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pomme de terre 2005 1

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Pomme de terre
I- Origine, Historique et Importance économique
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•
Plante vivace, annuelle en culture.
Famille des Solanacées.
Origine
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Elle existe depuis plus de 8 000 ans avant JC.
Originaire de l'Amérique du Sud
Le centre de variabilité maximum de ces espèces se situe au cœur des Andes (Pérou, Bolivie).
Elle a été introduite en Afrique à la fin du 19ème.
En Algérie, les seules données existantes signalent la culture en 1856 mais en 1898 l’Algérie
figurait parmi les 1ere exportateurs de pomme de terre de primeurs.
II- Valeur nutritionnelle
•
•
•
La pomme de terre est le second aliment le plus consommé au monde après le blé.
Le tubercule contient environ les ¾ de son poids en eau, une quantité relativement élevée de
glucides (sucres), un faible taux de substances azotées et très peu de lipides.
Les glucides représentent la partie la plus importante de la matière sèche, qui est aux trois
quarts constituée d'amidon (fécule). Il existe dans le tubercule un équilibre amidon/sucres
solubles (saccharose, glucose, fructose) variable au cours du cycle de végétation et pendant la
période de conservation. Les autres constituants glucidiques importants sont la cellulose et les
substances pectiques.
III-Utilisation de l’espèce
1 Alimentation humaine
• Les pommes de terre sont consommées en alimentation humaine soit en frais, après cuisson
ou après une préparation industrielle.
• La composition du tubercule est le facteur qui déterminera sa destination. chaque type
d’utilisation exige des critères qualitatifs distincts.
Les tests de composition portent sur:
 Le taux de matière sèche : le % MS influence la texture et le croustillant des produits frits
 Le taux des sucres réducteurs,
 La décoloration après épluchage
 la coloration à la friture
 La texture des tubercules
2 Alimentation Animale
•
Les pommes de terre peuvent aussi entrer dans la ration des animaux de ferme. Très riches en
amidon, elles ont une valeur énergétique assez élevée (de 0,2 à 0,3 U. F. par kilo). Mais leur
teneur en azote est extrêmement faible (environ 10 g de M. A. D. par kilo). Elles sont utilisées
pour la nourriture des porcs, des bovins, des volailles. Généralement sous la forme ensilée
spécialement avec des variétés à très haut rendement, mais une moindre qualité, mais le plus
souvent on utilise les déchets et les écarts de trie et les grenailles.
-1-
3- Utilisation dans l’Industrie
Industrie alimentaire :
• transformation industrielle  chips, purée déshydratée, préparations surgelées...
• Féculerie: industrie de l’extraction des fécules
Industrie non alimentaire
• Extraction de la dextrine (polyholoside C6H10O5) qui dérive de αD glucose provenant de la
dégradation de l’amidon. Elle est utilisée dans la fabrication des colorants, des colles, des
encres, des produits pharmaceutiques et des explosifs très puissants. De l’alcool, glucose et
caoutchouc.
• Ex : 1 tonne de pomme de terre peut donner :
95 l d’alcool à 90°
ou 140 Kg d’amidon
ou 100 Kg de dextrine
ou 15 à 17 Kg de Caoutchouc
IV -La Plante
•
La pomme de terre contient différentes toxines, surtout dans les parties vertes, ainsi que dans
les fleurs et les bourgeons. La solanine qui est une toxine présente aussi dans le tubercule à
des doses faibles (< 10 mg pour 100 g) et concentrée surtout dans la peau. Elle n'est pas
éliminée habituellement par la cuisson car elle n'est détruite par la chaleur qu'au-delà de 243
°C. Son ingestion provoque rarement la mort mais peut causer des hémorragies, notamment à
la rétine.
1- Le système aérien


Les tiges aériennes, au nombre de 2 à 10, ou plus, ont un port plus ou moins dressé.
Les feuilles sont composées de grandes folioles dites primaires implantées par paire. Chaque
feuille est composée de trois à cinq paires de folioles et d'une foliole terminale.
La floraison

