Fiche du documentaliste

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Faculté de médecine
École de réadaptation
Programme d'ergothérapie
ERT 2412 – Ergothérapie auprès de l’enfant (2 crédits)
Automne 2014
Professeur responsable : Marie-Noelle Simard
Comité de cours : Geneviève Nadon, Natasha Rouleau et Marie-Noelle Simard
Fiche du documentaliste
Informations
Sigle du cours :
Date de la séance :
Nom et numéro de la vignette :
ERT2412
28 nov. – 1 déc. 2014
Vignette 7 – Evita Laikol
Nom du documentaliste et # groupe d’APP :
Jessica S. Tremblay – Groupe 05
Quelle est la référence exacte et complète de l’article que vous avez choisi ?
Alfano, C. A., Pina, A. A., Zerr, A. A., & Villalta, I. K. (2010). Pre-sleep arousal and sleep
problems of anxiety-disordered youth. Child Psychiatry Hum Dev, 41(2), 156-167. doi:
10.1007/s10578-009-0158-5
De quel type de document s’agit-il?
Rapport de recherche : Devis quantitatif : Étude corrélationnelle
Court résumé :
L’interrelation entre les troubles anxieux et les difficultés de sommeil fait consensus malgré
que chez l’enfant, il demeure à ce jour plus difficile de bien la documenter et de départager
les facteurs déterminants tout comme la justesse des perceptions des parents sur le sommeil
de leur enfant. Cette étude a recruté 52 enfants entre 7-14 ans avec un diagnostic de trouble
anxieux à Tempe et Washington aux É-U pour mettre en relation la perception des parents
sur leurs comportements de sommeil avec leurs propres perceptions et pour évaluer
l’influence du niveau d’éveil pré-endormissement sur le sommeil ainsi que l’âge, le sexe et
l’ethnicité. Il est apparût qu’il existait une discordance dans les perceptions et que les
enfants avec un trouble d’anxiété généralisée présentaient les plus grandes difficultés ainsi
que les enfants entre 7-10 ans ou latino. Enfin, un niveau d’éveil pré-endormissement de
type cognitif est également associé à de plus grandes difficultés de sommeil. Tous ces
résultats doivent être interprétés avec prudence, mais l’importance de documenter les
difficultés de sommeil des enfants anxieux avec des outils valides est renforcie.
Stratégie de recherche
Quelle est la question clinique à laquelle vous voulez répondre?
Quelle est la relation entre un trouble anxieux chez un enfant et des difficultés de sommeil?
Bases de données
PsycINFO
Mots clés
Anxiety Disorders [limit to childhood <birth to 12 years>] – Sleep Disorders
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Automne 2014
Professeur responsable : Marie-Noelle Simard
Comité de cours : Geneviève Nadon, Natasha Rouleau et Marie-Noelle Simard
Mots de liaison
AND
Analyse
Pour document rapportant des résultats d’une recherche quantitative
Objectif(s) de l’étude ou hypothèse(s)
(1) Corréler les résultats d’outils d’évaluation validés concernant les difficultés de sommeil
d’enfants avec des troubles anxieux en fonction de l’âge, du sexe et de l’ethnicité. (2)
Corréler la perception des parents avec celle de leur enfant concernant leurs difficultés de
sommeil. (3) Évaluer si les dimensions cognitives et somatiques du niveau d’éveil préendormissement sont corrélées aux différents troubles de sommeil.
Variable(s) indépendante(s) à l’étude et mesure(s)
(1) La nature du trouble anxieux avec « Anxiety Disorders Interview Schedule for DSMIV: Child and Parent Versions » (ADIS-C/P). (2) L’âge, le sexe, l’ethnicité de l’enfant et le
revenu familial annuel.
Principale(s) variable(s) dépendante(s) et mesure(s)
(1) Les comportements de sommeil par le « Children's Sleep Habits Questionnaire »
(CSHQ). (2) Le niveau d’éveil pré-endormissement avec le « Pre-Sleep Arousal Survey for
Children » (PSAS-C). (3) Les difficultés de sommeil et de réveil à l’aide de 2 questions.
Population cible et échantillonnage (mode de recrutement des participants)
Le recrutement s’est effectué lorsqu’une référence était émise notamment par un pédiatre
vers deux cliniques spécialisées dans l’anxiété chez l’enfant (une à Tempe et l’autre à
Washington, É-U.) et que le consentement de la famille était obtenu. Cependant, les critères
d’exclusions suivants étaient considérés : diagnostic de bipolarité, psychose, idées
suicidaires et déficience intellectuelle. Ainsi, la population cible était composée d’enfants
entre 7-14 ans d’une diversité ethnique (caucasien et latino-américain principalement) qui
rencontraient les critères du DSM-IV pour un trouble anxieux.
Devis de recherche (essai randomisé, étude corrélationnelle, étude de cohorte, etc.)
Étude corrélationnelle
Collecte de données et méthodes d’analyse
La collecte de données s’est effectuée par l’administration de la batterie d’évaluation. Un
assistant de recherche était responsable que l’enfant comprenne bien les questions du
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PSAS-C. L’analyse des données a permis, notamment, d’examiner la corrélation entre la
nature du trouble anxieux et les problèmes de sommeil. Également, les données sociodémographiques et la différence de perceptions ont été analysées. Pour le troisième objectif
de recherche, le t-test a été effectué pour tous les items du PSAS-C.
