Rapport du stage au LRDEHM à Marrakech - Copie

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Université Hassan I
Faculté des sciences et technique Settat
Rapport du stage
Les analyses physico-chimique et
microbiologique des eaux au niveau
de LRDEHM de Marrakech
Master: sciences appliqués à l’environnement à FSTS
Présenté par : AIT DAHMAN HABIBA
Encadré par: Mme. Khadija FLATA, Mme Fouzia EL-OGRI
Sommaire
Introduction
3
Chapitre 1 Description de LRDEHM
4
Chapitre 2 Analyses microbiologiques des eaux
5
I. Introduction sur la microbiologie
5
II. Présentation de l’unité des microbiologies des eaux
6
III. Méthode d’analyses microbiologique des eaux
1- Les milieu de culture
8
8
1-1 Caractérisation
8
1-2 composition
8
1-3 Quelques milieux de cultures utilisées au niveau de l’unité
8
2. Méthode de recherche
10
2-1 Méthode d’incorporation à la gélose
10
3 les germes recherchés dans les type d’eaux à analyser
12
4 les tests de confirmation
13
5 Lecture et l’interprétation des résultats
13
Chapitre 3 Analyses physico-chimique des eaux
14
I. Les type des eaux à analyser et modalités de prélèvement
14
II les Analyses physico-chimique
14
1 les Analyses physique
14
2 les Analyses chimique
14
III Expression des résultats
23
IV Quelques résultats d’analyses effectuent au sein du laboratoire
24
Conclusion
25
2
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont participé de différentes façons à la réussite de mon
stage et plus particulièrement les personnes que je cite ci-dessous.
Monsieur Dr. Abdelaziz Ait Melloul, Directeur de laboratoire qui a bien
Voulu m'accueillir comme stagiaire dans son laboratoire et qui nous a
Accordé d’effectuer ce stage sous son honorable direction au sein du LRDHEM.
Madame Khadija FLATA, et Madame Fouzia EL-OGRI pour leur disponibilité, leurs conseils
avisés et leur sourire de tous les instants
Enfin, je remercie l’ensemble des employés de laboratoire Régional de Diagnostic
Epidémiologique et d’Hygiène du Milieu toujours disponibles et bienveillants qui m'ont fait
découvrir chaque poste.
3
INTRODUCTION
L’eau est un bien vital, indispensable à la vie. Elle ne doit pas être un bien marchand mais un
patrimoine commun qu'il faut absolument défendre et protéger pour l'intérêt de tous. Elle peut être
source de maladies. A cause de son lien étroit avec la santé, elle est devenue l'aliment le plus
contrôlé dans le monde. A fin de contrôler la qualité d’une eau, il est nécessaire d’effectuer des
analyses physicochimiques et bactériologiques qui révèlent la présence de gaz, de matières
minérales et de matières organiques en suspension ou en solution et éventuellement des microorganismes. Plusieurs de ces composants ont une origine naturelle en prévenance des roches, du
sol et de l’air ou de la vie humaine et animale. A ceux-ci vont s’ajouter les apports résultant des
activités humaines : urbanisation, industrie, agriculture. Les techniques physico-chimiques de
traitement des systèmes de transfert et de stockage, Peuvent aussi entraîner la présence de certains
réactifs et éléments dans les eaux d’alimentation, phénomène plus important que l’eau a une dureté
peu élevée et un pH faible. C’est la qualité et la quantité de ces divers constituants qui définissent
une eau, précisent son aptitude à diverse utilisation. Les laboratoires expriment les résultats des
analyses caractérisant une eau sous une forme simplifiée et plus ou mois codifiée, qui constitue
une sorte de langage conventionnel.
Dans ce rapport et afin de contrôler la qualité de l’eau, j’ai effectué des analyses physicochimiques et microbiologiques. L’intérêt de ces analyses est de déterminer les limites de qualité
d’eau qui fixe la qualité supérieure à ne pas dépasser, afin de ne pas nuire à la santé du
consommateur et assurer un confort pour les usagers.
4
Chapitre 1 : Description de LRDEHM
Le laboratoire LRDEHM est implanté au niveau de la préfecture de Marrakech et attaché à la
Direction régionale Marrakech Safi. Il représente le support technique des programmes de
prévention épidémiologique du ministère de la santé au niveau de la région.
Le laboratoire Régional de Diagnostic Epidémiologique et d’Hygiène du Milieu est structuré
comme suit :






Administration
Cellule du système qualité
Unité de microbiologie eau/aliments
Unité d’entomologie
Unité des maladies parasitaires
Unité de chimie des eaux
Les équipements du laboratoire couvrent ses différents domaines de compétences, notamment pour
:
 L’analyse bactériologique des eaux et des aliments
 L’analyse parasitologique
 L’analyse chimique des eaux
Cet équipement renferme des Hôtes et étuves bactériologiques, des autoclaves et fours de
stérilisation des appareils à distillation des pompes de filtration des centrifugeuses des
spectrophotomètres des lecteurs de colonies des microscopes… ect.