Se produit à une époque déterminée selon les variétés, elle peut être abondante, rare ou
pratiquement nulle. La couleur et le nombre de fleurs caractérisent les variétés. Les fleurs sont
généralement autogames, mais souvent stériles.
L’inflorescence

Apparaît à l’extrémité de la tige, la fleur est composée. L’avortement partiel des étamines est
un phénomène fréquent et de plus les fleurs ne produisent pas de nectar.
La fructification

Jamais abondante, le fruit (baie) vert quelques fois violacé contient une centaine de graines de
couleur jaune ocre. L’intérêt des graines est primordial en sélection amélioratrice.
2- Le système souterrain
 Les racines, nombreuses et fines, sont fasciculées et peuvent pénétrer profondément le sol s’il
est suffisamment meuble. Les racines se développent à la base des tiges aériennes et quelques
fois sur les stolons.
 Les tiges souterraines ou rhizomes, ou stolons sont courtes et leur extrémité se renfle en
tubercule qui se charge de réserves.
-2-
La morphologie du tubercule


Le tubercule porte des bourgeons qui peuvent se ramifier, il est issu d’un stolon (rhizome) par
hypertrophie de son bourgeon apical et possède toutes les caractéristiques anatomiques d’une
tige.
A l’un de ces pôles  talon ou ombilic se trouve le point d’attachement du stolon à l’autre
extrémité se trouve inséré l’apex principal entouré de bourgeons axillaires viables. Ces
bourgeons appelés des yeux sont botaniquement parlant des rameaux courts. Ils sont disposés
de façon alterne sur une spirale. À l'opposé de l'insertion du tubercule sur le stolon (talon), les
yeux rassemblés autour du bourgeon terminal forment la couronne. La peau est lisse ou
rugueuse de teinte jaune ocre, rouge violacé.
V - La physiologie de la plante
Le cycle de la plante comprend 4 phases :
1- Le repos végétatif
 A la mort de la plante, les tubercules sont incapables de germer, même dans des conditions
optimales de température et d’humidité : c’est le repos végétatif.
 La durée du repos végétatif varie selon :
- Facteurs liés au tubercule
Le calibre du tubercule
Le génotype
- Facteurs externes:
Le degré de maturation à la récolte
Les températures au cours de la saison de croissance
Les températures pendant la conservation (après la récolte)
L’endommagement mécanique des tubercules : cassures, maladies…




l’âge d’un tubercule commence à partir de sa formation dés son induction et non de la récolte.
On parle alors d’âge physiologique du tubercule.
Certains auteurs attribuent la dormance à un complexe inhibiteur qui se trouve dans le
tubercule. Un traitement à la gibbérelline s’oppose à l’action de ce complexe.
Pour d’autres auteurs la reprise d’activité du tubercule serait liée à une synthèse de
gibbérelline.
La dormance et la levée seraient liées à l’antagonisme de deux substances de type hormonal
qui selon leur concentration la dormance durera plus ou moins longtemps.
2- La germination

Après une évolution physiologique interne peu connue, les tubercules deviennent capables
d’émettre des bourgeons : c’est la germination.
 La levée de dormance se traduit par le départ de végétation. Le tubercule émet des bourgeons
en commençant par l’apex principal, cette germination dépend des facteurs externes : lumière,
température et humidité et des facteurs propres aux tubercules.
La vigueur de la germination annonce la vigueur de la croissance.
 La germination présente trois phases
o une phase de croissance LENTE (phase I) qui succède à la dormance ;
o une phase de croissance ACTIVE (phase II);
o une phase de croissance RALENTIE, pratiquement nulle (phase III).
L’incubation
 La croissance des germes commence au cours de la conservation (en germoir) et se poursuit
après la plantation. Le tubercule de pomme de terre en cours de conservation élabore la même
-3-




