Rappels - les chromosomes, le cycle cellulaire, génotypes et

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Tale S, SVT, 2007-2008
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Rappels
- les chromosomes, le cycle cellulaire, génotypes et phénotypes Õ Un chromosome métaphasique observé au MET.
L’ADN est associé, dans le noyau des cellules eucaryotes, à
des protéines pour former la chromatine. Cette chromatine est
diffuse dans l’ensemble du noyau. Au moment d’une division
cellulaire (en prophase) cette chromatine se condense, pour
former une structure compacte : le chromosome métaphasique
(= condensation maximale au moment de la métaphase),
visible en microscopie optique.
× Structure d’un chromosome ×
Un chromosome est composé d’une ou de deux chromatides (voir ci-dessous). Chaque chromatide est formée par une
unique molécule d’ADN. Les deux chromatides sont strictement identiques : mêmes gènes, et mêmes allèles de ces
gènes.
× Le cycle cellulaire ×
Chromosomes homologues (= autosomes) : Chez une espèce diploïde (cf. II du cours), chaque chromosome est
présent en deux exemplaires. Ces deux chromosomes homologues possèdent les mêmes gènes, mais peuvent présenter
des allèles différents.
Chromosomes sexuels (= gonosomes) : Chez les mammifères, XX chez les femelles et XY chez les mâles.
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Génotypes :
Le génotype est la description des allèles des gènes présents chez un individu. Pour individu diploïde, il s’agit donc
d’indiquer quels allèles sont portés par les chromosomes, en faisant apparaître les paires de chromosomes homologues.
Règles :
- On sépare par un (ou deux) trait horizontal les allèles de deux chromosomes homologues.
- On sépare par une virgule les chromosomes, et de même par une virgule les gènes portés par un même
chromosome.
Exemple :
Ö
(
A1 , B1 C 1
,
A2 , B1 C 3
)
Phénotypes :
Le phénotype est l’ensemble des caractères exprimés par l’individu. Il est noté entre crochet (obligatoirement !).
Exemple :
Supposons que les allèles A1, B1 et C1 soient dominant (dans notre exemple précédent) par rapport aux autres allèles.
Le phénotype de l’exemple précédent s’écrira donc :
[A1 B1 C1]
Selon les cas, on pourra utiliser le nom d’un allèle dominant, ou un mot descriptif. Par exemple, si le phénotype est
d’avoir des yeux bleus, on ne notera pas forcément des allèles pour le phénotype, mais simplement : [yeux bleus]
Hétérozygote : (pour un gène) cas où les deux chromosomes homologues présentent deux allèles différents
Homozygote : (pour un allèle d’un gène) cas où les chromosomes homologues portent le même allèle
Dominant : allèle qui s’exprime seul dans le phénotype, chez un individu hétérozygote (l’autre allèle présent est donc
récessif)
Récessif : allèle qui ne s’exprime pas dans le phénotype, chez un individu hétérozygote (l’autre allèle présent est donc
dominant)
Codominant : cas où deux allèles s’expriment en même temps dans le phénotype, qui présent alors des caractères
intermédiaires entre ce qui serait observé chez les homozygotes
Un exemple : les groupes sanguins
Les groupes ABO correspondent à un gène,
présentant trois allèles principaux : A, B et O
(ou IA, IB, IO). Le gène code pour une enzyme,
qui rajoute un sucre sur une courte chaîne
glucidique présente sur la membrane
plasmique des hématies (globules rouges).
- l’allèle A code pour une enzyme rajoutant un sucre (le N-acétyl-galactosamine) ;
- l’allèle B code pour une enzyme rajoutant un sucre différent (le galactose) ;
- l’allèle O code pour une enzyme non fonctionnelle.
A et B sont donc dominants par rapport à O, qui est récessif. Mais A et B sont codominants entre eux.
Génotype
Chaîne glucidique sur la membrane des hématies Phénotype
A
A
B
B
ou
ou
A
B
O
O
A
O
B
O
[A]
[B]
et
[AB]
[O]
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