COMMENT UN ENFER DE SOUFFRANCE EST DEVENU UN PARADIS D’AMOUR

COMMENT UN ENFER DE SOUFFRANCE
EST DEVENU UN PARADIS D’AMOUR
PAR LE POUVOIR PUR
DE L’AMOUR DESINTERESSE
Si la vie se perd en rêves et l’être dans le devenir, alors la création est l’éternelle saga de
la recherche d’une joie satisfaisante. De la richesse au pouvoir et aux belles situations, de
la renommée aux relations, les êtres humains s’interrogent partout à propos de cette joie
insaisissable et gratifiante qui pourrait apporter un sentiment de complétude et un sens
à leurs vies.
En février 2009, notre équipe de Heart2Heart a assisté à cette poursuite du bonheur et
l’a captée dans un cadre inhabituel une aile laissée sans surveillance et isolée d’un
grand hôpital de Bhubaneswar, la capitale de l’Etat indien d’Orissa, situé dans l’est de
l’Inde. Ce que nous y avons vu nous a simplement subjugués. Ce qui était autrefois un
lieu ‘’abandonné de Dieu’’ a aujourd’hui été transformé en un laboratoire d’amour pur
où des miracles se produisent presque quotidiennement. Comment en est-on arrivé là ?
Qui l’a fait ? Et finalement, qui est le plus heureux ?
Lisez cette histoire vraie et le point de vue que vous avez sur la vie pourrait bien ne plus
jamais être le même.
Imaginez que vous rendiez visite à un ami malade à l’hôpital. Il s’est bien rétabli et ceci vous
rend heureux. Finalement, vous le quittez dans un excellent état d’esprit. Mais en vous frayant
un chemin dans le dédale des couloirs de ce gigantesque hôpital, vous vous retrouvez par
hasard devant la porte d’une chambre glauque.
Vous ne savez pas très bien dans quel coin de l’hôpital vous êtes, mais ce que vous voyez
devant vous est simplement choquant. La puanteur insupportable qui émane de cette pièce
vous assomme comme une avalanche ; vous pouvez à peine respirer. Des gens couchés sur
des lits branlants ont l’air d’avoir été laissés pour morts – ils sont totalement abattus,
pratiquement sans vie. Vous vous demandez ce qui se passe dans cette chambre, au nom du
ciel. Vous êtes complètement déstabilisé. Puis, vous vous renseignez et vous apprenez qu’il
s’agit en fait d’un ‘’service’’, un prétendu service, où l’on ne traite pas les gens pour rétablir
leur santé, mais où on les laisse littéralement mourir.
‘’Comment est-ce possible ?’’
‘’Pourquoi est-ce ainsi ?’’
Votre cœur a mal et se révolte… puis quelqu’un dit : ‘’Ces gens n’ont personne qui se soucie
d’eux le moins du monde : ils n’ont pas de foyer, pas d’argent et ils sont victimes de maladies
terribles.’’
Vous regardez ces malheureux, totalement incrédule, pendant quelques secondes, mais vous
ne pouvez plus rester. Vous quittez l’endroit, mais seulement physiquement. La scène
pitoyable refuse de quitter votre esprit. Elle écartèle votre compréhension de la vie. Le gouffre
béant que vous voyez entre votre vie et la leur vous plonge dans l’introspection. Quelques
heures passent et l’agitation prend fin. Vous êtes maintenant quelqu’un de différent vous
avez décidé d’agir et pas simplement de réagir ! Vous êtes déterminé à changer cette partie du
monde.
Les plus pures motivations naissent des bas-fonds de la misère
Est-ce trop beau pour être vrai ? Une belle histoire inspirante, mais qui se limite à cela, parce
que la souffrance n’est-elle pas là tout autour de nous ? Mais si nous vous disons que c’est
une histoire authentique ! C’est, essentiellement, comment une initiative de service
formidable a démarré, il y a six ans, à l’hôpital de la capitale de l’Etat indien d’Orissa, dans
l’est de l’Inde.