substance de tubérisation, et d’autant plus que la température de stockage est élevée. C'est
l'action cumulée de cette substance par le tubercule puis par le feuillage, qui déclenchera la
tubérisation. A la fin de cette période dite "phase d'incubation", les germes du tubercule se
mettent à former spontanément des tubercules-fils: ce phénomène, appelé « boulage » marque
la fin de cette phase: le tubercule a atteint le stade d'incubation". Planté à ce moment, il ne
lèverait même plus.
La courbe de croissance est une courbe sigmoïde classique, où l'on peut distinguer trois
phases: les phases I, II et III. Le germe peut effectuer toutes les étapes du développement,
alors qu'il ne dépend que du tubercule mère. C'est à la fin de la phase III de croissance des
germes que le stade d'incubation est atteint.
La rapidité d'incubation à une température donnée dépend de la variété: certaines variétés
incubent vite, d'autres plus lentement. Cette rapidité n'a aucun lien avec la précocité de la
variété. Le choix d'une variété doit tenir compte de l'équipement de conservation et de mise en
germination des plants.
Les variétés à incubation rapide exigent de très bonnes conditions de conservation: basse
température, stockage en clayettes, en vrac ventilé, ou en sacs. Leur germination ne devrait
intervenir que deux mois avant la plantation. Plus les conditions de conservation s'éloigneront
de cet optimum, plus les accidents culturaux (boulage, faiblesse végétative, pieds manquants)
seront à craindre.
Les variétés à incubation lente sont des variétés dites "rustiques". Leur conservation ne pose
pas de problèmes.
Les connaissances sur la tubérisation nous apprennent :
 Qu’au cours de son incubation, le tubercule se charge de doses croissantes de substance de
tubérisation, et qu’a chaque dose correspond un stade végétatif du tubercule.
 Qu’un degré d’incubation est irréversible et qu’un égermage ne permet pas de l’annuler pour
le reprendre à 0.
 Qu’a un germe faible, en troisième période (III) correspond une plante faible, chétive, sans
possibilités de croissance et de production, et qu’un germe vigoureux au contraire donnera une
plante vigoureuse, poussant vite s’enracinant bien et donc capable plus tard d’une forte
tubérisation.
3- La phase de croissance
 Un tubercule germé est planté en terre : ses germes se transforment en tiges feuillées, dont les
bourgeons axillaires donnent, au-dessus du sol des rameaux, et au-dessous, des stolons : c’est
la phase de croissance.
4-La tubérisation
 Au bout d’un certain temps, variable selon la variété et le milieu, les extrémités des stolons
cessent de croître et se renflent pour former, en une ou deux semaines, les ébauches des
tubercules : c’est la tubérisation. Aucun indice ne permet de déceler, sur les organes aériens,
le moment de cette ébauche des tubercules. Elle est déterminée par les facteurs internes du
tubercule mère et par les facteurs externes. C’est la phase finale du cycle, les jeunes
tubercules prennent naissance à l’extrémité des stolons qui cessent de s’allonger se renflent et
accumulent des réserves et grossiront jusqu'à ce que le système aérien devient inactif et le
tubercule entre en dormance et à ce stade il faut récolter.
IV- Physiologie de la tubérisation
•
La tubérisation est un phénomène hormonal, le tubercule mère et le feuillage sont les
principaux responsables de la tubérisation, aussi bien de son induction que de sa réalisation à
cela il faut rajouter les facteurs externes.
Les expériences tendant à tubériser des boutures racinées ont conduit à ses conclusions :
 Le feuillage élabore une substance de tubérisation qui agit à partir d’une certaine dose.
-4-
•
La croissance de la plante se ralentit ou s’arrête dés que la tubérisation se produit : croissance
et tubérisation semblent deux phénomènes qui s’opposent.
 La température et la photopériode (durée du jour) agissent ensemble sur la synthèse de la
substance de tubérisation :
• Les températures basses et les jours courts favorisent l’élaboration de la substance de
tubérisation : ces conditions sont favorables au départ de la tubérisation et défavorables à la
croissance.
• Les températures élevées et les jours longs favorisent au contraire la croissance et retardent
ou même arrêtent la tubérisation. Les variétés réagissent différemment à ces influences : leur
"longueur critique du jour", est différente selon les variétés.
 Les variétés à "longueur critique du jour" basse: sont en général des variétés tardives,
ayant un long cycle de végétation. Elles demandent à être plantées tôt, afin que leur feuillage
ait le temps de synthétiser suffisamment de substance de tubérisation pendant les jours courts