Les actions du LREHM ont pour objectifs :
 L’amélioration de la qualité de surveillance épidémiologique et de la santé de
l’environnement
 Le renforcement des actions d’hygiène et d’assainissement
 La détection des sources de contamination et des facteurs de risque
 L’augmentation du taux de confirmation des maladies transmissibles
 L’amélioration des prestations de contrôle sanitaire.
 La formation de stagiaires et recyclage des agents de la santé publique
 Le développement de la recherche appliquée et opérationnelle.
Le laboratoire a été l’initiateur d’une signature de convention entre la Délégation médicale et la
recherche Scientifique, il mène des activités de recherche scientifique qui lui confèrent de siéger
au jury de soutenances, de donner des séminaires et conférences et qui ont aboutis à des
publications et communications.
5
Chapitre 2: Analyses Microbiologie des eaux :
I.
Introduction sur la Microbiologie :
La microbiologie est la science qui étudie des organismes trop petits, les micro-organismes. Leur
taille est généralement inférieure à un millimètre : ils doivent être observés au microscope
(photonique ou électronique) et cultivés dans des milieux permettant leur croissance et leur
isolement. La microbiologie est divisée en plusieurs branches, en fonction du type de « microbe »
étudié
Virologie:
-Prions: 35000 Da
-Viroides 130000 Da
-Virus 25 à 30 mn
Mycologie:
Bactériologie :
-Levures 5 à 10 um
-Bactéries 0,2 à 10 um
-Moisissures
Microbiologie
Parasitologie:
Phycologie:
-Protozoaires 1-150
um
-Algues unicellulaires
10-50 um
-Hilminthes 1mm à
10m
Les filières de la microbiologie
La bactériologie ou l’étude des bactéries est, une branche de la microbiologie Les bactéries sont
des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées par une absence de noyau et
d’organites. La plupart des bactéries possèdent une paroi cellulaire glucidique. Les bactéries
mesurent quelques micromètre de long et peuvent présenter différent formes : des formes
sphériques (coque), des formes allongées ou en bâtonnets (bacilles), des formes plus ou moins
spiralées.
6
La forme physiologique d’une bactérie
II.
Présentation de l’unité de la microbiologie des eaux
Les analyses bactériologiques de l’eau ont pour but de mettre en évidence la présence de bactéries,
pathogènes, responsables d’infections humaines redoutables. Par une recherche directe des
germes pathogènes dans l’eau, qui semble être un excellent indicateur de sa qualité.
L’unité de la microbiologie des eaux se compose de deux salles techniques, une salle de
préparation des milieux, et une autre salle de laverie (stérilisation) et la destruction des déchets.
Le laboratoire de la microbiologie est équipé en matériels nécessaires pour la réalisation des
analyses microbiologiques demandées.
Matériels
Objectifs
Photo correspond
Boites des pétri
Le rôle principal est la
mise en culture des
microorganismes
Membrane
cellulosique
Retenu les bactéries
présentes dans l’eau par
la méthode de filtration
sur la membrane
7
Les étuves
Chaque étuve possède
une température qui
aider le développement
des microorganismes
Lecteur de colonies
Dénombrement
germes
Autoclave
Stérilisation des milieux
de cultures et matériels
recyclables dans 121°C
pendant 15 min
L’appareil de filtration
Permet de filtrer l’eau
de l’échantillon sur la
membrane cellulosique
des
Tableau: liste des matériels utilisé dans l’unité d’analyse microbiologique
III.
Méthodes d’analyses microbiologiques des eaux
1. Les milieux de culture
1.1. Caractérisation
Un milieu de culture est un support qui permet la culture de cellules, de bactéries, de levures,
de moisissures afin de permettre leur étude. En principe, les cellules trouvent dans ce milieu les
composants indispensables pour leur multiplication en grand nombre. Le milieu de culture idéal
doit contenir les éléments nutritifs indispensables aux activités métaboliques des microorganismes.
Sa composition doit répondre aux exigences nutritives des microorganismes à cultiver, exigences
qui varient selon les microorganismes, la culture doit respecter les conditions environnementales
dans lesquelles croissent habituellement les microorganismes, c’est pourquoi le milieu de culture
doit absolument être dépourvu de substance inhibant la vitalité des microorganismes, il doit
8
contenir en quantités suffisantes tous les nutriments nécessaires à la croissance et être placé dans
des conditions environnementales optimales : température d’incubation, pH, pression osmotique,
pression d’oxygène
1.2. Composition
Les substances nécessaires à la croissance bactérienne sont constituées par :
 Sources de carbone : constituée surtout par des glucides divers.
