en défauts (p 18). En effet, un grand pouvoir est attribué à la science
médicale. Mais quand il y a une mauvaise nouvelle, on se sent
« lâché » par la médecine et on le reproche à son représentant càd le
médecin (p 18)
ii. Crainte de l’ échec thérapeutique, comme s’il y avait toujours un
responsable à la souffrance, croyance qui découle de celle,
entretenue par le scientisme, que la médecine aurait remède à tout.
De telle sorte que la maladie, la souffrance et la mort sont toujours
attribuées à une défaillance du système médical plutôt qu’à une
dimension de la condition humaine ! Cette crainte de l’ échec ou de
l’impuissance thérapeutique et renforcée par
1) les études médicales qui éduquent à dépister, traquer et
traiter un maximum de situations pathologiques
2) le contexte social qui alimente la conviction que tout
individu a un droit absolu à être guéri et que dès lors, en
cas de non-guérison, il y a un responsable, un coupable et
une victime qui a droit à un dédommagement (p 19)
d. peur d’un domaine inconnu : « compétence » qui n’ a pas été acquise et qui
ne bénéficie pas encore de « conduites standardisées » selon des normes
admises par la profession.
e. Peur de provoquer une « réaction secondaire » (p. ex. les pleurs) et de ne
pas pouvoir y faire face.
i. Or, « se taire » ne fait pas disparaître la maladie
ii. Le médecin n’est pas « coupable » de la réaction du patient
iii. Mais il a la responsabilité de la manière dont il conduit l’entretien
f. peur de ressentir des émotions et d ‘exprimer des sentiments.
g. Peur de la maladie et de la perspective de sa propre mort
h. Peur de la hiérarchie médicale
Finalement, le problème fondamental est d’avoir à affronter la mort ou l’idée de celle-ci
! du côté de la société :
o on ne meurt plus à la maison
o espérance d’une longue vie sans maladie puisque la médecine a fait de tels
progrès
o prépondérance de l’argent
o privatisation de la religion
! du côté du patient : craintes multiples
Hélène Kubler-Ross avait tenté de décrire les étapes successives par lesquelles était
sensée passer toute personne mise en face d’une maladie grave : dénégation, colère,
marchandage, dépression, acceptation. Ce modèle est trop stéréotypé et centré sur la
maladie plutôt que sur le patient. Chacun en effet, réagit plus en fonction d’un
répertoire d’émotions et d’expériences engrangées tout au long de son histoire
personnelle (p 28). Le patient réagit donc plus en fonction de ces données
personnelles que selon un processus standardisé supposé universel : chacun réagit en
fonction de son être et non pas en fonction d’étapes supposées du processus ou de la
maladie. Le modèle de Kubler-Ross ignore l’ angoisse, la culpabilité et l’ alternance