du printemps. Plantées trop tard, elles risquent de voir leur tubérisation arrêtée pendant les
périodes chaudes et de jours longs. La tubérisation reprenant plus tard donnera des tubercules
en "chapelets". C'est le phénomène de la "repousse".
 Les variétés à "longueur critique du jour" élevée: sont les variétés hâtives ou demi hâtives
qui peuvent être plantées plus tard sans que leur tubérisation soit perturbée.
V- Exigences pédoclimatiques
1- Exigences climatiques
La pomme de terre est une plante rustique qui est susceptible de se développer dans les régions les
plus variées. Son aire d’adaptation va des régions subtropicales aux plus froides.
La pomme de terre redoute:
 Les périodes de gel au moment du développement végétatif
 Les périodes de sécheresse qui sont extrêmement néfastes à des périodes critiques
 Enfin dans nos conditions les plantations de mai à juillet (combinaison de jours longs et de
températures hautes) font craindre des risques d’ordre physiologique (développement végétatif
exagéré au détriment de la tubérisation).
1-1 Température
La pomme de terre ne supporte pas les fortes et basses températures, elle demande assez peu de
chaleur et souffre à des températures excessives. La température optimale se situe entre 15 et
22°C, les températures élevées ont tendance à réduire la végétation et la tubérisation. La formation
du tubercule est optimale lorsque la température est inférieure à 18°C et que les jours sont courts
(12 h). Au contraire, le développement de l'appareil végétatif est favorisé par des températures
élevées (> 25°C) et des jours longs (entre 14 h et 18 h).
1-2 Les besoins en eau
Compte tenu de son origine, la pomme de terre a besoin d’une humidité assez abondante et
régulière car elle transpire beaucoup pour d’une part abaisser sa température foliaire et d’autre
part sur le plan métabolisme maintenir ses stomates ouverts pour une bonne activité
phytosynthètique. La durée de la végétation étant courte. Il faudrait lui assurer une alimentation en
eau suffisante et régulière principalement par une bonne préparation du sol.
Les besoins en eau sont faibles en début de végétation (Les phases de levée et de prématurité ne
demandent pas beaucoup d’eau), très importants au moment de la croissance foliaire et de la
tubérisation (grossissement des tubercules entre le 40ème et le 60ème jour). Une bonne
-5-
alimentation en eau favorise le grossissement du tubercule. Il faut toujours cultiver la pomme de
terre en fonction de l’irrigation même dans les zones où la pluviométrie est abondante: Une
sécheresse intense ou brutale peut arrêter le grossissement des tubercules. Les excès sont nuisibles
car ils peuvent entraîner l’asphyxie; favorisant un développement foliacé excessif.
1-3 Lumière
L’élaboration de l’essentiel de la production en un temps très court nécessite une activité
photosynthétique intense sur un feuillage abondant et sain  une bonne luminosité est nécessaire.
2- Exigences édaphiques
Les exigences édaphiques de la pomme de terre sont faibles. Cette plante s'accommode de toutes
les terres, à condition que celles-ci soient suffisamment alimentées en eau. Elle préfère cependant
les terres légères, siliceuses ou silico-argileuses, humifères, meubles, aérées fraîches et au sous-sol
profond; elle tolère des pH assez bas (5,5-6).Si la plupart des sols se prêtent bien à la culture de la
pomme de terre, il convient d'éviter les sols battants (argileux), dont la préparation doit alors être
particulièrement soignée pour ne pas entraver l'épaississement du tubercule. Les terrains assez
profonds, frais, meubles et ne présentant pas d'excès d'humidité conviennent à la Pomme de terre.
VI- La préparation du plant- la plantation
 Bien conduire la conservation et la germination des plants  première condition d’une bonne
récolte. Le meilleur germe donne la meilleure plante.
 La culture réussira d'autant mieux que les tubercules seront plantés au cours de leur phase
active de germination (phase II), Ce stade est en général atteint deux mois après le départ de la
germination.
Il serait donc souhaitable, une fois fixée la date de plantation:
 de ne mettre les plants à germer que 2 mois avant cette date;
 de les maintenir auparavant à basse température pour ralentir leur incubation et leur
germination.
• La germination a lieu dans des germoirs locaux aménagés et qui répondent à certaines normes
de lumière, température et humidité.
Le germoir
Le local où on prépare la germination doit répondre à certaines normes:
 La lumière : doit y pénétrer abondamment, et non seulement la lumière naturelle, mais aussi
la lumière artificielle afin d'éviter l'allongement des germes qui doivent rester trapus et
colorés;