 Sources d’azote : composés minéraux et organiques assimilables tels des acides aminés,
NO3-, NH4+.
 Sels minéraux : chlorures, phosphates, sulfates,…
 Facteurs de croissance : métabolites essentiels que les bactéries sont incapables de
synthétiser (acides aminés, bases nucléique, vitamines)
1.3. Quelques milieux de cultures utilisées au niveau de l’unité
1.3.1 Milieu ordinaire
Gélose à l’extrait de levure
La gélose à l’extrait de levure est utilisée en bactériologie des eaux pour le dénombrement des
microorganismes revivifiables (Germes totaux) par comptage des colonies à 36 et 22°C. La
méthode vise à mesurer l’efficacité de fonctionnement du traitement des eaux potables et plus
généralement de tous les types d’eaux. Elle est particulièrement adaptée à l’analyse des eaux
destinées à la consommation humaine, y compris les eaux embouteillées et les eaux minérales
naturelles
Principe
Les substances nutritives apportées par la Tryptone Et les facteurs vitaminiques de l’extrait de
levure Favorisent la croissance de la plupart des bactéries à dénombrer
Milieu l’extrait de levure
1.3.2 Milieu sélective
9
Slanetz et Bartley
La gélose de Slanetz et Bartley est un milieu sélectif utilisé pour le dénombrement des
entérocoques intestinaux dans les eaux d’alimentation, les boissons, les eaux usées et divers
produits biologiques d’origine animale, par la technique de filtration sur membrane.
Principe
L’azide de sodium permet d’inhiber la croissance des microorganismes à Gram négatif.
Le TTC est un indicateur de la croissance bactérienne. Il est réduit en formazan insoluble à
l’intérieur de la cellule. Cette réaction se manifeste par l’apparition de colonies de couleur rouge à
marron
Milieu gélose Slanetz et Bartley
Gélose lactosée au TTC et au Tergitol
La gélose lactosée au TTC et au Tergitol permet d’effectuer les recherche et dénombrement des
Escherichia coli et des bactéries coliformes dans les eaux, notamment celles destinées à la
consommation humaine, par la méthode des membranes filtrantes
Principe
-Le Tergitol inhibe la croissance des microorganismes à Gram positif, limite l'envahissement par
les Proteus et favorise la récupération des coliformes.
-Les coliformes présentent des colonies de coloration jaune ou orangée, à l'intérieur d'un halo
jaune visible sous la membrane. Celui-ci est provoqué par l'acidification du lactose en présence de
l'indicateur coloré, le bleu de bromothymol.
-Les autres microorganismes présentent des colonies dont la coloration rouge est due à la réduction
du TTC en formazan insoluble.
-Les germes qui ne fermentent pas le lactose présentent des colonies entourées d'un halo bleu
10
Milieu gélose Tergitol
2
Méthode de recherche :
2.1. Méthode d’incorporation à la gélose
Cette méthode est la plus employée pour les analyses à but sanitaire. L’eau est inoculée par
l’incorporation dans un milieu strictement défini et non sélectif, elle donne une vision globale de
la contamination de l’échantillon, il permet aussi d’obtenir des résultats de précision correcte pour
l’échantillon contenant plus 30 germes par ml
Principe
-Transférer à l’aide d’une pipette stérile 1 ml de l’échantillon dans une boite de pétri,
-Entrouvrir la boite de pétri et ajouter le milieu de culture, préalablement fondu,
-Homogénéiser le contenu de la boite en faisant des mouvements circulaires de façon modérée,
Lorsque le milieu de culture se solidifier, incuber la plaque en position inversée à (36±2) °C
pendant 24h à 48h et (22±2) °C pendant 72h
2.2. Méthode de filtration
C’est une méthode consiste à filtrer l’eau de l’échantillon sur un support nutritif (Membrane
cellulosique de porosité 0.45 µm) permettant le développement des bactéries aérobie.
Cette méthode est particulièrement adapter à la recherche d’un dénombrement des bactéries dans
des milieux supposés stériles ou très faible pollués, c’est-à-dire contenant moins de 10 bactéries
par ml
Principe :
-Placer la membrane sur le porte-filtre à l’aide de la pince précédemment flambée puis refroidis.
-Agiter le flacon contenant l’échantillon, puis ouvrir et flamber le goulot de la bouteille.
-Verser soigneusement 100 ml d’eau à analyser de l’échantillon dans le porte-filtre.