Résultats/conclusion (cibler l’essentiel)
Résultats : 52 enfants entre 7-14 ans (M=9,6 / 54% de garçons et 46% de filles) se
répartissaient selon les différents troubles : trouble d’anxiété généralisée (TAG) (n=16),
trouble d’anxiété de séparation (TAS) (n=10), phobie sociale (n=13) et trouble obsessif
compulsif (n=13). Certaines co-morbidités étaient associées telles que le TDAH. Donc,
avec l’utilisation d’un questionnaire validé rempli par le parent, le CSHQ, il a été trouvé
que 85% de ces enfants présentaient des problèmes significatifs de sommeil et du point de
vue de l’enfant, 54% le relevaient à l’aide de seulement 2 questions. Il est intéressant de
constater que les filles offraient significativement une plus grande résistance à
l’endormissement et éprouvaient une plus grande anxiété face au sommeil. L’ethnicité était
également une variable significative. Il est apparu que, pour les enfants souffrant d’un
TAG, d’un TAS ou de parasomnies, leurs parents rapportaient des difficultés de sommeil
plus élevées et un niveau de stress très élevé entourant l’occupation. Enfin, ces enfants ont
rapporté des niveaux significatifs d’éveil dans les dimensions cognitive et somatique avant
l’endormissement dont la première est associée à une durée plus courte de sommeil et des
difficultés de sommeil plus marquées. Conclusions : Les résultats de cette étude renforcent
la relation déjà bien établie entre les troubles anxieux et les troubles de sommeil chez les
enfants en mettant de l’avant, d’une part, de nouvelles associations tel que le fait de
considérer le niveau d’éveil cognitif pré-endormissement. D’autre part, l’accent est mis sur
l’importance d’utiliser des outils validés pour évaluer les difficultés de sommeil et de
développer des méthodes d’évaluation plus objectives considérant le biais d’utiliser les
perceptions parentales. Pour les enfants souffrant de TAG, l’impact d’un dérèglement du
sommeil ne peut être négligé considérant l’impact négatif sur la régulation des émotions.
Critique
Expliquez pourquoi vous avez choisi ce type d’article ou d’étude.
Je désirais éclaircir la relation causale qui pouvait exister entre la difficulté qu’Evita avait à
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s’endormir et l’hypothèse d’un trouble anxieux. Les variables sélectionnées telles que «
Pre-Sleep Arousal » ou la possibilité de comparer les différents troubles m’apparaissaient
pertinentes. De façon générale, une étude corrélationnelle est appropriée pour comprendre
quels facteurs sont les plus déterminants sur une problématique et est-ce que les outils
sélectionnés permettent de bien les mettre en lumière et les différencier.
Justifiez la pertinence du contenu de l’article pour solutionner la vignette.
Mon intérêt s’est porté sur cet article parce que je désirais mettre en relation le fait qu’Evita
semblait aller mieux à la maison à l’exception de ses difficultés à s’endormir. D’autre part,
j’ai considéré le sommeil comme une occupation majeure et essentielle au bien-être et donc,
qu’il était du rôle de l’ergothérapeute de bien documenter les troubles de sommeil et leur
amélioration en même temps que la thérapie. Ainsi, l’article a fait ressortir que le type de
trouble anxieux dont Evita souffrait était plus fortement associé à des troubles de sommeil
et même que le fait d’être une fille augmentait la probabilité de présenter des peurs et
d’offrir une plus grande résistance. Ensuite, l’article présente des outils d’évaluation plus
spécifiques au sommeil alors que le COSA ne fait qu’effleurer la problématique. Pour finir,
il met en lumière le niveau d’éveil pré-endormissement comme déterminant majeur avec
des questions qui révèlent comment les difficultés de la journée peuvent affecter le
sommeil. Ainsi, il faudra considérer qu’une meilleure qualité de sommeil va permettre à
Evita de mieux gérer son anxiété, d’affronter ses cognitions avec plus de lucidité et va
possiblement améliorer l’efficacité de la thérapie et la régulation de ses émotions.
Points forts – points faibles
Points forts : (1) Les résultats obtenus amènent de nouvelles pistes à considérer. (2) Les
faiblesses de l’article sont bien explicitées. Les chercheurs admettent leurs biais. Points
faibles : (1) Le processus de recrutement et la collecte de données sont peu décrits. (2)
L’échantillon demeure faible (n=52) en considérant les sous-catégories (pour les troubles et
pour l’ethnicité). Cela a eu un impact sur la force des analyses statistiques. (3) La façon de
recueillir la perception des enfants, à l’aide de deux questions dichotomiques, manquait de
validité et de précision. (4) Le PSAS est un outil validé chez les adultes, mais le PSAS-C
est un outil adapté qui nécessite des études de validité. (5) Les résultats obtenus doivent être
interprétés avec grande prudence considérant plusieurs faiblesses et biais de l’étude.
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