L'hygrométrie : doit y être élevée pour éviter la dessiccation des plants: 85 à 90 %, surtout
pendant la phase de germination. De l'eau répandue au sol peut suffire à la maintenir élevée;

La température : doit pouvoir y être contrôlée: 4 à 5°C en période de conservation (car le
germoir peut servir à stocker les plants durant cette phase). Une température plus élevée par la
suite, jusqu'à 18-20°, si l'on veut accélérer la germination.
La plantation
Au printemps, après la période de gelées, les agriculteurs mettent en terre, des plants, c'est-à-dire
des petites pommes de terre germées : c'est la plantation.
-6-
La densité de plantation et le calibre des plants influent sur le rendement et sur la grosseur des
tubercules obtenus. Selon le type de production recherchée (primeurs, consommation, plants), il
sera donc nécessaire d'adopter des combinaisons calibre- densité différentes.
Choix du CALIBRE des plants.
Le choix des plants repose également sur le calibre qui conditionne le nombre de tiges par plant et
par voie de conséquence, le nombre de tubercules par plant
o Gros calibres: davantage de tiges et de tubercules - fils, rendement souvent plus élevé, mais
plus grande proportion de tubercules petits et moyens.
o Petits calibres: moins de tiges et de tubercules - fils, rendement souvent plus faible, mais
davantage de gros tubercules.
Préparation du plant
Choix de la densité de plantation/hectare.
La réussite de la plantation s’exprime pour un calibre donné, en nombre de tiges/Ha.
 En bonnes conditions de culture (sol et eau) on choisira :
 Entre 180000 et 220000 tiges/Ha pour la production de consommation.
 300 000 tiges/Ha pour la production de plants
 En conditions plus sèches
 150 000- 180 000 tiges/Ha pour la production de consommation.
 250 000- 280 000 tiges/ha pour la production de plants
La plantation
La plantation peut s'effectuer à la main, à la charrue, au buttoir, ou billonneur, à la planteuse
mécanique. Il faut herser légèrement le sol après plantation. La plantation mécanique, la plus
utilisée, s'effectue à l'aide de trois types de machines:
VII- Classification des variétés
Les variétés de pomme de terre sont très nombreuses et diffèrent entre elles par un certain nombre
de caractéristiques morphologiques:
o forme du tubercule, finesse et couleur de la peau de celui-ci (jaune, rouge, violette), couleur de
sa chair (blanche, jaune), profondeur des yeux;
o forme, pigmentation et pilosité du germe; port de l'appareil végétatif; forme des tiges, des
feuilles, des folioles.
o Sur le plan cultural, les éléments de choix variétal sont la précocité de maturité, la précocité de
tubérisation, la productivité, la résistance aux parasites.
o La précocité de tubérisation est un élément de choix important en production de pommes de
terre primeurs.
Parmi les variétés précoces ou semi précoces, les variétés les plus rapides à former des tubercules
sont intéressantes pour des arrachages précoces. Selon la précocité de maturité, on peut distinguer
quatre groupes variétaux principaux :