-Allumer la pompe à vide pour aspirer l’eau de l’échantillon.
11
-Après avoir filtré l’eau de l’échantillon, retirer l’entonnoir du support et retirer la membrane à
l’aide de la pince et le mettre dans la boite de pétri.
Fermer la boite de pétri et l’incuber inversée dans la température
Filtration sur membrane
3
.Les germes recherchés dans les types d’eaux à analyser :
Type d’eau
Paramètres
recherchés
Température
d’incubation
Volume d’eau Méthode
a analysé
de
recherch
e
Milieu de Valeur
max Durée
culture
admissible/volu d’incubatio
utilisé
me
d’eau n
analysé
Eaux
d’alimentation
humaine non
conditionnées
(Eaux traitées
et eaux non
traitées)
-G.T (22±1°C)
-G.T (36±2°C)
-C.T (36±2°C)
-E.
Coli
(44±0.5°C)
-E.I (36±2°C)
- 1 ml
- 1 ml
100ml/dilution
100ml/dilution
100ml/dilution
-G.E.L
-G.E.L
-G.L TTC
- G.L TTC
-S et B
-I.G
-I.G
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
12
-100 ufc/ml
-20 ufc/ml
-00 ufc/100ml
-00 ufc/100ml
-00 ufc/100ml
-(68±4) h
-(44±4) h
-(22±4) h à
(44±4) h
-(22±4) h
-(44±4) h
-(44±4) h
Eaux
d’alimentation
humaine
conditionnées
- 1 ml
-0.1 ml et 1 ml
-250 ml
-250 ml
-250 ml
-250 ml
-I.G
-I.G
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-G.E.L
-G.E.L
-G.L TTC
-G.L TTC
-S et B
-cétrimide
-100 ufc/ml
-20 ufc/ml
-00 ufc/100ml
-00 ufc/100ml
-00 ufc/100ml
-Absence
-(68±4) h
-(44±4) h
-(44±4) h
-(22±4) h
-(44±4) h
-(44±4) h
- 1 ml
100ml/dilution
100ml/dilution
100ml/dilution
-100ml
-100ml
Eaux de source -G.T (22±1°C)
- 1 ml
naturelle
-G.T (36±2°C)
- 1 ml
-C.T (36±2°C)
-E.
Coli 250ml/dilution
(44±0.5°C)
-E.I (36±2°C)
250ml/dilution
-PMA (42±2°C) S.sp(001)
250ml/dilution
250ml/dilution
-500ml
-I.G
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-G.E.L
-G.L TTC
-G.L TTC
-S et B
-Cétrimide
-Chapman
-20 ufc/ml
-00 ufc/ml
-00 ufc/ml
-00 ufc/ml
-Absence
-00 ufc/ml
-(44±4) h
-(22±4)
à
(44±4) h
-(22±4) h
-(44±4) h
-(44±4) h
-I.G
-I.G
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-F.S.M
-G.E.L
-G.E.L
-G.L TTC
-G.L TTC
-S et B
-Cétrimide
-100 ufc/ml
-20 ufc/ml
-00 ufc/100ml
-00 ufc/100ml
-00 ufc/100ml
-Absence
-Absence
-(68±4) h
-(44±4) h
-(22±4) h
-24h
-(44±4) h
-(44±4) h
Eaux
piscine
-G.T (22±1°C)
-G.T (36±2°C)
-C.T (36±2°C)
-E.
Coli
(44±0.5°C)
-E.I (36±2°C)
-P.M.A
(42±2°C)
de -G.T (22±1°C)
-C.T (36±2°C)
-E.
Coli
(44±0.5°C)
-E.I (36±2°C)
-PMA (42±2°C)
-S.P (36±2°C)
Avec :
-G.T : Germes Totaux
-C.T : Coliforme. Totaux
-E. Coli : Escherichia .coli
-E.I : Entérocoque. Intestinaux
-P.M.A:Pseudomonas.aeruginosa
-S.P: staphylocoques.Pathogénes
-G.E.L:Gélose à l’extrait de levure
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-G.L.TTC : Gélose Lactosée au TTC
-Set B: Slanetez ET Bartley
-I.G: Incorporation à la gélose
-F.S.M : Filtration sur la membrane
4 Les tests de confirmation
Microorganismes
Test de confirmatif
Coliformes totaux
 Test de d’oxydase
Escherichia coli
 Production de l’indole
 Test de d’oxydase
Entérocoque intestinaux
 Confirmation sur milieu BEA
Pseudomonas aeruginosa
 Test de d’oxydase
 Confirmation sur milieu King B
 Production de l’ammoniac
Staphylococcus aureus
 Test coagulase
5 Lecture et l’interprétation des résultats
L’observation des membranes s’effectue directement après leur sortie d’incubation.
