Université Pierre & Marie Curie M1 de Mathématiques
MM002 (Algèbre et théorie de Galois) Automne 2012
TD n◦2.
1 Arithmétique
Exercice 1. Soit nun entier supérieur ou égal à 1. Montrer que :
a) un élément Cl(m)∈Z/nZest une unité ssi met nsont premiers entre eux,
b) l’anneau Z/nZest intègre si et seulement si nest premier,
c) l’anneau Z/nZn’a pas d’élément nilpotent non nul ssi nn’a pas de facteur carré.
d) Déterminer l’idéal √nZ(rappelons que √I={a /∃k∈N/ ak∈I}).
Solution. a) Soit m∈Z, dire que Cl(m)est inversible dans Z/nZsignifie qu’il existe m0∈Ztel que
Cl(m)Cl(m0) = Cl(1) dans Z/nZ. Il existe donc n0∈Ztel que mm0= 1 + nn0ce qui signifie que met n
sont premiers entre eux.
Réciproquement si met nsont premiers entre eux, il existe m0et n0dans Ztels que l’on ait mm0+nn0= 1
ce qui donne dans Z/nZla relation Cl(m)Cl(m0)=1donc Cl(m)est inversible.
b) Si nest premier, montrons que Z/nZest intègre. Soient aet btels que Cl(a)Cl(b) = 0 dans Z/nZ, alors
il existe n0∈Ztel que ab =nn0. Ainsi ndivise le produit ab et comme nest premier, soit ndivise a
(c’est-à-dire Cl(a)=0), soit ndivise b(c’est-à-dire Cl(b)=0).
Réciproquement, supposons que nn’est pas premier, alors on peut écrire n=n1n2avec n1et n2des
entiers tels que 1< n1< n et 1< n2< n. Alors on a Cl(n1)6= 0 et Cl(n2)6= 0 dans Z/nZalors que
Cl(n1)Cl(n2) = Cl(n1n2) = Cl(n)=0. Dans ce cas Z/nZn’est pas intègre.
c) Écrivons la décomposition de nen facteurs premiers :
n=
r
Y
i=1
pαi
i.
Supposons que pour tout i, on ait αi= 1 (c’est-à-dire nn’a pas de facteur carré). Soit alors m∈Ztel
que Cl(m)est nilpotent dans Z/nZ, il existe alors k≥1tel que Cl(m)k= 0. Il existe donc n0∈Ztel
que mk=nn0. Pour tout i, on a alors pidivise mket comme piest premier, alors pidivise m. Ainsi
n=Qr
i=1 pidivise met Cl(m)=0.
Réciproquement, supposons que l’un des αiest différent de 1 (disons α1>1). Considérons alors
m=pα1−1
1
r
Y
i=2
pαi
i.
On a Cl(m)6= 0 et
m2=p2α1−2
1
r
Y
i=2
p2αi
i.
Mais 2αi≥αiet 2a1−2≥α1(car a1≥2), donc ndivise m2, ainsi Cl(m)2= 0 donc mest nilpotent non
nul dans Z/nZ.
d) Encore une fois on écrit la décomposition de nen facteurs premiers :
n=
r
Y
i=1
pαi
i.
Si m∈√nZ, alors il existe k∈Ntel que mk∈nZc’est-à-dire ndivise mk. Mais alors pour tout facteur
premier pide n, on a pidivise mket donc pidivise m. Ainsi l’entier
n0=
r
Y
i=1
pi
1
divise m. On a donc montré que √nZ⊂n0Z.
Réciproquement, soit m∈n0Z, on a donc m=an0avec a∈Z. Soit alors k= maxi∈[1,r](αi), on calcule
mket on a
mk=a
r
Y
i=1
pk
i.
Comme pour tout i, on a k≥αi, alors ndivise mket donc m∈nZou encore m∈√nZ. On a donc
√nZ=n0Z.
Exercice 2. Soit nun entier impair et xun entier premier avec n, on se propose de déterminer à quelle
condition xest un carré dans Z/nZ.
a) Dans cette question on suppose que n=pun nombre premier. Montrer que xest un carré non nul dans
Z/nZsi et seulement si on a
xp−1
2≡1 (mod p).
Combien y’a-t-il de carrés dans Z/pZ?