Les variétés précoces (Sirtema, Ostara, Béa, Résy, Jaerla, Apollo, Eersteling, Belle de
FontenllY, etc.),
Les variétés semi-précoces (Bintje, BF 15, Stella, Viola, Spunta, etc.),
Les variétés semi-tardives (Ker Pondy, Rosa, Roseval, Baraka, Maritta, etc.),
Les variétés tardives (Ackersegen, Daresa, etc.).
Sur le plan commercial, les critères de choix variétal sont:
-7-
Des caractéristiques morphologiques, comme la coloration de la chair et la présentation du tubercule
(forme régulière, aptitude à l'épluchage mécanique);la qualité de la chair, caractérisée par la finesse de
celle-ci (dimension des cellules), sa tenue à la cuisson, sa teneur en fécule (amidon). Suivant ces
différents critères, on distingue:
•
•
•
Les variétés à chair ferme, fines, de bonne qualité gustative, à très bonne tenue à la
cuisson, comme Belle de Fontenay, BF 15, Stella, Rosine, Roseval et Rosa.
Les variétés de consommation, moins fines, souvent plus farineuses, de moins bonne
tenue à la. cuisson, comme Bintje, Ker Pondy, Sirtema, etc.
Les variétés féculières, riches en fécule, à chair grossière, comme Compagnon, Daresa,
Kaptahvandel, Saturna, Panther, Ultimus et Maritta] ;
VIII- La récolte
La récolte de pommes de terre primeurs est essentiellement commandée par l'évolution des cours;
on récolte bien avant maturité. Les tubercules de grande consommation ne doivent être arrachés
qu'à maturité complète (fanes desséchées, peau subérifiée), sinon ils se conservent mal.