La lecture considère comme caractéristique les colonies présentant une coloration :
-Jaunes ou blanches ou oranges entourées par halo jaunes suspectes pour les staphylocoques
pathogènes sur milieu de Chapman.
-Jaunes suspectes pour les coliformes totaux et fécaux sur milieu gélose lactosée au TTC et au
Tergiltol7.
-Les colonies rouges brique suspectes pour les entérocoques intestinaux sur milieu de Slanetz et
Bartley.
-Coloration bleu-vert pour les Pseudomonas auruginosa sur milieu de Cétrimide
*Une fois les résultats sont rendus.ils sont interprètent selon la norme marocaine NM 03.7.001
Chapitre 3 : Analyses physico-chimiques des eaux
I.
Les types des eaux à analyser et modalités de prélèvement
Eaux potable à un robinet
- S’assurer que le point de prélèvement est propre
- Fermer le robinet
- Eliminer les éléments plastiques (filtres, brise-jets)
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- Désinfecter le robinet, utiliser le flambage en priorité Sinon, désinfection à l’aide d’alcool
70%, eau de Javel, Si vous n’avez aucune de ces possibilités, bien laver avec du savon de
ménage
- Ouvrir le robinet et laisser couler pendant au moins 30 seconde.
- Ouvrir le flacon sous le jet d’eau
- Remplir jusqu’au dernier trait.
- Refermer le flacon toujours sous le jet d’eau
- Fermer le robinet
Eaux non traitées (Eau de puits)
- S’assurer que le seau et la corde soient propres
- Remplir le flacon en versant directement du seau sans utiliser d’autre récipient
intermédiaire
Eaux de piscine
- Contrôles habituels de l’eau de piscine : prélèvement à l’opposé de l’arrivée de l’eau en
subsurface (entre 10 à 30 cm de la surface de l’eau) au moyen d’une perche de prélèvement
ou d’un flacon lesté. Sinon, sélectionner le point de prélèvement le plus approprié et le plus
représentatif : introduire le flacon à l’horizontale pour éviter le déversement du thiosulfate,
puis le redresser jusqu’à ce que le volume d’eau recueilli soit suffisant.
Eaux superficielles
- Utiliser une perche ou un flacon lesté avec un lien
- Prélever au moins à 2m de la berge, à mi-hauteur entre le fond et la surface
- Tirer le flacon en utilisant le lien ou la perche
- Fermer immédiatement
II.
Les Analyses physico-chimiques
1. Les Analyses physique
Température
Il est important de connaître la température de l’eau avec une bonne précision, en effet celle ci
joue un rôle dans la salubrité des sels et surtout des gaz, dans la dissociation des sels dissous donc
sur la conductivité électrique, dans la détermination du pH, pour la connaissance de l’origine de
l’eau et des mélanges éventuels. La mesure de la température (T°C) doit être sur place au moment
du prélèvement de l'échantillon à l’aide du thermomètre ou par l’appareil de mesure de la
conductivité ou du pH qui possèdent généralement une sonde de température intégrée
Le pH
Le potentiel Hydrogène est l’une des caractéristiques fondamentales de l’eau. Il est déterminé à
partir de la quantité d’ions d’hydrogène hydronium (H+) ou d’ions hydroxyde (OH-) contenus
dans l’eau.
Le pH d’une substance varie entre 1 et 14. Au-dessus de 7, l’eau est considérée comme basique et
la quantité d’ions OH- est supérieure à celle d’ions H+.
Au-dessous de 7, l’eau est acide : les ions H+ sont en quantités supérieures.
15
Quand les quantités de ces deux ions sont égales, l’eau est considérée comme neutre, et le
PH a une valeur aux alentours de 7
Mode opératoire
Le pH mètre doit être calibré (la calibration doit se faire en se référant au manuel).
-Mettre en marche le pH mètre et ajuster la température de la solution. (Le pH mètre type WTW
Inolab pH 1 est équipé d’une sonde de température).
-sélectionner le mode mesure par la touche M.
-Immerger l’électrode de mesure dans la solution.
-La valeur du pH à prendre est celle qui est stable pendant 30s.
-Retenir l’électrode de la solution rincer la avec de l’eau distillée.
-Le pH mètre est prêt pour une nouvelle mesure.
-La valeur du pH est sans unité.
La conductivité
La conductivité reflète la capacité de l’eau à conduire le courant électrique entre deux électrodes,
elle s’effectue à l’aide d’un conductimètre d’électrodes plongées dans l’eau. La mesure s’effectuer
à 20°
L’augmentation de la valeur de la conductivité est le signe d’un apport de substances dissoutes,
minérales ou polluantes : les eaux usées augmentent la conductivité de l’eau, ainsi que les
chlorures (salinisation de la nappe phréatique) et les autres ions (formes azotées, sulfates, etc.). La
conductivité de l’eau destinée à la consommation humaine doit être inférieure à 2700 µS/cm à
20°C. Selon la Norme Marocaine 037001.