En déduire que −1est un carré dans Z/pZsi et seulement si p≡1 (mod 4).
b) On décompose maintenant nen facteurs premiers : n=
r
Y
i=1
pαi
i. Montrer que xest est un carré dans Z/nZ
si et seulement si pour tout i∈[1, r],xest un carré dans Z/pαi
iZ.
c) Montrer que xest un carré dans Z/pαi
iZsi et seulement xest un carré dans Z/pαi−1
iZ.
d) En déduire que xest un carré dans Z/nZsi et seulement si c’est un carré dans Z/piZpour tout pifacteur
premier de n.
Solution. a) Considérons le morphisme
(Z/pZ)×→(Z/pZ)×
z7→ z2
dont l’image est l’ensemble des carrés non nuls et le noyau est {±1}. On en déduit que le nombre de carrés
non nuls est p−1
2. Considérons maintenant le morphisme de groupes multiplicatifs :
(Z/pZ)×→(Z/pZ)×
z7→ zp−1
2.
Comme pour tout élément xnon nul de Z/pZon a xp−1= 1, on voit que l’ensemble des carrés est contenu
dans le noyau. Cependant le noyau est formé des racines de l’équation
Xp−1
2−1=0.
Il y en a au plus p−1
2. Le noyau est donc formé uniquement des carrés et on a le résultat.
On a vu que le nombre de carrés non nuls est p−1
2. Comme 0 est u carré il y a donc p+1
2carrés.
b) Le lemme chinois nous permet de dire qu’il y a un isomorphisme d’anneaux
Z/nZ→
r
Y
i=1
Z/pαi
iZ
Cl(x)7→ (Cl1(x),··· , Clr(x))
où Cl(x)est la classe de xdans Z/nZet Cli(x)est la classe de xdans Z/pαi
iZ. Ainsi, si Cl(x) = Cl(y)2
est un carré alors (Cl1(x),··· , Clr(x)) = (Cl1(y),··· , Clr(y))2est un carré c’est-à-dire pour tout i,
Cli(x) = Cli(y)2est un carré. Réciproquement si pour tout i, on a Cli(x) = Cli(yi)2est un carré, alors
il existe ytel que Cl(y)7→ (Cl1(y1),··· , Clr(yr)) et donc Cl(y)2=Cl(x)qui est donc un carré.
c) On écrit pi=p. Si xest un carré dans Z/pkZ, alors x≡y2(mod pk)donc x≡y2(mod pk−1)et xest un
carré dans Z/pk−1Z. Réciproquement, si x≡y2(mod pk−1), il existe alors a∈Ztel que x=y2+apk−1.
Comme xest premier avec n, il est premier avec p. C’est aussi le cas de ydonc yest inversible dans Z/pkZ.
On cherche zsous la forme z=y+bpk−1tel que x≡z2(mod pk). On a alors
z2≡y2+ 2bypk−1+b2p2k−2(mod p).
2
Comme k > 1, on a 2k−2≥k, on a b2p2k−2≡0 (mod p)et comme yet 2 (car nest impair donc les pi
sont disctincts de 2) sont inversibles dans Z/pkZ, on peut poser
b≡a
2y(mod p).
On a alors
z2≡y2+apk−1≡x(mod p).
d) On voit par récurrence que xest un carré dans Z/pαiZsi et seulement si c’est un carré dans Z/piZ. Ainsi
avec le b), on voit que xest un carré dans Z/nZsi et seulement si xest un carré dans Z/piZpour tout
facteur premier pide n. Grâce au (ı), on a que xest un carré dans Z/nZsi et seulement si pour tout
facteur premier pide n, on a
xpi−1
2≡1 (mod pi).
Exercice 3. Soit A=Z[i] = {a+ib}a,b∈Z.
a) Montrer que si α, β 6= 0 ∈A, il existe r, q ∈Atels que α=qβ +ravec |r|<|β|(donc Aest un anneau
euclidien).
b) Montrer que si αdivise ββ0dans Aet αest irréductible, alors αdivise βou β0.
c) Montrer qu’un nombre premier pimpair est somme de deux carrés si et seulement si p≡1 (mod 4).
d) Montrer qu’un entier n > 0est somme de deux carrés si et seulement si vp(n)est pair pour tout p≡3
(mod 4).
