
Les sources législatives : Parmi les fondements de l’action économique des pouvoirs publiques, les
compétences parlementaires prévues à l’article 34 de la constitution, mérite une attention
particulière tout comme les différentes catégories de lois à portée économique auquel il est possible
de recourir. La loi a conservé un champ d’application très large, qui s’étend à plusieurs domaines.
Premier d’entre eux, la fixation des règles de l’activité économique. Il s’agit par exemple du régime
de propriété, ou encore de la détermination des ressources et des charges de l’Etat, nationalisation
et privatisation. Autre domaine qui relève de la loi, la création de nouvelles catégories
d’établissements publics, les conditions générales de l’équilibre financier de la sécurité sociale depuis
les lois de financement de la sécu 22 février 96.
Les sources administratives : Le règlement est la source normative quantitativement la plus
importante, on peut en effet identifier plusieurs catégories d’actes économiques intéressant le
domaine économique : Règlement de l’exécutif (1er ministre / Président) peuvent règlement l’activité
économique privée / publique par ailleur en matière financière le gouvernement peut instituer
certaines taxes para-fiscales. Les ordonnances de l’article 38, permet au gouvernement d’agir dans
son domaine dans un temps limité et dans un domaine précis (sous réserve de l’accord du
parlement). Les règlements préfectoraux, par exemple les préfets ont compétences en matière de
réglementation des prix et sont également compétents pour prendre certaines décisions locales en
matière économique (ouverture du commerce le dimanche), mais ils ne peuvent exercer ce pouvoir
qu’en vertu d’une habilitation législative ou réglementaire, il en est de même des ministres. Les
règlements émit par les autorités administratives indépendantes, qui ne peuvent bénéficier de ce
pouvoir qu’à la condition que cette habilitation ne concerne que des mesures à portée limité tant
dans leurs champs d’action que dans leurs contenu (par exemple le CSA). Les règlements émit par
certaines établissements publics, puis les directives qui ont été crée dans le domaine éco pour
compenser l’absence de reconnaissance au profit des ministres d’un pouvoir réglementaire de droit
commun en dehors de l’existence dans texte législatif, les directives ne sont pas des actes
réglementaire c’est simplement un pouvoir d’orientation.
La jurisprudence : En vertu de l’autorité de la chose jugé, ce qui est jugé par le juge à force de vérité
légale et s’impose. Chaque juridiction peut être amené à intervenir dans le domaine éco, le Conseil
constitutionnel est ponctuellement intervenue, il a notamment dégagé le caractère constitutionnel
de la liberté d’entreprendre et a également modernisé la notion de droit de propriété. Le conseil
d’Etat a également crée de nombreuses notions du droit public éco, comme par exemple le service
public, la liberté du commerce et de l’industrie ou encore la police administrative. De son coté la
juridiction judiciaire est traditionnellement la juridiction du secteur privé économique, elle a un rôle
important dans la détermination du régime juridique applicable aux sociétés commerciales régies par
la loi de 1966, et joue également un rôle dans l’application du droit de la concurrence. Enfin le
tribunal des conflits a pu avoir un rôle créateur surtout au début du 20ème siècle avec la création des
services industriels et commerciaux en 1921.