l`exercice du pouvoir de décision est lié à la forme juridique

Lycée Michel Ange ; Villeneuve la Garenne ECO Classes Terminale STG
Mme Roulaud 2009-2010
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Chapitre 9-10: La croissance et le développement
(Chapitre 9 et 10, page 75 à94, thème 2.4A du programme)
A) Introduction thème 2.4 et chapitre 9-10
Doc 1 à 3 p 75
B) Qu’est-ce que la croissance et qu’est-ce que le développement ?
Doc 4 p 76
1) Qu’est-ce que la croissance ?
a) Définition,
b) comment on mesure la croissance ?
2) Qu’est-ce que le développement ?
a) Définition ?
b) comment on mesure le développement ? (doc 5 à 8 p76 et 77)
C) Quelles sont les transformations structurelles qui accompagnent la
croissance et le développement ?
1) évolution démographique (doc 9 à 11 p 78)
2) évolution du poids des secteurs économiques (doc 12 à 13)
3) évolution des structures sociales (doc 14 à 16)
4) évolution du régime politique (doc 17)
5) évolution du mode d’organisation de l’activité économique (doc 18 à 20)
D) Quelles sont les limites au processus de croissance et de
développement ?
1) Quelles sont les externalités négatives produites par notre système économique ?
Doc 1 à 6 p 85 et 86
2) Qu’est-ce que le développement durable ?
a) les fondements du développement durable (doc 7 et 8 p87)
b) les principes (doc 9 à 21 p 88 à 92)
Pour aller plus loin :
La décroissance soutenable (Serge Latouche en France)
Voir le site sur ‘ « L’observatoire des inégalités » http://www.inegalites.fr/
Pour réviser avec l’INSEE (programme SES) http://www.statapprendre.education.fr/insee/croissance/default.htm
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A) Introduction thème 2.4 et chapitre 9-10
L’extension de l’économie de marché à l’échelle mondiale s’est accompagnée d’une
hétérogénéité accrue des niveaux de développement des pays.
Dans ce chapitre, nous étudierons d’abord ce qu’est le développement, la croissance, ce
qui les différencie, et les limites à ces processus de croissance et développement.
Dans le chapitre 11, nous étudierons plus précisément quelles sont les inégalités de
développement observées.
B) Qu’est-ce que la croissance et qu’est-ce que le développement ?
1) Qu’est-ce que la croissance ?
a) définition
Selon la définition classique de François Perroux, la croissance économique est :
« l'augmentation soutenue pendant une période longue d'un indicateur de
production en volume ».
Ainsi, elle ne doit pas être confondue avec l’expansion, qui représente
l’augmentation de l’agrégat choisi à court terme, et donc de nature conjoncturelle
De même, elle ne doit pas être confondue avec le progrès économique, ou le
développement…
b) comment mesure-t-on la croissance ?
En pratique, l'indicateur utilisé pour la mesurer est le taux de variation du PIB. Plus
précisément, c’est le taux de croissance en volume, c’est-à-dire, après déduction de la
variation du niveau général des prix (l’inflation)
On calcule la croissance du PIB par habitant pour mesurer la croissance du niveau de
vie.
Rappel :
Le PIB additionne la richesse, soit les productions réalisées par les différents agents
présents sur le territoire national. La production est bien sûr corrigée des
productions intermédiaires, pour éviter les doublons, et définit ainsi la valeur ajoutée
(Production Consommations Intermédiaires). De plus, il est calculé « au prix du
marché ». Ainsi on calcule :
le PIB = Σ Valeurs Ajoutées + TVA + droits de douane subventions aux importations
Depuis 1997, le PIB tient compte à la fois de la production marchande et non
marchande.
[PNB : somme des valeurs ajoutées produites par les agents économiques nationaux, et
donc pas forcément résidents]

Pour information la croissance proviendrait pour moitié, de l’augmentation des facteurs
de production, et pour l’autre partie, du progrès technologique ! (Robert Solow, prix Nobel en
économie 1987)
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2) Qu’est-ce que le développement ?
a) définition
C’est l’ensemble des transformations démographiques, sociales et culturelles qui
accompagnent la croissance.
La notion de développement désigne un processus de long terme, en partie quantitatif
mais surtout qualitatif, de transformation des structures économiques,
démographiques, sanitaires et sociales ou encore politiques ou culturelles d’une nation
donnée.