Exercice 4. a) Montrer que l’équation diophantienne (c’est-à-dire qu’on cherche des solutions qui sont des
nombres entiers) x2+y2= 3z2n’a pas de solution non triviale (c’est-à-dire différente de (0,0,0)). On
pourra raisonner par l’absurde en considérant une solution non triviale telle que x,yet zsont premiers
entre eux et réduire modulo 3.
b) Même question pour les équations x2+y2= 7z2et x2+y2= 11z2.
c) Montrer que les équations x2+y2= 5z2et x2+y2= 13z2ont des solutions non triviales.
d) Essayer de généraliser à certaines équations x2+y2=pz2pour certains nombre premiers p(on pourra
étudier à quelle condition −1est un carré dans Fp).
Solution. Les cas a) et b) découlerons de l’étude du cas d).
c) On a la solution (2,1,1) à la première équation et la solution (3,2,1).
d) Plus généralement, si il existe deux entiers xet ytels que p=x2+y2ce qui est équivalent (cf. cours) à
ce que p≡ −1 (mod 4) ou encore à ce que −1soit un carré dans Fp, alors on a (x, y, 1) est une solution non
triviale de l’équation.
Réciproquement, supposons que p6≡ −1 (mod 4). Considérons une solution (x, y, z)non triviale de l’équation,
quitte à diviser x,yet z, on peut supposer que x,yet zsont premiers entre eux (dans leur ensemble). Réduisons
modulo p, on a alors x2+y2≡0 (mod p). Si x≡0 (mod p), alors y≡0 (mod p). Sinon, la classe de xest
inversible dans Fpet on a y
x≡ −1 (mod p)ce qui est impossible car −1n’est pas un carré dans Fp. On doit
donc avoir pqui divise xet yce qui impose que p2divise pz2et donc pdivise z. C’est absurde puisque x,yet
zsont premiers entre eux.
Exercice 5. Montrer que dans un corps fini K(disons Z/pZavec ppremier), tout élément est somme de
eux carrés (on pourra compter le nombre de carrés et comparer si a∈Kest un élément fixé les ensembles
{x2/ x ∈K}et {a−y2/ y ∈K}).
Solution. C’est une application du principe des tiroirs. Fixons un élément adans Kquelconque. On sait cf.
exercice 2 qu’il y a q+1
2carrés dans Kavec q= Card(K). Ainsi les deux ensembles de l’énoncé ont chacun q+1
2
éléments. S’il étaient disjoints, on aurait q+ 1 éléments dans Kce qui est impossible. Ils ont donc un élément
commun zqui s’écrit z=x2mais aussi z=a−y2pour un certain xet un certain ydans K. On a donc
a=x2+y2.
Exercice 6. Soit d∈Zsans facteur carré.
a) Soit Kl’ensemble K=Q(√d) = {a+b√d / (a, b)∈Q}. Montrer que Kest un sous-corps de C.
b) On note Al’ensemble des éléments de Kqui sont entiers sur Z, c’est-à-dire qui sont racines d’un polynôme
unitaire de Z[X]. Montrer que Aest un sous-anneau de K.
c) Montrer que pour tout couple (a, b)∈Z2, l’élément a+b√dde Kest dans A.
3
d) Montrer que l’application σ:K→Kdéfinie par σ(a+b√d) = a−b√dest un automorphisme de corps
tels que σ(x) = xsi et seulement si x∈Q. Montrer que si x∈A, alors σ(x)∈Aet que xet σ(x)vérifient
la même relation intégrale sur Z.
e) Montrer que T(x) = x+σ(x)(trace de x) et N(x) = xσ(x)(norme de x) sont dans Q.
En déduire que si x∈A, alors T(x)et N(x)sont dans Zpuis expliciter une relation intégrale de xsur Z
à l’aide de la trace et de la norme de x.
f) Déduire de ce qui précède que l’élément x=a+b√dde Kest dans Asi et seulement si 2a∈Zet
a2−db2∈Z.
g) On suppose maintenant les conditions 2a∈Zet a2−db2∈Zvérifiée. Montrer qu’alors 2b∈Z. On peut
donc poser a=u
2et b=v
2avec uet vdans Z. Les conditions précédentes se résument en u2−db2∈4Z.
h) Montrer que vet uont la même parité et que s’ils sont impairs, alors d≡1 (mod 4).
i) Conclure que si d≡1 (mod 4), alors A=Z[1+√d
2]et A=Z[√d]sinon.
