L Real-world functioning et insertion : une nouvelle perspective ?

126 | La Lettre du Psychiatre ‱ Vol. V - n° 6 - novembre-dĂ©cembre 2009
DOSSIER THÉMATIQUE
Handicap psychique
et réinsertion professionnelle
Real-world functioning
et insertion :
une nouvelle perspective ?
Real-world functioning and rehabilitation: a new perspective
V. Matrat*, K. Grenier**
* DĂ©partement d’histoire et de philo-
sophie des sciences, université de
Paris-Diderot, Paris.
** Docteur en psychologie, dépar-
tement d’histoire et de philosophie
des sciences, université de Paris-
Diderot, Paris.
Les évolutions actuelles dans la prise en charge
des troubles psychiques, le souci de favoriser
l’insertion sociale des patients (1) et la recon-
naissance de la notion de handicap psychique par
la loi française du 11 février 2005 (2) ont mis en
évidence la nécessité de développer des instruments
d’évaluation des situations et des potentialitĂ©s des
personnes.
Dans des études récentes, menées en particulier aux
États-Unis, visant Ă  Ă©valuer les effets des nouveaux
médicaments destinés aux sujets schizophrÚnes ou
Ă  identiïŹer les facteurs dĂ©terminants et prĂ©dictifs de
leur insertion sociale et professionnelle, la notion de
real-world functioning (RWF) a fait son apparition,
pour désigner le fonctionnement réel et quotidien
du patient.
S’agit-il d’un concept prĂ©cis et rigoureux ou simple-
ment d’une notion intuitive et pratique pour dĂ©si-
gner un ensemble plus ou moins bien défini de
phĂ©nomĂšnes ? Pour mener Ă  bien cette clariïŹcation,
quelques points de repÚre historiques et épistémo-
logiques sont nécessaires.
Tentative de dĂ©ïŹnition
D’aprĂšs C.R. Bowie, le RWF dĂ©signe “ce que la
personne fait” rĂ©ellement (what the person does do :
performance) par opposition à “ce que la personne
peut faire” dans des “conditions optimales” (what
the person can do : capacité) : cette activité dans le
monde rĂ©el est “susceptible d’ĂȘtre inïŹ‚uencĂ©e non
seulement par des habiletés cognitives ou autres,
mais aussi par une variété de facteurs motivation-
nels et environnementaux” (3). La question est de
savoir ce qu’il faut prendre en compte pour dĂ©crire et
“mesurer” le monde rĂ©el de la personne et son fonc-
tionnement dans celui-ci. Ainsi, la notion de RWF
tĂ©moigne d’une recherche de catĂ©gories pertinentes
pour décrire le comportement de la personne dans
son environnement réel et quotidien.
Origines du real-world
functioning
La notion de RWF semble avoir émergé à partir de
plusieurs courants convergents. D’une part, l’efïŹca-
cité actuelle des médicaments et la minimisation
de leurs effets indésirables rendent possible un
retour à une vie plus proche de l’“ordinaire” pour les
personnes souffrant de troubles schizophréniques.
D’autre part, l’évolution des mentalitĂ©s collec-
tives, reïŹ‚Ă©tĂ©e dans les lois concernant les troubles
mentaux, est allĂ©e dans le sens d’une participation
accrue Ă  la sociĂ©tĂ© des individus atteints. EnïŹn, les
associations de patients ou de familles de patients
exercent une inïŹ‚uence croissante sur le dĂ©veloppe-
ment d’outils de communication entre les diffĂ©rents
partenaires. Ces changements ont conduit Ă  soulever
la question du parcours de vie de la personne et de
son accompagnement, liée à celle des modalités de
sa participation au monde social et professionnel,
favorisant ainsi le dĂ©veloppement d’outils d’évalua-
tion du fonctionnement quotidien.