Cette unique rencontre, à soulever le cœur, dans le service des ‘’patients inconnus’’ faite par
un jeune volontaire Sai a été le point de départ d’un mouvement de protection médicale
holistique qui compte aujourd’hui une trentaine de jeunes gens extrêmement motivés qui
consacrent leurs vies à alléger le fardeau de ces pauvres âmes. Chaque matin, il y a au moins
six bénévoles qui passent au moins trois heures à soigner et à guérir ces individus qui
souffrent. Et comme toutes les révolutions Sai, ce projet est également silencieux, mais très
puissant et vierge de tout désir de reconnaissance, de récompense ou de publicité.
Les jeunes volontaires Sai nourrissent, baignent et soignent Chaque matin, il y a au moins
personnellement les exclus avec un soin qui est simplement émouvant six volontaires heureux de servir
les malades
Une motivation supérieure et beaucoup de force intérieure sont nécessaires
pour poursuivre une cause qui suscite autant de pitié
Cette tâche n’est certainement pas facile et elle n’est pas non plus pour les ‘’natures trop
sensibles’’. Lorsque l’équipe de H2H visita l’endroit en février 2009, une jeune bénévole Sai,
Mlle Sanghmitra Nayak, partagea avec nous ses premières journées à l’hôpital :
‘’Au début, le cadre de cette unité me
répugnait carrément. J’ai dû lutter avec
l’odeur des patients et avec l’hôpital, en
général ; il y avait partout des spectacles
terriblement déprimants. Mais comme j’étais
persuadée que Baba est plus satisfait par le
service que par les bhajans, je me suis
accrochée et j’ai surmonté graduellement
mon hésitation initiale.
‘’Progressivement, je me suis jointe aux
autres pour prendre soin des personnes
‘’Je me sens privée de quelque chose de trop précieux, âgées et de celles qui avaient d’horribles
si je rate seulement une journée de service.’’ maladies. Les jours de fête, nous leur
- Mlle Sanghmitra Nayak apportons des bonbons et d’autres cadeaux et
ces patients sont tellement heureux. Je me
suis mise à apprécier leur joie. Je pensais en moi-même : ‘’J’ai une maison, des parents, une
famille…mais eux, qu’est-ce qu’ils ont ?’’
Sanghmitra était maintenant en larmes…mais elle se reprit rapidement et elle poursuivit :
‘’Une dame avait des vers dans ses blessures. Nous avons nettoyé ses écorchures, nous avons
fait ses pansements quotidiennement et nous avons pris bien soin d’elle. Finalement,
lorsqu’elle a été guérie et prête à partir, elle n’a plus pu retenir ses émotions ; elle nous a
embrassés et elle a pleuré…comme si elle quittait la maison de ses parents ! Nous étions si
comblés d’expérimenter une telle douceur et nous savons que tout ceci vient de notre doux
Seigneur.
‘’Il y a tellement d’histoires d’amour profond aussi touchantes qui me lient à cet hôpital. Et
donc, chaque matin, j’attends d’être ici et souvent, je suis la première à arriver. Je me sens
privée de quelque chose de trop précieux, si pour une raison ou l’autre, je ne peux pas venir
un jour. C’est pourquoi, même quand je ne suis pas bien, je ne rate pas cette opportunité. En
fait, encore aujourd’hui, je ne me sens pas trop bien, mais comment pouvez-vous résister au
bonheur d’apporter de la joie à une autre personne ?
‘’Je dis à toutes les femmes de notre centre de bhajans Sai de venir juste une fois et de voir
les patients. Même quelques mots affectueux rendent heureux ces pauvres gens. Une fois que
vous avez goûté à ce bonheur, vous ne voulez plus jamais le perdre. Je prie constamment
Swami de me bénir de telles opportunités de service jusqu’aux derniers instants de ma vie.’
