
Le président de la BAD gère les opérations quotidiennes de la BAD sous la direction du conseil
d’administration. A cet égard, il rend compte de la bonne application des politiques et directives émises par le
conseil. En juillet 2006, la BAD a lancé une profonde réforme institutionnelle afin de renforcer d’une part
l’efficacité de ses opérations sur le terrain et, d’autre part, son rayonnement en tant que centre de partage
des connaissances sur l’Afrique. Dans la conduite des affaires de la BAD, le président s’appuie sur un
économiste en chef et 5 vice-présidents qui supervisent 30 départements, avec 57 divisions et 6 unités
organisationnelles. En cinquante ans, la BAD est devenue un acteur majeur de développement. Ses
Assemblées annuelles est l'occasion de passer en revue les opérations de l'institution au cours de l'année
écoulée et d'examiner et approuver les activités à venir .
Aujourd’hui, la BAD s’est donné comme mission principale la transformation de l’Afrique. Son « agenda
stratégique » comporte un triple objectif : tout d’abord, créer les conditions d’une « croissance économique
durable », second objectif, un « développement inclusif » qui profite au plus grand nombre ; le troisième
objectif porte sur « une bonne gouvernance », condition d’une gestion saine et sans corruption permettant
une répartition juste des fruits de la croissance.
Pour réaliser son « agenda », l’institution multilatérale cible cinq priorités opérationnelles. En premier lieu,
faire reposer son action sur le « développement du secteur privé », que la Banque considère être vertueux par
rapport à un secteur public jugé trop souvent inefficace et plus coûteux .L’intégration régionale » représente
le second volet de cette démarche, et constitue un des traits les plus caractéristiques de la philosophie du
développement de la BAD, suivent le développement des infrastructures, compétences technologiques et
gouvernances et responsabilités.
2. 2014 : DES ASSEMBLEES ANNUELLES PAS COMME LES AUTRES
La 49ème session des assemblées annuelles (AA ci-après) de la Banque africaine de développement (BAD)
s’est tenu du 19 au 23 mai à Kigali, la capitale du Rwanda en présence de plus 3 000 invités au titre
desquels des personnalités comme Ali Bongo Ondimba, Yoweri Museveni, Mohamed Ould Abdel Aziz, Macky
Sall , William Samoel Ruto, chefs de l’Etat respectifs du Gabon, de l’Ouganda et de la Mauritanie, du Sénegal
et Vice-président du Kenya. Il y avait également les anciens présidents Thabo Mbeki, Olusegun Obasanjo,
Benjamin Mkapa, Festus Morgae du Botswana, la présidente de la commission de l’Union Africaine, madame
Dlamini NKosazana Zuma.
Elle a rassemblé 78 pays- 53 pays africains et 25 pays non africains – membres de la Banque africaine de
développement dans le cadre du Conseil des gouverneurs du Groupe, 74 organisations internationales et
régionales, le secteur privé, des organisations issues de la société civile et des personnalités éminentes, qui
ont grandement contribué aux débats. Elles se tiennent au moment où la BAD célèbre ses 50 ans de vie.
Elle a permis d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action adopté en 1964 afin
d’engager de nouvelles discussions sur l’émergence africaine.
Après cinq jours de discussions approfondies consacrées aux principales questions de développement qui
touchent l’Afrique et le monde, il ressort qu’en 50 ans, la BAD a financé 910 projets d’agriculture et
développement rurale (13 001 millions de dollars USD), 1 404 projets d’infrastructures (45 455 millions de
USD), 148 projets industriels dans les mines et carrières pour un financement de 4 875 millions de USD. La
BAD a aussi financé 285 projets liés à la finance (13 013 millions de USD), 681 projets sociaux (10 251
millions de USD), 3 projets de développement urbain (4,4 millions de USD).
La BAD a aussi investi dans l’environnement avec 365 millions de USD pour 22 projets, les projets
multisectoriels (550 millions de USD) pour un coût de 17 212 millions de USD et enfin 498 autres projets
d’une valeur de 14 512. Tous ces projets ont été approuvés entre 1967 et 2013.Selon un rapport 2014 de la
banque, pour les 50 prochaines années, la BAD rêve d’un continent prospère basé sur une croissance
inclusive et environnementale soutenable, un continent intégré basé sur l’unité et le panafricanisme.
La BAD espère aussi que l’Afrique devienne un continent caractérisé par la bonne gouvernance, la démocratie,
le respect des droits humains et l’Etat de droit. Un continent pacifié et sécurisé avec une identité culturelle
forte, un partenariat mondial solide et influent. L’action de la BAD pour les 50 prochaines années est résumée
dans le projet Africa 50 fondé sur la livraison des infrastructures transformationnelles.