Classification des eaux selon leurs conductivités
Valeur de la conductivité
50 à 400 µs/cm
400 à 750 µs/cm
750 à 1500 µs/cm
1500 µs/cm
Qualité d’eau
qualité excellente
bonne qualité.
qualité médiocre mais eau utilisable.
minéralisation excessive
Mode opératoire
Le conductimètre doit être calibré (la calibration doit se faire en se référant au manuel).
-Mettre en marche le conductimètre, et l’ajuster avec la température de la solution de mesure. (Le
conductimètre type WTW Inolab cond level 2 est équipé d’une sonde de température).
16
-Sélectionner le mode mesure par la touche M.
-Immerger l’électrode de mesure par la touche M.
-Choisir de préférence le mode «Auto-Read ».
-Une fois la mesure atteint une valeur stable, noter la valeur trouvée.
-Rincer l’électrode avec de l’eau distillée.
-Sécher l’électrode avec du papier filtre, et passer à une autre mesure.
-La conductivité est donnée en µS/cm
L’appareil de mesure (PH, Conductivité, Température).
17
Oxygène dissous
Dans l’eau l’oxygène est indispensable à la très grande majorité des organismes vivants dans l’eau,
la solubilité de l’oxygène varie en fonction de la températures et de la pression atmosphérique.
Ainsi ; l’eau froide peut contenir une concentration plus élevée d’oxygène dissous que l’eau
chaude.
L’oxygène dissous de l’échantillon se mesure avec un appareil
2. Les analyses chimiques
Les chlorures (salinité)
Les chlorures sont souvent naturellement présents dans les eaux souterraines, et certaines activités
humaines peuvent accroître leur concentration, comme l’industrie agro-alimentaire et le creusage
de puits près du littoral (l’eau de mer remplace peu à peu l’eau douce pompée). Dans l’eau, ils
peuvent procurer un goût salé, notamment sous la forme chlorure de sodium (le sel de table). Les
chlorures ne sont pas nocifs pour la santé, sauf pour les personnes qui souffrent d’hypertension. Ils
favorisent la corrosion et l’entartrage des canalisations, des pompes, des raccords de plomberie et
des chauffe-eau. La teneur en chlorures de l’eau destinée à la consommation humaine doit être
inférieure à 750 mg/L. selon la Norme Marocaine 037001.
: Mode opératoire
-Introduire 100 ml d’eau à analyser dans un erlenmeyer de 250 ml.
-Ajouter 2 à 3 gouttes d’acide nitrique pur.
-Ajouter une pincée de carbonate de calcium (le PH après cet ajout doit être neutre).
-Ajouter 3 gouttes de la solution de chromate de potassium à 10%.
-on verse à l’aide d’une burette une solution de nitrate d’argent N/10, jusqu’à apparition d’une
teinte rougeâtre, qui doit persister 1à 3 minutes. Soit V le volume verser de nitrate d’argent N/10.
Titre alcalimétrique simple (TA)
Le titre d’alcalimétrique correspond à la neutralisation des ions hydroxydes et à la transformation
des ions carbonates en hydrogénocarbonates par un acide fort.
Mode opératoire :
-Mettre dans un erlenmeyer 100 ml d’eau à analyser.
-Ajouter 2 gouttes de la solution alcoolique de la phénolphtaléine.
-Agiter, 2 cas peuvent se produire :
18
Absence de coloration rose :
Le TA=0, donc le pH de l’eau est inférieur à 8,3. On procède ensuite à la détermination du T.A.C.
Apparition de coloration rose :
Cela veut dire que l’eau est alcaline, on détermine alors le T.A :
Verser l’acide chlorhydrique N/10 goutte à goutte, en agitant constamment, jusqu’à décoloration
complète de la solution.
Soit n le volume versé de l’acide en ml.
Expression des résultats :
TA=n*c*5 (en °f)
n : le volume versé de l’acide.
c : le facteur de correction de la concentration de l’acide.
Titre alcalimétrique complexe (TAC)
Le titre d’alcalimétrique complet correspond à la neutralisation par un acide fort des ions
hydroxydes, carbonates et hydrogénocarbonates
Mode opératoire
Ajouter au contenu ayant servi à la détermination du TA s’il n’y a pas eu coloration, 2 gouttes
d’hélianthine, la couleur de la solution est alors jaune.
