
DIAGNOSTIC DES METASTASES OSSEUSES
Reproduit pour l’ÉSO RHUMATO
recherchera des lésions métastatiques à distance de la lésion
symptomatique, notamment au niveau du bassin et du crâne.
La tomodensitométrie permet le plus souvent de préciser le caractère
malin de la lésion lytique ou condensante en précisant son extension ,
l'effraction de la corticale, et éventuellement l'envahissement des tissus
mous. Suivant la localisation, il peut également permettre de guider une
ponction-biopsie à visée diagnostique.
la scintigraphie osseuse qui est positive dans la majorité des lésions (à
l'exception de certaines métastases purement ostéolytiques, d'origine rénale
notamment) permet de préciser l'extension des métastases et permettra de
suivre l'évolution
l'IRM est particulièrement intéressante dans les métastases vertébrales.
Elle objective le plus souvent une diminution du signal en T1 et une
augmentation du signal en T2.
radiographie thoracique et échographie abdominale seront pratiquées
systématiquement soit pour préciser l'étiologie des métastases, soit comme
bilan d'extension.
3° - ARGUMENTS BIOLOGIQUES
il existe le plus souvent un syndrome inflammatoire avec élévation de la VS
et de la CRP.
des anomalies des paramètres phosphocalciques sont possibles avec
hypercalciurie associée ou non à une hypercalcémie.
Une élévation d'un ou plusieurs marqueurs tumoraux est un élément diagnostique important
et permet souvent d'orienter le diagnostic étiologique. Une élévation de l'antigène carcino-
embryonnaire est rencontrée dans 75 % des cancers du colon, du rectum, du pancréas et du
poumon, dans 50 % des cancers de l'estomac et du sein, et dans 40 % des cas d'hépatome
ou de cancer de l'oesophage. L'alpha foeto protéine est significativement élevée dans 80 %
des hépatomes, 70% des tumeurs testiculaires non séminomateuses, ainsi que dans les
tératocarcinomes. Le CA 19-9 est plus volontiers augmenté dans les cancers digestifs,
notamment du pancréas. Le CA 15-3 est élevé dans les cancers du sein et éventuellement du
pancréas. Le CA 125 est élevé dans les cancers du sein, de l'ovaire et des séreuses (plèvre
et péritoine).
4° - ARGUMENTS CYTO ET HISTOLOGIQUES :
Lorsque le cancer primitif n'est pas connu, c'est souvent la ponction dirigée d'une
métastase osseuse sous échographie, sous amplificateur de brillance ou dirigée par
scanner qui permettra de faire le diagnostic, cytologique ou histologique (ponction au
trocart). Parfois il faut aller jusqu'à la biopsie chirurgicale. Le diagnostic
anatomopathologique peut être guidé par l'utilisation de marqueurs spécifiques de
certains cancers, à l'aide d'anticorps (anti-thyroglobuline, anti-kératine, marqueurs
lymphocytaires etc...). Parfois cyto et histologie ne permettent qu'un diagnostic
imprécis : adénocarcinome, cancer épidermoïde ou adénocarcinome indifférencié.
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL