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FICHE PAYS
Algérie
Source : « GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »
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Données générales
Superficie : 2 381 741 km², dont 85 % de désert (1er pays d’Afrique par
sa taille).
Capitale : Alger (4,4 M d’habitants dans le Grand Alger).
Principales autres villes : Oran, Constantine, Annaba, Sétif.
Monnaie : Dinar Algérien, 1 EUR = 107,94 DZD
moyenne 4ème trimsestre 2014.
Langue : arabe (langue nationale, 80 % d’arabophones), berbère et
français (langues parlées). Le français est largement utilisé dans les milieux
d’affaires.
Population : 39,5 M d’habitants (01/01/2015)
Source : «GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »
Démographie : Taux de croissance annuel de la population proche de 2,15 %.
70 % des Algériens ont moins de 35 ans.
Infrastructures : Réseau ferroviaire de 4 000 km (sera porté à 12 500 km d’ici 2025). L’autoroute Est-Ouest reliant
Tlemcen à Annaba, soit 1 216 km (toujours en construction à l’extrême est du pays). De nombreux projets structurants
sont en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire.
Données politiques
Type de régime
Système présidentiel. L’Algérie est régie par sa cinquième constitution, datant du 8 décembre 1996, révisée en 2008. Le
Président de la République est élu au suffrage universel direct pour cinq ans. Il désigne le Premier ministre.
Les principaux dirigeants
Président de la République : Abdelaziz BOUTEFLIKA, réélu le jeudi 17 avril 2014 au premier tour de l’élection
présidentielle algérienne pour un mandat de cinq ans.
Premier ministre : Abdelmalek SELLAL, nommé en septembre 2012 par le Président de la République.
Pouvoir exécutif : essentiellement détenu par le Président de la République et, dans une moindre mesure, par le conseil
constitutionnel.
Pouvoir législatif : détenu par le Parlement constitué de deux chambres : l’Assemblée Populaire Nationale (APN)
composée de 462 membres élus au suffrage universel pour cinq ans, et le Conseil de la Nation (chambre haute) constitué
de 144 membres nommés pour 1/3 par le Président de la République et par les élus locaux pour les 2/3 restants.
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Données économiques en 2014
Indicateurs
Algérie
France
PIB
228 Mds USD
2 060,6 Mds EUR
Dette publique brute en % du PIB
8,8 % (dette extérieure : 4 %)
95 %
PIB par habitant
5 886 USD
45 384 USD
Taux de croissance
4 %
0,4 %
Taux d’inflation
2,9 %
0,5 %
Taux de chômage
10,6 %
10 %
Source : France : Banque Mondiale, INSEE / Algérie : FMI & ONS
Situations économique et financière
Au cours des années 2000, l’Algérie a connu une situation économique positive grâce à une conjoncture pétrolière
favorable. En 2014, le PIB a atteint 228 Mds USD et un PIB par habitant de 5 886 USD. Les projections pour l’année 2015
tablent sur un taux de croissance du PIB de 3,9%, dont 5% hors hydrocarbures. Dans un contexte de forte croissance hors
hydrocarbures (environ 6% au cours de la dernière décennie), le chômage a chuté de manière continue pour osciller
autour de 10% depuis 2010 ; il reste cependant élevé chez les « jeunes » (autour de 25%).
L’économie algérienne est fortement dépendante des revenus issus des hydrocarbures, qui représentent environ 35% de
son PIB, mais 95% de ses exportations, et près de 60% de ses recettes budgétaires. Cette prédominance de l’exploitation
des ressources naturelles du pays a un impact sur le développement des autres secteurs d’activités. Dans ce contexte, le
gouvernement algérien prépare activement ‘’l’après-pétrole’’ en encourageant la diversification de son économie et des
sources de croissance, tout en assurant une politique prudente de gestion de ses équilibres financiers externes.