La récolte est manuelle ou mécanisée. Il est fondamental d'attendre 03 semaines après le
défanage pour commencer la récolte. Ce délai permettra à la peau des tubercules de s'épaissir.
Certaines variétés supportent bien la récolte mécanique. D'autres peuvent au contraire être très
affectées par un tel traitement.
IX- Le défanage
 Objectifs du défanage
 Stopper la végétation lorsque les objectifs de rendement et de qualité sont atteints.
 Accélérer la maturation.
 Augmenter la fermeté de la peau et améliorer l’aptitude à la conservation.
 Limiter la grosseur des tubercules, produire le calibre souhaité (pour les plants :
obligatoire) ;
 Limiter la contamination par les virus en détruisant les parties aériennes des plantes
avant que les pullulations de vecteurs ne deviennent importantes;
 Pour les pommes de terre de consommation :
 limiter la teneur en amidon par un défanage précoce si souhait de l’acheteur. Par
contre, une bonne teneur en amidon favorise la conservation.
 Détruire les foyers de mildiou en cas de forte attaque et éviter les attaques de fin de
végétation.
 Freiner le développement tardif des mauvaises herbes.
 Faciliter les travaux de récolte.
 Deux méthodes de destruction des fanes sont possibles
 Le défanage mécanique est réalisé par des faucheuses, broyeuses, ou arracheuses de fanes.
 Le défanage chimique utilise plusieurs produits (le chlorate de soude, les colorants nitrés,
surtout le PCP en mélange au fuel domestique, le diquat,….).
X- La conservation
La conservation de la récolte dépend de sa destination et notamment de l'époque choisie pour la
vente. Elle a pour but de maintenir la puissance germinative des plants et de limiter au maximum
les pertes de poids par dessiccation ou d'avaries dues à des pourritures et garder sa valeur au
tubercule.
Le tubercule continue à vivre pendant la conservation. Ses trois fonctions vitales sont: la
respiration, la transpiration, et l'incubation se traduisant par la germination. Cette troisième
-8-
fonction n'intervient qu'après une phase de dormance. La réalisation de ces fonctions entraîne une
perte de poids: le tubercule vit sur ses réserves.
Les techniques de conservation doivent :
 limiter les pertes de poids,
 éviter les pourritures,
 ne pas modifier les qualités de goût des tubercules de consommation (les basses températures
4° pendant longtemps, provoquent la transformation réversible de fécule en sucre.
• La conservation débute à l’arrachage. Il faut cicatriser les blessures dues à l'arrachage et aux
manutentions. La cicatrisation se fait vite à chaud (20°). Il faut sécher la récolte rapidement.
• Il est recommandé de manipuler le moins possible les tubercules en cours de stockage, afin de
limiter la respiration et la transpiration et de se rapprocher le plus possible de la température
optimum de conservation (+ 4°) et d'un degré hygrométrique voisin de 90 %. Mais dans le cas
des tubercules de consommation conservés avec un "inhibiteur" de germination, cette
température peut être plus élevée (7 à 10°C) pour éviter la transformation de fécule en sucre;
• Il est recommandé aussi d'utiliser un bâtiment isotherme, pour éviter les gelées et d'empêcher,
par une ventilation, la condensation d'eau et l'accumulation de C02 ; et d'éviter le
verdissement en conservant dans un local sombre (pommes de terre de consommation).
 Le ralentissement du phénomène d'incubation est obtenu par abaissement progressif de la
température entre +2 et +4 °C dans le mois qui suit la récolte, mais au préalable, les plants
doivent être maintenus pendant 15 jours à une température comprise entre 12 et 15 C° 'afin de
favoriser la cicatrisation des blessures.
 l'inhibition de la germination
Les inhibiteurs chimiques sont présentés soit sous forme de poudres dégageant lentement des
vapeurs, soit sous forme de liquides diffusés par brouillard dans le circuit de ventilation. L'utilisation
des rayons gamma est autorisée pour la conservation des pommes de terre par irradiation depuis
1972.. L'intérêt de cette technique est la conservation de longue durée et l'absence de résidus. Mais le
procédé est assez coûteux.
IX- Stockage



Le stockage sous froid des plants de pomme de terre se fait dans des caisses palettes et placées
dans des chambres froides à une température comprise entre 2 et 4 °C qui permet de maintenir
leur puissance germinative pendant plus de 9 mois.
Le stockage de courte durée (moins de 3 mois) à une température de 10 C° est largement
suffisante pour obtenir un plant de qualité requise et au moindre coût
En Algérie, le stockage dans des magasins non réfrigérés peut être envisagé pour un
entreposage de transit ou pour un stockage de courte durée. Dans ces cas il faut disposer d'un
local couvert, éclairé, aéré et si possible doté d'une ventilation dynamique (extracteur d'air).
Cependant, il ne faut pas ignorer que dans les conditions estivales, les tubercules de pomme de
terre sont très vulnérables aux attaques de teigne pouvant causer des dégâts considérables.
IIX- Le conditionnement

Les producteurs transportent les pommes de terre dans des centres de conditionnement après
les avoir réchauffées pour diminuer leur sensibilité aux chocs.

Pendant la manutention, on veille à ce que la température soit supérieure à 10 °C. Dans les
centres, les pommes de terre sont soumises à des tests : analyse du taux de matière sèche en
relation avec l'aptitude à la cuisson, conformité à la réglementation sanitaire.

Avant d'être emballées, les pommes de terre sont triées, calibrées, lavées pour offrir aux
consommateurs une pomme de terre de qualité.
-9-
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