illustré par
le taux marginal de substitution)
Taux marginal de substitution : il mesure la quantité d’un bien Y que le consommateur est prêt ç
abandonner pour obtenir une unité supplémentaire d’un bien X tout en gardant le même niveau
d’utilité.
-

Plus un bien est rare, plus sa valeur relative est grande. Si un individu a dans son panier beaucoup
de hamburger et peu de pizza, il demande beaucoup de hamburger en échange d’une pizza.
C. L’optimum du consommateur
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Pensées Politiques & Economiques




-
La contrainte budgétaire, appelée aussi droite de budget, montre les paniers que le consommateur
peut acheter en fonction de son revenu et des prix établis sur le marché.
Soit R le revenu, PX le prix du bien X et Y le prix du bien Y, QX la quantité de bien X consommée et
QY la quantité de bien Y consommée
L’individu consomme tout son budget :
PX.QX + PY.QY = R
L’individu ne consomme pas tout son budget
PX.QX+PY.QY < R
La droite de budget se déplace si des variations se produisent dans le revenu du consommateur ou
dans les prix des produits
La droite de budget fait une translation si le revenu varie et pivote si les prix varient
Panier d’équilibre : se situe à l’intersection entre la droite budgétaire et la courbe d’indifférence la
plus haute
A l’optimum les consommateurs choisissent la combinaison des biens qui maximise leur utilité dans la
limite de leur budget
Un panier optimal doit satisfaire les conditions suivantes :
Fournir au consommateur sa combinaison préférée de biens et services
Max U (x;y) : il doit se situer sur la droite de budget
II.
La fonction de demande totale
A. Demande individuelle

Prenons deux biens X et Y. Si le prix d’un des deux biens baisse, le prix de ce bien devient moins cher
par rapport à l’autre. L’individu va vouloir consommer plus de ce bien et moins de l’autre.
Exemple :
Une augmentation du prix de la pizza baisse la demande de pizza de l’individu.

-
Il existe des exceptions :
Les biens de luxe : lorsque le prix augmente, l’image du produit augmente (ex : chanel)
Les biens dont la qualité est difficile à évaluer. Prenons le cas d’un poulet. Si le prix est très bas, les
gens peuvent avoir un réel doute sur la qualité du bien, et refuser de l’acheter. S’il augmente, en
revanche, ils peuvent décider d’en acheter.
B. Demande totale

C’est la somme de toutes les demandes individuelles
C. Elasticité

L’élasticité prix mesure l’effet d’une augmentation du prix sur la demande du bien. On la calcule de
la manière suivante :
eprix = (ᐃQ/Q)/(ᐃP/P)

Lorsque l’élasticité est forte, une augmentation du prix baissera très fortement la demande.
L’entreprise aura donc intérêt à réduire au maximum ses prix afin d’attirer les consommateurs. Si elle
n’y parvient pas, elle pourra essayer de se différencier par la qualité des produits.

L’élasticité croisée mesure l’effet d’une augmentation du prix d’un bien sur la demande d’un autre
bien
eprix = (ᐃQx/Qx)/(ᐃPy/Py)
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Pensées Politiques & Economiques

Si e>0 : les biens sont substituables. Une variation du prix de Y entraîne une variation dans le même
sens des quantités demandée de X.
Exemple :
La hausse du prix de l’avion fait augmenter la demande pour le train


Si e<0 : les biens sont complémentaires. Une variation du prix de Y entraine une variation de sens
contraire des quantités demandées de X (ex : hausse du prix de l’essence entraine une réduction
de la demande pour les autoroutes)
Si e =0 : les biens sont parfaitement indépendants. Une variation du prix de Y n’a pas d’effet sur la
demande de X (ex : hausse du prix des cigarettes n’a pas d’effet sur la demande des tracteurs)
Chapitre 3 : les défaillances de marché
I.


II.



-
III.
Optimum de Pareto
La satisfaction d’un agent ne peut pas être augmentée sans réduire la satisfaction d’un autre agent
Intervention de l’Etat pour rétablir l’optimum de Pareto
Les externalités
L’activité d’un agent affecte la satisfaction d’un autre agent sans que le marché puisse
spontanément prendre en compte cette interaction et la traduire par un prix (ex : pollution de l’air)
Coût total = coût privé + coût social
Solution :
Etat fait payer le coût social via la mise en place d’une taxe ou la création d’un marché
Recours à la monétarisation pour estimer le coût total afin de fixer le montant de la taxe (ex : 10
tonnes de carbone = 1 mort+2 asthmatiques)
Utilisation de la méthode d’évaluation contingente (MEC) pour évaluer le coût social (pb : biais
hypothétique)
Les biens publics

2 critères :
-
Non excludabilité
-
Non rivalité
IV.


les monopoles naturels
investissements très lourds (CF très importants)
plus on produit, plus le Coût Moyen réduit
EX : production d’électricité

Etat va fournir lui-même les biens ou services
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