L’évaluation des capacitĂ©s des sujets schizo-
phrĂšnes s’est longtemps surtout effectuĂ©e par l’in-
termédiaire de tests neuropsychologiques destinés
Ă  mesurer leurs performances cognitives. Ces tests
étaient essentiellement des mesures cliniques
standardisĂ©es visant Ă  identiïŹer les dĂ©tĂ©riorations
mentales par rapport Ă  des performances normales.
La Lettre du Psychiatre ‱ Vol. V - n° 6 - novembre-dĂ©cembre 2009 | 127
Résumé
Certains travaux rĂ©cents relatifs au retentissement fonctionnel des troubles schizophrĂ©niques s’efforcent
d’apprĂ©cier le
real-world functioning
(fonctionnement dans un environnement réel [RWF]) des sujets
afin de mieux apprĂ©hender la problĂ©matique de leur vie quotidienne. Cette approche, bien qu’encore
peu conceptualisĂ©e, paraĂźt susceptible d’ouvrir de nouveaux horizons, tant pour la comprĂ©hension de
la personne que pour son accompagnement. MĂȘme s’il reste Ă  en dĂ©limiter les contours prĂ©cis et Ă  en
Ă©valuer l’efficacitĂ© opĂ©rationnelle, le RWF pourrait ainsi contribuer Ă  une meilleure prise en compte de
la subjectivitĂ©, de la singularitĂ© et de la globalitĂ© du vĂ©cu individuel, dans une perspective â€œĂ©cologique”
d’interaction avec l’environnement.
Mots-clés
Fonctionnement dans
l’environnement rĂ©el
Insertion
Retentissement
fonctionnel
Schizophrénie
Highlights
In the last few years, some
studies about functional
outcomes have attempted
to measure the real-world
functioning of schizophrenia
patients. Although this notion
must be more conceptual-
ized, it opens new ways of
thinking for comprehension
and support of the persons.
After a necessary theoretical
and operational clarifica-
tion of the concept of RWF, it
would lead to a conception of
the patient which better inte-
grates some dimensions like
subjectivity, singularity and
complexity of real-life experi-
ence, in an ecological point of
view of the individual and his
environment.
Keywords
Real-world functioning
Rehabilitation
Functional outcomes
Schizophrenia
Or, ce type de mesure est apparu de plus en plus
insufïŹsant, compte tenu des Ă©volutions Ă©voquĂ©es.
La nĂ©cessitĂ© d’évaluer le retentissement fonctionnel
(functional outcome) des troubles – c’est-à-dire leur
impact sur le fonctionnement mĂȘme des patients –
s’est alors peu Ă  peu imposĂ©e. Ainsi, surtout Ă  partir
des années 1990, certains chercheurs se sont penchés
sur les relations entre les résultats aux tests neuro-
psychologiques et le retentissement fonctionnel,
ce qui a conduit à élaborer de nouveaux tests et à
prĂ©ciser ce qu’il convient de mesurer. Par exemple,
M.F. Green suggĂšre de s’intĂ©resser Ă  des notions
telles que la cognition sociale, la capacitĂ© d’acquisi-
tion et d’utilisation des compĂ©tences pratiques de vie
(entretien de soi, relations avec les autres, relations
au travail, tùches ménagÚres), ou encore le poten-
tiel d’apprentissage (4). Cette derniùre notion, par
exemple, issue des travaux de Lev Vygotski (1896-
1934) et de Joseph Zubin (1900-1990), implique de
se concentrer sur les capacités latentes plutÎt que
sur les capacités déjà développées et nécessite la
mise en place d’une Ă©valuation dynamique prenant
en compte la variabilité intra-individuelle.
De telles suggestions constituent autant de tenta-
tives pour mieux appréhender la réalité du patient,
sa dynamique propre et son insertion dans le monde.