On parle de sous-veloppement, pour crire la situation de nations qui n’arrivent pas à :
faire crtre le volume de leur produit inrieur,
à améliorer leur niveau de vie,
et ce à cause des dysfonctionnements de leur organisation économique et sociale.
Les pays sous-veloppés sont incapables de répondre aux besoins physiologiques de base des individus (se vêtir,
se loger, se nourrir) et de leur fournir les biens publics minimaux (éducation, soins, etc.).
On parle aussi de développement durable. (voir la suite du cours)
b) Comment mesure-t-on le développement ?
Le développement se mesure par des indicateurs quantitatifs (tels que la croissance du
PIB/habitant) et surtout qualitatifs (tels que l’amélioration de l’indicateur de
développement humain ou celle du niveau de vie). Ces indicateurs sont calculés par
divers organismes (ONU, Banque mondiale…) et permettent un classement des pays.
L’indicateur de croissance économique (cf. ci-dessus), mais il connaît plusieurs
limites :
D’abord, le PIB ne tient pas compte d’un grand nombre d’activités économiques
pourtant productives : production domestique, bénévolat, travail au noir….
Ensuite, il ne prend pas en compte un certain nombre de nuisances (ou pire, les
compte comme contribution positive) : par exemple, une usine polluante nouvellement
créée augmentera le PIB du montant de sa valeur ajoutée, mais ne le réduira pas du
montant des maladies ou désagréments qu’elle crée.
Enfin, le PIB sous-estime les activités non marchandes, qui sont évaluées à leur
coût de production, alors que les activités marchandes sont, elles, comptabilisées au
prix du marché.
Le PIB par habitant. permet de mesurer la richesse produite par la nation et par
individu. Mais il est uniquement quantitatif et ne met pas en relief les problèmes
d’inégalités, de répartition de la richesse créée. Il permet toutefois d’évaluer en partie le
potentiel de développement de la nation.
Lindicateur de veloppement humain (IDH). Cet indicateur a été velopsuite
aux travaux du prix Nobel A. Sen. Il est calcu chaque année depuis 1990 par le
Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il cherche à mesurer le
veloppement à travers plusieurs de ses dimensions.
Il prend en compte trois paramètres :
- le niveau de vie (le PIB par habitant corrigé des extrêmes),
- un indice de longévi (l’esrance de vie à la naissance)
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- et un indice de savoir (taux d’alphabétisation des adultes et niveau d’études).
Cet indicateur doit permettre d’évaluer les progs accomplis et ceux restant à accomplir
par les nations, de terminer les domaines d’action prioritaires et d’effectuer des
comparaisons spatiales et temporelles du veloppement.
Il existe d’autres indicateurs comme :
- l’indicateur sexospécifique de développement humain (ISDH)
- l’indicateur de participation des femmes (IPF).
- l’indicateur de développement technologique (IDT).
- l’indicateur de pauvreté humaine (IPH).
Développement humain, égalité des sexes, niveau de la pauvreté ou encore
développement des technologies, les dimensions du développement sont nombreuses...
Il convient de s’intéresser aux transformations qu’il opère et à ses limites.
C) Quelles sont les transformations structurelles qui accompagnent la
croissance et le développement ?
Le processus de développement ne se réduit pas à la simple croissance du PIB ; il
se caractérise également et surtout par une amélioration des niveaux de vie, tels qu’ils
peuvent être appréciés dans leurs différents aspects démographique, sanitaire, éducatif,
économique, politique, culturel,... Ainsi, le développement est caractérisé par différents
types d’évolution…
1) évolution démographique (doc 9 à 11 p 78)
Le développement entraîne le passage d’un régime démographique traditionnel, caractérisé par
des taux de natalité et de mortalité élevés, mais équilibrés, à un régime démographique
moderne, qui présente des caractéristiques inverses, à savoir : faible natalité et faible
mortalitémais équilibre aussi. Le passage entre ces 2 situations est appelé « la transition
démographique ».
En période de transition, le taux de mortalité baisse plus vite que le taux de natalité. Cette
période peut être plus ou moins longue selon les pays.