La chute du prix du baril sur les marchés mondiaux au deuxième semestre 2014, couplée à la hausse tendancielle des
importations ont impacté négativement les comptes externes de l’Algérie. C’est ainsi que la balance des paiements
algérienne a affiché un solde courant négatif en 2014. Pour autant, l’assouplissement du cadre des affaires entamé depuis
2011 (réintroduction du paiement par remise documentaire, allègement des procédures d’agrément des projets d’IDE) ne
semble pas être remis en cause et le rétablissement du crédit à la consommation, acté dans le cadre de la loi de finances
2015, devrait intervenir au cours du second semestre.
Politiques fiscale et économique
Après le plan quinquennal 2009-2014 allouant une enveloppe de 286 Mds USD au développement du réseau
d’infrastructures et à la diversification de l’économie, le gouvernement a adopté un nouveau plan d’investissement public
d’un montant de 262 Mds USD portant sur la période 2015-2019. Il vise à parachever les grands projets du plan
précédent, en particulier dans les secteurs de l’eau et des transports ferroviaire et routier. L’enveloppe supplémentaire
servira à financer de nouveaux projets majeurs dans les domaines prioritaires du logement, des transports, de
l’agriculture, du tourisme et du numérique.
Ces voies de développement sur lesquelles le gouvernement algérien s’est engagé visent à placer l’économie sur un
sentier de croissance durable, moins dépendant de la ressource pétrolière.
Par ailleurs, si l’économie algérienne n’a pas été impactée directement par la crise financière de 2008, en raison de la
faible exposition internationale de son secteur bancaire, elle a en revanche subi le contrecoup économique de la crise.
C’est dans ce contexte que les autorités algériennes ont adop en 2009 une série de mesures toujours d’actualités,
même si certaines ont été assouplies, afin, d’une part, de limiter la hausse des importations et, d’autre part, de
promouvoir la production nationale parmi lesquels :
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Partenariat national obligatoire pour tout investissement en Algérie (règle du 51-49%) ;
Interdiction du crédit à la consommation (en cours d’abrogation pour les produits fabriqués en Algérie) ;
Recours obligatoire au crédit documentaire pour les opérations d’importations, mesure assouplie depuis le
1er janvier 2014 ;
Accord préalable à tout projet d’investissement de l’ANDI (Agence nationale de veloppement de
l’investissement) ou du CNI (Conseil national des investissements) pour les investissements étrangers,
mesure assouplie depuis le 1er janvier 2014.
Accords politiques, juridiques et multilatéraux
Dès son indépendance, l’Algérie a affirmé son engagement sur la scène internationale en intégrant l’Organisation des
Nations Unies (ONU) et la Ligue arabe (LA) en 1962, puis la Banque mondiale l’année suivante. La République algérienne
démocratique et populaire est également membre de l’Union africaine et de l’Union du Maghreb arabe, organisation
économique formée par les cinq pays du Grand Maghreb. Par ailleurs, l’Algérie est l’un des membres fondateurs du
processus euro-méditerranéen de Barcelone lancé les 27 et 28 novembre 1995. Ossature de la future zone de libre-
échange euro-méditerranéenne, le processus a été ratifié par 27 États des deux côtés de la Méditerranée. Dans le
prolongement des accords de Barcelone, l’Algérie a également rejoint l’Union pour la Méditerranée (UPM) le 13 juillet
2008, sous l’impulsion de la France et de l’Égypte.
Le 1er septembre 2005, l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne est entré en vigueur. Visant à établir
une zone de libre-échange à l’horizon 2017, cet accord d’association doit mettre en œuvre un processus progressif de
démantèlement des barrières douanières. Il permet une meilleure accessibilité aux marchés des deux côtés de la
Méditerranée. Après avoir été gelé depuis septembre 2010 en attendant l’aboutissement d’une renégociation, le
calendrier de démantèlement tarifaire a été modifié depuis et repousse à 2020 l’instauration de la zone de libre-échange
entre l’Algérie et l’UE.