Mais les études cherchant à mesurer le retentisse-
ment fonctionnel s’appuient sur des outils d’évalua-
tion utilisés en laboratoire qui ne font que simuler
la rĂ©alitĂ©. L’UPSA (UCSD Performance-Based Skills
Assessment) [5], par exemple, mesure les capacités
du patient à comprendre un document écrit décri-
vant des activitĂ©s de loisir en vue de les planiïŹer et
d’identiïŹer les actions nĂ©cessaires pour les mener Ă 
bien. Les domaines concernés sont les compétences
ïŹnanciĂšres (estimer un coĂ»t, faire la monnaie), la
communication (composer un numĂ©ro d’urgence,
appeler les renseignements pour demander un
numéro de téléphone) et la mobilité (utiliser des
horaires et des plans pour dĂ©terminer le prix d’un
ticket de bus, repérer une destination sur une carte
et dĂ©terminer le trajet appropriĂ© pour s’y rendre).
DÚs les années 1980, des auteurs se sont intéressés
Ă  l’évaluation des compĂ©tences de vie quotidienne
des patients dans leur environnement réel. Par
exemple, la SpeciïŹc Level of Function Scale (SLoF) [6]
est fondée sur les comptes-rendus de personnes
suivant le patient dans son quotidien, et porte sur
les domaines suivants : fonctionnement physique
(vision, ouĂŻe, etc.), soins personnels (se nourrir,
faire sa toilette, etc.), compétences interperson-
nelles (instaurer, accepter et maintenir des contacts
sociaux, communiquer efïŹcacement, etc.), accepta-
bilitĂ© sociale (absence d’abus verbaux ou physiques,
absence de comportements répétitifs, etc.), activités
communautaires (faire les courses, téléphoner, avoir
des activités de loisir, etc.) et compétences profes-
sionnelles (niveau de maßtrise, ponctualité, etc.).
Comprendre les relations
entre cognition
et fonctionnement
dans le monde réel
Actuellement, les travaux menés autour de ces ques-
tions cherchent à mettre en évidence, en utilisant
des outils existants ou en créant de nouveaux au
besoin, les relations entre les capacités neuropsycho-
logiques, le retentissement fonctionnel et la capacité
Ă  s’adapter Ă  un environnement rĂ©el.
Certaines capacitĂ©s cognitives semblent ĂȘtre souvent
corrélées aux capacités fonctionnelles : attention,
habiletés motrices, apprentissage verbal, mémoire
verbale, ïŹ‚uiditĂ© verbale, fonctionnement exĂ©cutif,
etc. Cependant, C.R. Bowie met en évidence la
complexité des relations entre ces différents types
de capacité :
➀
dans de nombreux domaines, les relations entre
la performance neuropsychologique et le fonction-
nement en environnement réel sont médiatisées par
la capacité fonctionnelle ;
➀
le déploiement de la capacité fonctionnelle paraßt
aussi ĂȘtre affectĂ© par d’autres facteurs (symptĂŽmes
négatifs, facteurs affectifs, etc.). En fait, ce type
d’étude semble rĂ©vĂ©ler des problĂšmes de fond liĂ©s
Ă  la pertinence des tests, Ă  la difïŹcultĂ© de dĂ©ter-
miner la façon optimale de mesurer les performances
en environnement réel, ou encore au fait que les
événements de base qui permettent en principe de
mesurer le retentissement fonctionnel (mariage,
indépendance, emploi compétitif à temps plein, etc.)
sont rarement réalisés chez les schizophrÚnes.
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Real-world functioning
et insertion :
une nouvelle perspective ?
DOSSIER THÉMATIQUE
Handicap psychique
et réinsertion professionnelle
Des outils d’évaluation
signiïŹcatifs et prĂ©dictifs ?
