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« Communiquer en français : une valeur ajoutée pour les entreprises »
Table ronde – Palais Farnèse 18 mars 2014
La table ronde avait pour ambition de s’interroger sur la valeur ajoutée représentée par la langue
française dans le milieu professionnel. Après avoir posé le problème, Fabienne Rondelli, Attachée de
coopération éducative et linguistique de l’ambassade de France, a passé la parole aux différents
experts.
Au-delà des chiffres de la francophonie économique (26% des investissements mondiaux et 20 % des
échanges de marchandises), c’est l’influence des compétences linguistiques dans le recrutement qui a
été illustrée tout d’abord par Marie-Laure Belin, responsable du service Job Chambre : de
nombreuses offres de travail sont en effet chaque année réservées à des profils bilingues francoitaliens, notamment dans le domaine du commerce et de la vente. A noter qu’on dénombre 1100
filiales françaises en Italie et 550 filiales italiennes en France. Le cas de langue française au Québec et
de ses relations avec l’anglais, notamment en Amérique du Nord, a par la suite été analysé par Michel
Renaud, conseiller «en francisation » et auteur du « Guide des bonnes pratiques linguistiques dans les
entreprises » (Office québecois de la langue française). Enfin, Nicolas Diers, Conseiller pour le
commerce extérieur de la France et chef d’entreprise, est parti de l’expérience de sa propre famille bilingue et biculturelle – pour démontrer non sans humour qu’il est indispensable de connaître la
culture et les valeurs éducatives de son interlocuteur si l’on entend s’inscrire son entreprise dans la
durée et éviter les malentendus. Rappelant que la France et l’Italie sont l’un pour l’autre le second
partenaire économique, alors que tout le monde semble étrangement l’ignorer des deux côtés des
Alpes, M. Diers a souligné l’excellence des relations professionnelles des Français et des Italiens, et
surtout leur profonde complémentarité de méthode et d'approche des savoirs et savoir-faire. Ce que le
double diplôme franco-italien EsaBac incarne parfaitement, comme l’a souligné Fabienne Rondelli,
Consacrée à la coopération entre entreprises et monde de l’éducation, la seconde partie de la table
ronde a permis Michel Volpi, de l’Institut Erasmus+ ISFOL, d’évoquer avec force l’importance
fondamentale qu’accordent 9 citoyens européens sur 10 à la maîtrise des langues étrangères ; 98 %
affirment même que les compétences langagières seront positives pour le futur de leurs enfants.
Concernant les projets participant en Italie au Label européen pour les langues du secteur
professionnel (Leonardo da Vinci), la langue française arrive en 4ème position des langues cibles
après l’italien, l’anglais et l’allemand. Enfin, Marie-Pierre Escoubas-Benveniste, Professeurchercheur en linguistique à la faculté d’économie de la Sapienza, a conclu les échanges en inscrivant
l’évolution du concept de français professionnel dans l’histoire de la linguistique à l’Université (du
français fondamental dans les années 1950 à nos jours) et a plaidé pour une « cohabitation raisonnable
et juste, parce que fondée sur la réciprocité, du français professionnel et de l’italien des
professionnels. »
Ainsi, le débat final entre la salle et le public a confirmé l’attente très forte des partenaires aussi bien
français qu’italiens envers une meilleure prise en compte de la valeur professionnelle des compétences
en langue française.
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