
3) La somme de deux suites de Fibonacci est une suite de Fibonacci.
4) Une suite de Fibonacci multipliée par une constante est une suite de Fibonacci.
Ces trois derniers résultats sont immédiats à prouver.
5) Si (u) est une suite de Fibonacci considérée comme définie sur Z (voir Remarque de P2), alors la
suite (v) définie sur Z par vn=(-1)nu-n est aussi une suite de Fibonacci.
En effet, vn-1+vn-2=(-1)n-2(-u-n+1+u-n+2)=(-1)nu-n=vn.
Remarque : les résultats 3) et 4) se traduisent par le fait que l'ensemble des suites de Fibonacci est un
espace vectoriel sur R (la dimension de cet espace vectoriel sera précisée à l'exercice 1).
6) (F) étant la suite de Fibonacci telle que F0=0 et F1=1, (u) étant une suite de Fibonacci quelconque,
on a les relations suivantes :
• pour tout entier naturel , un+1=u0Fn+u1Fn+1,
et donc connaissant les termes de la suite (F), on peut donc obtenir tout de suite ceux de la suite
(u).
• pour tout nN*, un+1=u1Fn-1+u2Fn
•pour tout nN, tout pN*, un+p=Fp-1un+Fpun+1.
Pour la 1ière relation, une récurrence évidente le prouve :
• la relation est bien vraie pour n=0 et n=1
• supposons la relation vraie jusqu'au rang n(1) :
u0Fn+1+u1Fn+2=u0(Fn+Fn-1)+u1(Fn+1+Fn)=(u0Fn+u1Fn+1)+(u0Fn-1+u1Fn)= un+1+un=un+2, et la relation est
vraie au rang n+1.
On peut aussi procéder ainsi :
pour tout entier naturel n, on pose vn=un+1 et wn=u0Fn+u1Fn+1. Cf le 2) ci-dessus ces deux suites sont de
Fibonacci ; or v0=u1=w0 et v1=u2, w1=u0F1+u1F2 =u0+u1=u2, soit v1=w1 et d'après le 1) ci-dessus, ces deux
suites (v) et (w) sont égales, ce qui prouve le résultat.
Pour la 2ième relation, u1Fn-1+u2Fn=u1Fn-1+(u0+u1)Fn=u0Fn+u1Fn+1=un+1.
Pour la 3ième relation soit on fait une récurrence sur p (n est fixé), soit on remarque (à n fixé) que membre
de gauche et membre de droite sont des suites de Fibonacci qui sont égales pour p=1 et p=2.
Remarque : pour prouver des relations sur des suites de Fibonacci, on vient de voir deux méthodes :
récurrence ou utilisation du 1) ci-dessus de P3.
La formule de Binet ci-après peut donner, si besoin, une 3ième méthode.
7) (F) étant la suite de Fibonacci avec F0=0 et F1=1, alors
pour tout p dans N*, tout n dans N, Fp divise Fpn.
Si n=0 et n=1 c'est trivialement vrai.
Ensuite, cf le 6) ci-dessus, en prenant (u)=(F), on obtient Fk+p=Fp-1Fk+FpFk+1 :
en faisant k=p, on obtient Fp divise F2p,
puis en faisant k=2p, on obtient Fp divise F3p
"etc" (récurrence évidente).
Remarque : on verra d'autres preuves à la question 9 de l'exercice 1 ci-dessous et à P10.
P4->Soit (u) une suite de Fibonacci. En notant le nombre d'or ( est la racine positive de x2-x-1=0
cad =(1+5)/2=2cos(/5) et l'autre racine de cette équation est =(1-5)/2), pour tout entier naturel
n on a :