Pour certains chercheurs, le RWF est pris en compte
lors de l’élaboration d’outils d’évaluation neuro-
cognitifs qui se veulent prédictifs du fonctionnement
réel du patient dans sa vie quotidienne. Ainsi, si la
Schizophrenia Cognition Rating Scale (ScoRS) a été
conçue comme un instrument mesurant les progrÚs
rĂ©els du patient et se voulant utilisable par “tous”
(cliniciens, membres de la famille, patients, etc.), il
s’agit d’une Ă©valuation de la cognition mesurant les
dĂ©ïŹcits cognitifs et le degrĂ© auquel ceux-ci affectent
le fonctionnement quotidien (7). ConstituĂ©e d’items
tels que “Avez-vous des difïŹcultĂ©s pour vous rappeler
les noms des personnes que vous connaissez ?” ou
“Avez-vous des difïŹcultĂ©s Ă  suivre une Ă©mission de
tĂ©lĂ©vision ?”, la cotation de la SCoRS repose sur deux
sources d’information : un entretien avec le patient et
un entretien avec un informateur proche du patient
(membre de la famille, ami, travailleur social, etc.).
L’évaluation de l’interviewer est une combinaison des
deux entretiens et de ses observations sur le patient.
Les instruments de mesure récemment mis au point
comme la SCoRS sont donc avant tout des instru-
ments d’évaluation des capacitĂ©s neurocognitives,
se voulant corrélés au fonctionnement en environ-
nement réel des patients, et non des instruments
d’évaluation directe de ce fonctionnement. Ainsi, si
l’intĂ©rĂȘt pour le “fonctionnement en environnement
rĂ©el” s’accroĂźt, ses outils de mesure ne paraissent pas
connaĂźtre le mĂȘme dĂ©veloppement. Pour que le RWF
puisse prĂ©tendre au statut de concept scientiïŹque,
d’autres Ă©tudes tant quantitatives que qualitatives
semblent indispensables, mais, comme le rappe-
lait M.F. Green, un effort théorique est également
nécessaire.
Ces études sur le RWF font ressortir deux questions
centrales : qu’est-ce qui est mesurĂ© exactement, et
comment (cette derniĂšre question incluant la ques-
tion du “qui”) ? Les diffĂ©rentes maniĂšres de tester
(lieu, contexte, personne, item retenu...) posent
le problÚme de la validité écologique (interne et
externe) des différents tests. Dépend-elle du lieu,
de ce qui est testé, ou bien de qui est interviewé,
ou de tout cela à la fois ? La catégorisation des
domaines du fonctionnement réel et le recueil des
données étant liés (certains domaines ou certaines
catĂ©gories ne pouvant ĂȘtre renseignĂ©s qu’à travers
un compte-rendu fait par le patient lui-mĂȘme ou
par des proches), une clariïŹcation et une rĂ©ïŹ‚exion
méthodologique, relatives notamment à la tech-
nique de l’entretien, sont nĂ©cessaires.
Une autre façon d’envisager
la personne schizophrĂšne ?
Ces Ă©tudes, malgrĂ© les rĂ©serves que l’on peut faire
concernant les outils dĂ©veloppĂ©s, tĂ©moignent d’une
évolution dans la prise en charge des patients, et
peut-ĂȘtre de l’émergence d’un nouveau cadre de
pensĂ©e (8). Car chercher Ă  connaĂźtre le “fonctionne-
ment dans le monde rĂ©el” d’une personne implique
de modiïŹer le regard portĂ© sur elle : comme l’in-
diquent les auteurs de l’échelle qui reste la plus
utilisĂ©e pour mesurer ce fonctionnement – la SLoF,
Ă©laborĂ©e dĂšs 1983 –, une telle approche “concentre
l’attention sur les compĂ©tences d’une personne,
ses atouts et ses capacités plutÎt que sur ses
incapacitĂ©s et ses dĂ©ïŹcits” (6). La recherche d’un
langage commun, souvent souhaitée dans le champ
du handicap psychique, exprime ce mĂȘme besoin
de constituer un cadre capable d’intĂ©grer les diffĂ©-
rentes dimensions de la personne humaine, ce qui
implique de repenser les rapports entre subjectivité
et objectivité.
Une telle apprĂ©hension du RWF, si l’on tente une
transposition au contexte épistémologique fran-
çais, fait écho à celle de G. Canguilhem, qui, dans
Le Normal et le Pathologique (1943), montrait déjà
que la vie n’est pas seulement soumission au milieu
mais institution de son milieu propre, et que “les
maladies sont de nouvelles allures de la vie” (9).