2) évolution du poids des secteurs économiques (doc 12 à 13)
Au cours du processus de développement, l’évolution sectorielle de la main-d’œuvre est la
suivante : le secteur primaire, qui comprend essentiellement l’agriculture, connaît une
diminution constante. En France, ce secteur, qui occupait près de 65 % de la main-d’œuvre
totale en 1806, ne concerne plus, aujourd’hui, qu’environ 3,4 % de la population active. Le
secteur secondaire, l’industrie, régresse mais à un degré nettement moindre et occupe
actuellement, en France, un peu plus de 20 % des actifs. À l’inverse, le secteur tertiaire,
composé des services, progresse fortement. En France, sur la même période de deux siècles,
nous sommes passés de 15 % de la population active occupée dans les services à plus de 75 %.
Le développement s’accompagne forcément aussi d’une évolution des contributions des
secteurs au PIB. Globalement, le secteur primaire voit son importance diminuer. L’industrie
progresse dans un premier temps puis se stabilise, voire baisse légèrement. Le tertiaire connaît
une progression de son rôle dans l’économie, ce qui entraîne une « tertiairisation » des
économies développées.
3) évolution des structures sociales (doc 14 à 16)
Le développement s’accompagne de transformations des structures sociales. L’urbanisation et
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le salariat s’accroissent. Entre 1950 et 2030, la proportion de la population qui vit en zone
urbaine devrait passer de 30 à 60 %. Parallèlement, le taux de salariat (pourcentage des salariés
par rapport à la population active totale) progresse et est supérieur à 90 % dans les pays les plus
développés.
La structure socioprofessionnelle de la population active évolue. Le nombre d’agriculteurs
diminue fortement au fur et à mesure du développement et de la réalisation de gains de la
productivité du travail. Pour réaliser une même quantité de travail, on utilise moins de
personnes du fait de la mécanisation et de l’amélioration des techniques de culture.
Dans le secteur industriel, la substitution du capital au travail, le remplacement des hommes par
des machines, pour les tâches répétitives, ont pour effet d’accroître la productivité du travail
avec deux types de conséquences. La première est que l’on supprime de nombreux emplois
d’ouvriers, surtout non qualifiés. La seconde est que le niveau de qualification exigé s’accroît,
d’où une augmentation significative des professions intermédiaires et des cadres.
Au cours du processus de développement, le niveau de vie s’accroît, la demande
finale se déplace des biens primaires vers les biens secondaires puis vers les services.
La demande de services va générer des emplois d’employés en grand nombre et de
personnels d’encadrement.
4) évolution du régime politique (doc 17)
D’une manière générale, on peut dire que développement rime avec démocratie. Les pays
la démocratie est la plus établie sont aussi ceux qui connaissent le développement
économique le plus élevé. Parce qu’elle favorise la diffusion des savoirs techniques, culturels,
etc., la démocratie politique interagit avec le développement.
5) évolution du mode d’organisation de l’activité économique (doc 18 à 20)
Les transformations des entreprises et des marchés
Lors du processus de développement, à l’augmentation de la taille des entreprises, qui résulte
d’un processus de concentration, correspond un accroissement de la taille des marchés. Pour
écouler leur production et réaliser des économies d’échelle, les entreprises développent leurs
marchés.
régulation par l’État
L’État s’affirme dans son rôle de régulateur de l’économie de marché. La régulation de l’État,
au sens strict, a connu une évolution. De plus en plus de tâches de service public ont été
déléguées à des associations dans le secteur social (aide aux handicapés, à la réinsertion, à
l’exclusion…) et à des entreprises privées pour les services publics locaux (transports
urbains, ramassage des ordures ménagères…). De plus, la régulation publique est confiée par
l’État à des autorités de régulation indépendantes (Conseil supérieur de l’audiovisuel,
Autorité de régulation des télécommunications, CNIL…).
Financement et développement économique
Un système de financement performant permet de répondre aux besoins en capitaux des
différents agents économiques. Il constitue une des conditions du développement économique.
L’amélioration du système de financement permet de promouvoir et d’accompagner le
développement. (performant ????? argument à remettre en cause aujourd’hui… même si la
« globalisation financière » a permis à des pays, des entreprises de se développer
rapidement….)
D) Quelles sont les limites au processus de croissance et de
développement ?
Dans la mesure où il peut porter atteinte à l’environnement et aux conditions de vie des
générations futures, le processus de développement peut difficilement être conçu sans
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