Solution. a) Il est clair que somme et produit d’éléments de Ksont encore dans K. Par ailleurs, l’inverse
de l’élément a+b√dnon nul est a−b√d
a2−db2qui existe toujours car le dénominateur ne peut s’annuler. En
effet, si best nul alors aaussi ce qui contredit le fait que a+b√dest non nul. Si best non nul, on aurait
d=a2
b2serait un carré ce qui est impossible.
b) On sait que si xet ysont dans A, alors x+y,x−yet xy sont encore dans K(car c’est un corps) et sont
encore des entiers algébriques (cf. le cours). Ils sont donc encore dans A.
c) Comme les éléments de Zsont des entiers algébriques et que l’ensembles des entiers algébriques est un
anneau, il suffit de montrer que √dest un entier algébrique ce qui est clair puisqu’il est racine du polynôme
X2−d.
d) Il faut montrer que σpréserve l’addition et la multiplication. Prenons x=a+b√det y=a0+b0√d.
On a alors x+y= (a+a0)+(b+b0)√det xy = (aa0+dbb0)+(ab0+a0b)√d. On calcule σ(x+y) =
(a+a0)−(b+b0)√d=σ(x) + σ(y)et σ(xy)=(aa0+dbb0)−(ab0+a0b)√d=σ(x)σ(y).
Supposons maintenant que σ(x) = xc’est-à-dire que l’on a a+b√d=a−b√det donc 2b√d= 0 ce qui
impose b= 0 et x∈Q. Réciproquement il est clair que si x∈Q, alors σ(x) = x.
Supposons que xsoit dans A. Il est donc racine d’un polynôme unitaire à coefficients entiers P=Xn+
a1Xn−1+···+an(pour tout i, on a ai∈Z) c’est-à-dire qu’on a xn+a1xn−1+···+an= 0. On applique
σà cette égalité et on obtient σ(x)n+σ(a1)σ(x)n−1+···+σ(an)=0mais comme les aisont dans Z⊂Q,
on a σ(ai) = aidonc σ(x)n+a1σ(x)n−1+··· +an= 0 et xet σ(x)vérifient la même relation.
e) Si x=a+b√dalors T(x)=2a∈Qet N(x) = a2−db2∈Q. Si xest dans A, alors σ(x)l’est aussi (cf.
question précédente) et T(x)et N(x)sont aussi dans Acar c’est un anneau. Mais alors T(x)et N(x)sont
dans Qet entiers sur Z. D’après l’exercice ??, ils doivent être dans Z. Par ailleurs, il est bien clair que
l’on a la relation
(X−x)(X−σ(x)) = X2−T(x)X+N(x)
qui est un polynôme à coefficients entiers dont les racines sont exactement xet σ(x).
f) On vient de voir que si xest dans A, alors T(x)et N(x)sont dans Zc’est-à-dire 2a∈Zet a2−db2∈Z.
Réciproquement si T(x)et N(x)sont dans Z, le polynôme ci-dessus donne une relation intégrale pour x
et x∈A.
g) On a a2−db2∈Zdonc en multipliant par 4, on a (2a)2−d(2b)2∈Zce qui impose puisque 2a∈Zque
d(2b)2∈Z. Supposons que 2bn’est pas entier, il s’écrit r
savec ret spremiers entre eux et s > 0. Soit p
un facteur premier de s, alors on a d(2b)2=N∈Zdonc dr2=s2et en paticulier p2divise dcar ret s
sont premiers entre eux. C’est impossible car dest sans facteur carré. On a donc 2b∈Z.
On peut donc poser a=u
2et b=v
2avec uet vdans Z. Les conditions précédentes se résument en
u2−db2∈4Z.
h) Supposons que uest pair, alors u2≡0 (mod 4) donc dv2≡0 (mod 4) et comme dn’a pas de facteur
carré, on a d≡ ±1 (mod 4) ou d≡2 (mod 4). Ceci impose que v2≡2 (mod 4) donc 2 divise v2et donc
vest pair.
Supposons maintenant uimpair, on a alors nécessairement u2≡1 (mod 4) donc dv2≡1 (mod 4) et vne
peut être pair (sinon v2≡0 (mod 4)). Mais alors si vest impairs, on a v2≡1 (mod 4) ce qui impose dans
ce cas d≡1 (mod 4).
i) Réciproquement si uet vsont pair ou s’ils sont tous les deux impairs et que d≡1 (mod 4), on a toujours
u2−dv2∈4Z. Ainsi l’élément
x=a+b√d=u
2+v
2√d
4
est dans Asi et seulement si uet vsont tous les deux pair ou s’ils sont tous les deux impairs et que
d≡1 (mod 4).