Pour Canguilhem, “la norme en matiùre de patho-
logie est avant tout une norme individuelle”. Or, si
la maladie ne peut se comprendre que par rapport
Ă  une norme individuelle, elle s’inscrit nĂ©anmoins
par essence dans un environnement vital : “Quand
on qualiïŹe de pathologiques un symptĂŽme ou un
mécanisme fonctionnel isolés, on oublie que ce
qui les rend tels, c’est leur rapport d’insertion dans
la totalitĂ© indivisible d’un comportement indivi-
duel.” L’origine de la notion de maladie “doit ĂȘtre
cherchĂ©e dans l’expĂ©rience qu’ont les hommes de
leurs rapports d’ensemble avec le milieu”, ce qui
soulÚve la question de la globalité du vécu indivi-
duel. De mĂȘme, F. Guattari soulignait qu’“il n’est
pas juste de sĂ©parer l’action sur la psychĂ©, le socius
et l’environnement” (10), exprimant par là l’erreur
que constitue pour lui le cloisonnement, ou, pour
reprendre l’expression de son complice G. Deleuze,
la “segmentation” des domaines du rĂ©el.
Remarquons que ce type d’approche rappelle aussi
la “connaissance processive” de la pensĂ©e chinoise,
dont F. Jullien a précisé les caractéristiques (11). En
effet, il est essentiel que ce type de connaissance ne
s’applique pas Ă  un objet identiïŹable mais Ă  un ïŹ‚ux
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DOSSIER THÉMATIQUE
qu’il s’agit de suivre dans sa dynamique temporelle,
et qu’elle n’appartienne pas à un sujet source mais
relùve d’un processus interactionnel reliant le sujet
et son milieu. De plus, une telle connaissance ne
procùde pas par abstraction mais s’acquiert à travers
le dĂ©roulement de l’expĂ©rience. EnïŹn, “elle ne vise
pas Ă  la dĂ©termination atemporelle d’une vĂ©ritĂ© dans
un but spĂ©culatif, mais Ă  l’apprĂ©ciation anticipĂ©e
d’une Ă©volution de façon Ă  pouvoir d’autant mieux
amorcer celle-ci”. N’est-ce pas lĂ  prĂ©cisĂ©ment ce
que cherchent à réaliser les évaluations du fonc-
tionnement réel ?
Conclusion
Le souci de préciser le fonctionnement dans le monde
réel du patient a-t-il suscité une nouvelle concep-
tualisation de l’insertion socio-professionnelle des
sujets schizophrĂšnes ? Le RWF est un concept encore
en instance de validation rigoureuse, dont il reste Ă 
dĂ©limiter les contours prĂ©cis et Ă  Ă©valuer l’efïŹcacitĂ©
opérationnelle. Les éléments clés de ce concept nous
semblent ĂȘtre :
➀
une conception dynamique de l’individu, avec un
fonctionnement Ă  la fois global et singulier impli-
quant la prise en compte de sa subjectivité ;
➀
une conception écologique/systémique des situa-
tions, les interactions individu-environnement étant
appréhendées dans leur ensemble.
Si cela favorisait une nouvelle approche de l’inser-
tion pour les sujets schizophrĂšnes, ce ne serait pas
tant, nous semble-t-il, en relevant d’une approche
centrĂ©e sur la personne qu’en ouvrant une perspec-
tive centrĂ©e sur le rapport de celle-ci au monde. C’est
peut-ĂȘtre ce rapport au monde, c’est-Ă -dire le “rĂ©el”
de la personne, qu’il s’agit de mieux cerner et pour
lequel, s’il existe encore peu d’outils, la notion de
real-world functioning constitue une approche riche
de potentialitĂ©s. ■
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Réed. LGDF, coll. Le livre de poche, Biblio, 1995.
Références bibliographiques
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