L’Algérie est également membre depuis le 1er janvier 2009 de la Zone arabe de libre-échange (ZALE) ayant pour but la
facilitation et le développement des échanges commerciaux entre les États arabes. Néanmoins, des négociations sont en
cours pour exclure des avantages douaniers une liste de 1 644 produits de l’industrie agroalimentaire, des produits
agricoles, du textile, papier carton et d’électroménager des pays membres de la ZALE.
Enfin, l’Algérie est candidate à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les négociations autour de l'accession de à
l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont connu, en 2014, une certaine accélération appuyée par la ferme volon
algérienne de parachever, dès que possible, ce processus ouvert depuis 1987.
Commerce extérieur
Importations en 2014 :
58,33 Mds USD (+6 %)
Exportations en 2014 :
62,96 Mds USD (-3,11 %)
Part de marché de la France dans les importations en 2014 :
10,87 % des importations (2ème)
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État des lieux du commerce extérieur
Le commerce extérieur de l’Algérie est caractérisé par la prédominance des exportations d’hydrocarbures (plus de 95%
des exportations) et une dynamique forte des importations.
Sur l’ensemble de l’année 2014, les échanges extérieurs de l’Algérie font apparaître une légère régression des
exportations (-3,11% à 62,9 Mds USD). Les importations algériennes ont quant à elle, progressé (+6% à 58,3 Mds USD).
L’excédent commercial s’est ainsi réduit en conséquence de 53,5% (à 4,6 Mds USD) par rapport à 2013.
Le taux de couverture des importations par les exportations atteint 108% en 2014 contre 118% en 2013.
Les exportations algériennes
Les exportations algériennes se sont élevées à 62,96 Mds USD en 2014 contre 64,97 Mds USD en 2014, soit une baisse de
3,11%. Les exportations hors hydrocarbures sont en forte progression (+39,5%) mais demeurent marginales, à 2,81 Mds
USD.
Les importations algériennes
La structure des importations est restée inchangée au cours de l’année 2014. Les achats de céréales, en progression de
11,1% à 3,68 Mds USD, représentent le premier poste des importations algériennes (6,5% du total). Les véhicules de
tourisme, deuxième poste d’importations, sont en recul de 20,6%, à 2,96 Mds USD, suivis des produits pharmaceutiques,
qui ont connu une évolution dynamique, de 13,15% à 2,59 Mds USD. Les importations de produits laitiers et d’appareils
électriques pour la téléphonie ont également fortement progressé, passant respectivement de 62,5% (à 2,05 Mds USD) et
de 43,4% (à 1,05 Mds USD).
Importations algériennes
Produits
Importations 2014
(en MUSD)
Évolution 2014/2013
Céréales
3679
11,08%
6,31%
Véhicules de tourisme
2956
-20,64%
5,07%
Produits pharmaceutiques
2588
13,15%
4,44%
Véhicules de transport
2299
-9,56%
3,94%
Huiles de pétrole ou de minéraux
bitumineux
2203
-41,90%
3,78%
Laits et produits laitiers
2045
62,47%
3,51%
Barres en fer et en acier
1833
-4,46%
3,14%
Turboréacteurs et turbopropulseurs
1699
33,47%
2,91%
Autres
39028
10,70%
66,91%
Source : Douanes algériennes
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L’Union Européenne est le premier partenaire commercial de l’Algérie
D’après les Douanes algériennes, les pays de l’Union Européenne sont toujours les principaux partenaires de l’Algérie. Ils
représentant 50,56% de ses importations et 64,36% de ses exportations en 2014. L’Espagne reste le premier client de
l’Algérie sur l’année 2014, avec un montant importé s’établissant à 9,7 Mds USD, suivie de l’Italie (8,4 Mds USD) et de la
France (6,7 Mds USD), 3ème client en 2014. La Grande-Bretagne (dont les importations en provenance d’Algérie se sont
inscrites en baisse de 21,5%, à 5,5 Mds USD, se place 4ème client contre 3ème en 2013), suivie des Pays-Bas (5,1 Mds
USD) et des États-Unis (4,7 Mds USD, 1er client en 2012).