-Ajuster la burette au zéro et titrer de nouveau avec le même acide jusqu’au virage au jaune orangé
(pH=4,3)
-Soit n’ le volume versé de l’acide en ml.
Expression des résultats :
TAC= (n’-0,1)*c*5 (en °f)
n’ : le volume versé de l’acide.
c: le facteur de correction de la concentration de l’acide.
Oxydabilité à chaux (indice de permanganate)
Remarque
(1ml KMnO4 correspond à 0,1 mg d’O2)
19
Mode opératoire
Mettre dans un Erlenmeyer de 250ml :
100ml d’eau à analyser, (100ml d’eau distillée pour le témoin)
Ajouter 2ml d’acide sulfurique concentré(H2SO4) + quelques pierre ponces Porter à l’ébullition
douce ~ 94.4°C dans le bain marie pendant 10 minutes Ajouter 10ml de KMnO4 et maintenir
l’ébullition pendant 15 minutes Décolorer franchement par (10 ml) la solution d’oxalate de
sodium
On effectue un dosage en retour par kMnO4 selon le tableau suivant
L’échantillon analysé
Essai à blanc (témoin)
Témoin + 5ml d’oxalate de sodium
Volume de KMnO4 versé
A
Vb
b/2
On ajoute 10 ml (V2)
Apres 15 min au bain
marie
On ajoute 10 ml (V2)
On effectue un
dosage
D’oxalate de sodium
en retour par KMnO4
Expression des résultats :
L’indice au permanganate de l’échantillon (I) donné en mg d’oxygène /l
l’expression suivante :
est donné par
I= ((V1+a- VB)*V3 - V2*(c*f*16 /VS)
F: facteur de dilution éventuelle (s’il n’y a pas de dilution f=1)
C : Concentration en milimolle/litre de solution d’oxalate. Dans notre cas (5mmol/l)
20
Dosage des nitrates (au salicylate de sodium)
Préparation de la gamme étalon
Dans une série de flacons, introduire successivement
Tableau: établissement de la courbe d’étalonnage
Numéros
flacons
de Témoin
1
2
3
4
Solution
de 0
N- NO3− (ml)
1
2
5
10
Eau
(ml)
9
8
50
0
salicylate
de 1
sodium (ml)
1
1
1
1
Concentration
0
d’azote nitrique
(mg/l)
0,5
1
2,5
5
distillée 10
-Evaporer chaque flacon à sec au bain marie ou dans une étuve portée à 75-80 °c.
-Laisser refroidir.
-Reprendre le résidu par 2 ml d’acide sulfurique.
-Ajouter 15 ml d’eau distillée, puis 15 ml de la solution de tartrate double de sodium et de
potassium qui développe la couleur jaune.
-Mesurer l’absorbance à 420 nm.
-La courbe donne directement la teneur en sulfate, exprimée en mg/l.
Dosages des échantillons :
-Dans un flacon, introduire 10 ml d’eau à analyser, faiblement alcaliniser avec de la soude.
-Ajouter 1 ml de salicylate de sodium.
-Evaporer chaque flacon à sec au bain marie ou dans une étuve portée à 75-80 °c.
-Laisser refroidir.
-Reprendre le résidu par 2 ml d’acide sulfurique.
21
-Ajouter 15 ml d’eau distillée, puis 15 ml de la solution de tartrate double de sodium et de
potassium qui développe la couleur jaune.
-Mesurer l’absorbance à 420 nm.
NB :
-Pour obtenir la teneur en nitrate (NO3) en mg/l, il faut multiplier la valeur trouvée par 4,43.
-Si le taux des chlorures dépasse 200 mg/l, il faut ajouter une solution de sulfate d’argent 0,025 N,
et prendre cet ajout dans le calcul de la concentration des nitrates.
Dosage des nitrites
Mode opératoire
Préparation de la gamme étalon
Tableau : préparation de la gamme étalonnage de nitrites
Numéros
des Témoin
fioles
Solution
fille 0
étalon à 1 mg/l
(ml)
Eau distillée (ml) 50
1
2
3
4
5
1
2,5
5
7,5
10
49
47,5
45
42,5
40
Solution
de 1
1
1
sulfanilamide
(ml)
Agiter vigoureusement et attendre 5 minutes
1
1
1
Solution
(ml)
NED 1
Correspondance
en mg /l de NO2-
0
1
1
1
1
1
0,02
0,05
0,1
0,15
0,20
-Laisser au repos 10 min. Effectuer les lectures au spectromètre à la longueur d’onde de 543nm.
Dosages des échantillons :
-Introduire 50 ml d’eau à analyser dans une fiole jaugée puis poursuivre le dosage comme pour la
courbe d’étalonnage.
-La courbe donne directement la teneur en azote nitreux, exprimée en mg/l.