La genèse de cette formidable aventure
Voici le compte-rendu sincère de juste une personne parmi
beaucoup d’autres pour qui ce projet est la passion principale
de leurs vies. M. Rajani, un ‘’ancien’’ jeune volontaire Sai
est celui qui, avec quelques autres, a initié ce projet en 2002
et depuis lors, il s’y est totalement consacré. Il nous raconte
comment cette initiative a démarré :
‘’Eh bien, un jour, nous étions dans cet hôpital à la recherche
d’une personne sans ressources. Nous ne l’avons pas trouvée
dans le service habituel. Donc, nous nous sommes
renseignés et nous avons cherché et finalement, nous nous
sommes retrouvés dans ce coin le plus misérable et
totalement négligé de cet hôpital.
‘’Personne ici n’était prêt à ne fût-ce que toucher ces patients,
sans parler de les aider. Je ne sais pas si l’enfer lui-même ne
serait pas pire…c’était totalement affligeant. Nous avons
alors décidé que nous viendrions ici tous les jours et que nous M. Rajani,
transformerions petit à petit ce lieu en une Terre, si pas en un le fer de lance inspiré de ce projet
Paradis.
‘’Néanmoins, le premier jour fut très éprouvant. L’odeur infecte qui émanait des corps de ces
patients était presque insupportable ; elle nous donnait la nausée et parfois, nous forçait à
vomir. Nous étions seulement deux, ce jour-là. Mais par Sa grâce, le nombre s’est accru et
maintenant, nous formons un groupe fort de trente volontaires. En plus de servir dans cette
unité, nous sommes également toujours disponibles en cas d’urgence ou d’accident.
‘’Et chaque fois que nous décidons de nous attaquer à une tâche volumineuse, comme
nettoyer tout l’environnement ou les murs, etc., beaucoup d’autres volontaires nous rejoignent.
Et à côté de cela, nous faisons également notre devoir de service habituel, une fois par an à
Prasanthi Nilayam.
Les patients témoignent de l’impact considérable de l’amour
Ecouter les comptes-rendus sincères de cette jeunesse inspirée est simplement une révélation.
On se demande comment ils parviennent à conserver autant de temps et d’énergie pour une
cause telle que celle-ci. Mais plus que tout le reste, qu’est-ce qui les motive à s’engager dans
un tel type de bénévolat prolongé, jour après jour, et cela, pendant des années d’affilée ? Il y a
certainement une joie qu’ils expérimentent ici qui est peut être plus grande que tout ce que le
monde extérieur a à leur offrir.
Ayant trouvé l’élixir du bonheur authentique, il n’était pas surprenant de trouver que chaque
réflexion d’un jeune bénévole Sai était inspirante. Mais les témoignages de gratitude sincères
des patients du service étaient encore plus enthousiastes. Nous avons rencontré une personne
âgée qui se rétablissait de diverses maladies et nous avons entamé une conversation.
Ils recueillent les indigents dans les rues Plus que la nourriture et les vêtements, le sentiment
et ils les transforment lentement, jour après jour avec lequel ils offrent leur aide est magique
H2H : ‘’Tonton, dis-nous quelque chose sur toi ?’’
Le patient âgé (P) : ‘’Fils, que puis-je te dire sur moi-même ? Je buvais beaucoup et je
traînais dans les rues.’’
H2H : ‘’Tu n’as personne pour s’occuper de toi ?’’
P : ‘’Autrefois, mais il n’y a plus personne avec moi, maintenant.’’
H2H : ‘’Depuis combien de temps es-tu dans cette situation ?
P : ‘’J’ai quitté la maison, quand j’avais 17 ou 18 ans. Je gagnais ma vie à la journée. Je
travaillais et je vivais avec tout ce que je pouvais gagner. J’ai commencé à travailler pour un
salaire journalier de 6 annas (à peu près 37 paisas ; 100 paisas = 1 roupie). Je n’ai jamais eu
de toit au-dessus de ma tête. Je suis resté dans un monastère pendant environ deux ans et puis,
je suis de nouveau parti.’’
H2H : ‘’Mais pourquoi allais-tu d’un endroit à l’autre ?’’
P : ‘’Que pouvais-je faire d’autre ? Je n’avais pas d’endroit où rester. Là où il y avait du
travail, c’est là que j’allais, que je bossais et que je me nourrissais. J’ai fait tous types de
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