La Chine demeure, comme en 2013, le 1er fournisseur de l’Algérie en 2014, avec des exportations en hausse de 19,9% à
8,2 Mds USD. La France, 1er fournisseur jusqu’en 2012 demeure au deuxième rang, avec des exportations en progression
de +1,4% à 6,3 Mds USD. On notera la régression des exportations italiennes (-12,3% à 4,9 Mds USD) et espagnoles (-2,7%
à 4,9 Mds USD), à mettre en regard de leur évolution particulièrement dynamique en 2013 (respectivement de +8,7% et
+16,9%).
Échanges commerciaux avec les autres régions
Les pays de l’OCDE, hors UE, viennent en deuxième position après l’UE avec une part de 14,47% des importations de
l’Algérie en provenance de ces pays, et de 16,65% des exportations.
On observe une diminution des exportations réalisées vers les pays de l’OCDE passant de 12,21 Mds USD en 2013 à 10,48
Mds USD en 2014, soit plus de 14% en valeur relative. Par contre, les importations de l’Algérie en provenance de ces pays
ont enregistré une hausse de 21,22% en 2014.
Le volume global des échanges avec les autres pays d’Europe, hors UE et OCDE, régresse de plus de 26% par rapport à
2013, passant de 1,26 Mds USD en 2012 à 0,94 Mds USD en 2014.
Les pays d’Asie affichent quant à eux une augmentation du volume global des échanges avec l’Algérie de près de 13,75%
passant de 15,32 Mds USD à 17,43 Mds USD entre 2013 et 2014.
Egalement, le volume global des échanges avec les pays du Maghreb (U.M.A) a enregistré une hausse de 7,93%, passant
de 3,67 Mds USD en 2013 à 3,96 Mds USD en 2014.
Concernant les pays Arabes (hors U.M.A), le volume global des échanges commerciaux avec l’Algérie est passé de 3,21
Mds USD à 2,68 Mds USD entre 2013 et 2014, soit une baisse de 16,57%.
Enfin, les pays d’Amériques ont enregistré une augmentation de 1,68% de leurs échanges globaux avec l’Algérie, passant
de 6,68 Mds USD en 2013 à 6,8 Mds USD en 2014.
Commerce bilatéral : l’Algérie est un partenaire commercial de premier plan pour la France
Selon les douanes françaises, les exportations françaises vers l’Algérie ont enregistré en 2014 une progression +4,2%
(contre une régression de 6,9% en 2013) pour atteindre 6,16 Mds EUR. Les céréales, dont les ventes ont diminué de
12,1% en 2014 976 M EUR) sous l’effet d’une conjoncture céréalière défavorable, restent le premier poste
d’exportations françaises, tandis que les produits pharmaceutiques (+6,3% à 782 M EUR) deviennent le second poste
d’exportations devant les véhicules automobiles, deuxième poste en 2013 et premier poste en 2012.
Les importations françaises en provenance d’Algérie, à l’image de la structure des exportations de ce pays, sont
constituées à 94% d’hydrocarbures, dont le pétrole brut (47% de nos importations, soit 2,1 Mds€), le gaz naturel (28%,
soit 1,2 Md EUR), les produits pétroliers raffinés (18%, soit 782 M EUR) et les gaz industriels (1,5%, soit 64 M EUR).
A noter par ailleurs la forte progression des importations françaises d’engrais et produits azotées (191,6% à 217 M EUR),
qui représentent 4,9% de nos importations en provenance d’Algérie en 2014 et atteste ainsi d’une diversification
croissante des échanges commerciaux bilatéraux France-Algérie.
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