
Avant-propos
Le texte que vous avez entre les mains est le fruit d’une réflexion amorcée il y a quelques années
au sein du groupe de mathématiques de l’ÉTS. Deux défis nous interpellaient à ce moment:
1. Comment rendre les mathématiques intéressantes et vivantes à un groupe d’étudiants en
génie ? Notre clientèle provient principalement du secteur technique au collégial et elle a, en
conséquence, « soif » de concret et d’applications.
2. Étant donnés l’avènement et l’accessibilité grandissante de divers outils de calcul, quelle
attitude adopter à l’égard de ceux-ci ?
La première question en est une d’actualité dans chaque faculté ou école de génie au Québec. À
l’ÉTS, certaines lignes directrices se sont dégagées à l’issue des nombreuses discussions et échanges
sur les pratiques pédagogiques de chacun. Ces lignes directrices colorent en quelque sorte le texte
qui suit ; nous y reviendrons.. .
La deuxième question s’est conclue par l’adoption d’une résolution de la part du groupe allant
dans le sens d’une « permissivité contrôlée ». Permissivité en ce sens que plutôt que de chercher à
mener un combat qui s’avérerait toujours d’arrière-garde (et en définitive, perdu) contre les « nou-
velles technologies », il a été décidé d’en faire un usage étendu. Contrôlée, en ce sens que le choix
de l’outil a été arrêté et le calculateur symbolique produit par Texas Instrument (TI-92+ à l’époque,
Voyage 200 ensuite et Nspire maintenant) a été retenu pour usage. Dire que cette décision a eu un
impact senti sur l’enseignement (et l’apprentissage) des maths à l’ÉTS serait un euphémisme...
D’emblée, une constatation s’est imposée : il n’existait pas de manuel qui correspondait à ce
que le groupe recherchait. Il fallait donc plonger dans l’aventure de la rédaction. Celle-ci débuta au
printemps 2006 et résulta en la production d’un recueil d’exercices couvrant l’ensemble de la matière
enseignée. L’étape suivante, la rédaction à proprement parler de notes de cours, débuta au printemps
2007 et se poursuivit peu à peu au fil des sessions.
Les « lignes directrices » auxquelles nous référions plus haut ont déterminé l’allure globale du
texte produit. Elles se manifestent dans la présentation des concepts et dans le choix des exemples et
exercices, entre autres. Quelles sont-elles ?
1. Mettre l’accent sur l’interprétation et le traitement graphiques.
2. Avoir recours aux applications comme support au développement des habiletés et comme
contexte d’utilisation des notions enseignées. À ce titre, nous jugeons pertinent de signaler
l’espace important consenti aux applications relevant spécifiquement du génie et des sciences
en général.
v