Premier cas, si d6≡ 1 (mod 4), alors les éléments de Asont de la forme a+b√davec aet bdans Zdonc
c’est exactement Z[√d].
Sinon, c’est-à-dire si d≡1 (mod 4), alors les éléments de Asont de la forme a+b√d=u
2+v
2√d
avec uet udans Z. On a donc A=1
2Z+√d
2Z. Il reste à montrer que A=Z[1+√d
2]. Il est clair que
1+√d
2∈1
2Z+√d
2Z=Adonc on a l’inclusion Z[1+√d
2]⊂A.
Réciproquement, commençons par remarquer que 1 et √d= 21+√d
2−1sont dans Z[1+√d
2]donc Z[√d]⊂
Z[1+√d
2]. Soit maintenant x=u
2+v
2√d∈A. Si uet vsont pairs, alors x∈Z[√d]⊂Z[1+√d
2]. Sinon uet
vsont impairs et x+1+√d
2∈Z[√d]⊂Z[1+√d
2]et on a encore x∈Z[1+√d
2].
2 Anneaux et idéaux
Exercice 7. Soient Aun anneau et I,Jet Ldes idéaux de A. Montrer les assertions suivantes :
a) I·J⊂I∩J,
b) (I·J)+(I·L) = I·(J+L),
c) (I∩J)+(I∩L)⊂I∩(J+L),
d) si Aest principal, alors (I∩J)+(I∩L) = I∩(J+L),
e) si Jest contenu dans I, alors J+ (I∩L) = I∩(J+L),
f) supposons que A=k[X, Y ]avec kun corps et posons I= (X),J= (Y)et L= (X+Y). Calculer
(I∩J)+(I∩L)et I∩(J+L), puis les comparer.
Solution. a) Soit x∈I·J, alors x=Paibiavec ai∈Iet bi∈J. Comme Iet Jsont des idéaux, on a
aibi∈Iet aibi∈Jdonc x∈I∩J.
b) On a I·J⊂I·(J+L)et I·L⊂I·(J+L)donc (I·J) + (I·L)⊂I·(J+L). Réciproquement, soit
x∈I·(J+L). On a x=Pai(bi+ci)avec ai∈I,bi∈Jet ci∈L. Mais alors x= (Paibi) + (Paici),
on voit que Paibi∈I·Jet Paici∈I·L. Ainsi x∈(I·J)+(I·L).
c) Soit x=y+zavec y∈I∩Jet z∈I∩L, alors y+z∈Iet y+z∈J+Ldonc x∈I·(J+L).
d) Il s’agit de montrer la réciproque de (ııı) en supposant Aprincipal. Si xet ysont des éléments de A, on
notera x∧yle p.g.c.d de xet yet x∨yle p.p.c.m de xet y. Soient a,bet cdans Atels que I= (a),
J= (b)et L= (c), on a
I∩(J+L)=(a∨(b∧c)) = ((a∨b)∧(a∨c)) = ((a∨b)) + ((a∨c)) = I∩J+I∩L.
e) Par (ııı) on sait que J+ (I∩L)⊂I∩(J+L). Soit x∈I∩(J+L), on a x∈Iet x=y+zavec y∈Jet
z∈L. Comme J⊂I, on a y∈I, donc z=x−y∈I. Ainsi y∈Jet z∈I∩L, donc x∈J+ (I∩L).
f) On a I∩J= (XY )et I∩L= (X(X+Y)). Ainsi
I∩J+I∩L= (XY )+(X(X+Y)) = (XY, X2).
Par ailleurs, on a J+L= (Y)+(X+Y)=(X, Y ), donc
I∩(J+L)=(X)∩(X, Y )=(X).
Ainsi on a bien l’inclusion I∩J+I∩L⊂I∩(J+L)mais pas égalité.
Exercice 8. Soient Iet Jdeux idéaux d’un anneau A. On suppose que I+J=A(deux tels idéaux sont dits
comaximaux).
a) Montrer que IJ =I∩J.
b) Montrer que A→A/I ×A/J est surjectif de noyau I∩J.
c) Généraliser au cas de nidéaux comaximaux deux à deux.
Exercice 9. Soient Iet Jdeux idéaux d’un anneau A. On suppose que I+J=A(deux tels idéaux sont dits
comaximaux), montrer que In+Jn=A.
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