22
Spectromètre pour mesuré (sulfate, nitrate, nitrites
Dosage des sulfates
Les sulfates sont précipités en milieu chlorhydrique à l’état de sulfate de baryum. Le précipité
ainsi obtenu est stabilisé à l’aide d’une solution de Tween 20 ou de polyvinyl-pyrrolidone. Les
suspensions homogènes sont mesurées au spectromètre.
Mode opératoire :
Dans un tube, introduire successivement :
▪ 39 ml d’eau analysé
▪ 1 ml de HCL
▪ 5 ml de la solution de chlorure de baryum stabilisée
➢ Préparer dans les mêmes conditions un tube témoin en remplaçant l’eau à analyser par de l’eau
distillée. Agiter énergiquement et laisser reposer 15 mn. Agiter de nouveau et faire les lectures au
spectromètre à la longueur d’onde de 650 nm. Tenir compte de la valeur lue pour le témoin. Se
reporter à la courbe d’étalonnage.
23
Elaboration de la courbe d’étalonnage
Numéros des
fioles
Solution étalon
de SO42
Eau distillée
(ml)
HCL 1/10 (ml)
Solution de
chlorure de
baryum
stabilisée (ml)
Correspondance
en mg/l de
SO42-
III.
T
1
2
3
4
5
6
0
1
3
5
7
9
10
39
38
36
34
32
30
29
1
5
1
5
1
5
1
5
1
5
1
5
1
5
0
3
9
15
21
27
30
Expressions des résultats
Paramètre
Chlorure
T.A et T.A.C
HCO3Dureté totale
L’oxydabilité
Sulfates SO42-
Expressions des résultats
-La teneur en chlorure
[Cl–] =Versé*35,5(mg/l)
-[Cl–] >200 (V (Cl–) > 5,63)
Dans ce cas il faut demander une
solution de sulfate d’argent
Nitrates (F =1,1)
T.A = n (méq/l) = n*5(en °F)
T.A.C = ( V+V’-0.1)*5 (en °F)
[HCO3] =V’ *61 (ml)
TH=v*2 (en °F) = v*0,4(méq/l)
I=((V1+a-Vb)/b)*V3- V2*(c*f*16)/Vs)
(mg/l)
I= 2 + (a –Vb )
(si b=10)
Avec:
-V1 = 10 mL
-V2 = 10 mL
-V3 = 10 mL
-Vs = 100 mL
-C = 5 mmol/l
-f = 1 (en générale, si il y a de pas de
dilution)
Pour une prise de 39 ml, la courbe
d’étalonnage donne directement la teneur
en sulfates exprimée en mg de SO42par litre d’eau.
24
Nitrites
Lecture directe de la teneur en Nitrites sur
le spectromètre
Lecture directe de la teneur en Nitrates
sur le spectromètre
Nitrates NO32-
IV.
Quelques résultats d’analyses effectuent au sein du laboratoire
(LRDEHM)
Ech
Ph
1
2
3
7.48
7.64
7.13
T
( C)
29.5
29.7
27.4
ᵡ
(µs/cm)
1610
725
1823
Odissou
(mg/l)
3.65
3.46
3.11
[Cl-]
(mg/l)
450.85
145.55
497
TA
(°F)
0
0
0
TAC
18.5
22
34.5
KmnO4
(mg/l)
9.8
8.7
9.4
[SO4]
95.15
96.65
126.2
Avec :
Échantillon : 1
Eau de robinet de la ville settat
2
Eau de robinet de la ville Demnat
3
Eau de puis de la ville Marrakech
Commentaire :
L’échantillon analysé 1, n’est pas conforme à la norme 03.07.001
Norme
Paramètres
Température
PH
Conductivité
ClKMnO4SO24NO32NO2-
Valeur Maximale
Acceptable
6.5
2700µs/cm
750mg/l
50mg(O2)
400 mg/l
50 mg/l
0.5 mg/l
25
[NO3
2]
746.7
0.738
14.3
[NO2]
0
0
0
Conclusion
Le contrôle de la qualité des eaux potables est réalisé en se basant sur l’ensemble des procédures et
techniques d’analyses physiques, chimiques et bactériologiques appliqués au niveau du
laboratoire.
En effet, ce stage m’a permis de comprendre et apprendre à maitriser les différentes méthodes
d’analyses utilisées dans le laboratoire et leurs modes d’emploi et j’ai pris un aperçu sur
l'organisation administrative d'un laboratoire et l’esprit d’équipe qui consiste un élément majeur et
primordial dans la vie socioprofessionnelle
Finalement je tiens à exprimer ma satisfaction d’avoir pu travaillé dans de bonnes conditions
matérielles et un environnement agréable
26
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