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B. Les conséquences de 1973
De 1974 à 1982, il y a stagflation (état d’une économie qui soufre à la fois d’une faible
croissance et d’une forte inflation) suite à la crise pétrolière Le taux moyen annuel de croissance a
diminué de plus de moitié par rapport aux années 60 (2,5 % contre 5,7 %) en raison du recul de
l'investissement productif. En effet, les possibilités d'autofinancement des entreprises ont baissé car les
coûts de production se sont élevés et les charges se sont alourdies du fait de la hausse des prix du
pétrole et des coûts salariaux et sociaux.
Le taux moyen annuel d'augmentation des prix à la consommation s'est envolé (près de 12%
entre 1974 et 1982, au lieu de 5% entre 1967 et 1973).
L'inflation était liée à l'augmentation du prix de l'énergie importée (facture pétrolière multipliée par 10
entre 1973 et 1982), et à l'indexation de l'évolution des salaires sur les prix.
Le déficit du commerce extérieur a dépassé 500 milliards de francs durant la période 1974 -1990, en
raison du renchérissement du pétrole de 1974 à 1980, de la hausse du dollar de 1981 à 1986, et des
médiocres performances de l'industrie française jusqu'au milieu des années 90.
La politique énergétique est mise en place dès 1973-1974, qui a pour but de réduire la
consommation et de remplacer le pétrole par l'énergie nucléaire.
Afin de faire face à l'augmentation de la facture pétrolière et de réduire le déficit énergétique du pays.
Ces choix n'ont pas été remis en cause avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, le rythme
d'augmentation de la demande d'énergie a un peu fléchi et les centrales nucléaires fournissent
aujourd'hui 80 % de l'électricité produite en France, contre seulement 8 % en 1973.
Pour les politiques conjoncturelles, les hésitations du gouvernement Chirac se sont
manifestées par la succession de deux politiques opposées, le « plan de refroidissement » de juin 1974
(abandonné en septembre 1975), au profit d'un plan de « soutien » visant à relancer l'économie. Le
gouvernement Barre a donné la priorité à la lutte contre l'inflation, en mettant en place en 1976 un plan
de lutte contre l'inflation et le chômage qui freinait la hausse des salaires et exonérait les entreprises de
charges sociales pour qu'elles puissent embaucher. Les résultats ont été décevants .Le deuxième choc
pétrolier en 1979 n’arrangea rien, le nombre de demandeurs d'emploi doublait de 1976 à 1980.Les
demandeurs d'emploi, étaient 2 millions en 1982 et plus de 3 millions à la fin des années 1990, (plus
d'un actif sur dix). La montée du chômage est liée à la croissance économique plus lente, moins
régulière, mais aussi à la modernisation des usines, les entreprises réduisant leurs charges en
automatisant leurs procédés de fabrication et en délocalisant les activités à fort coût de main d’œuvre.
II. La crise de 1979
A les causes de 1979
Le 8 septembre 1978 ont lieu à Téhéran des émeutes très violemment réprimées, qui sont
connues sous le nom de Vendredi noir. C’est le début de la période active de la révolution iranienne,
qui s’achèvera par la fuite du Shah le 16 janvier 1979, et c’est donc aussi le début du deuxième choc
pétrolier.
Le 22 septembre 1980 commence la guerre Iran-Irak. Le prix du baril de pétrole atteint 39
dollars soit, en tenant compte de l’inflation, l’équivalent de 92,50 dollars en septembre 2005.
À cette époque, l’arrêt des exportations iraniennes provoque presque instantanément l’annonce de
nouvelles hausses de prix officiels, tout d’abord modérées. Avec tous ces bouleversements, les circuits
de commercialisation du pétrole sont complètement désorganisés à l’échelle mondiale.
Les Japonais sont donc privés d’une part appréciable de leurs sources d’approvisionnement
traditionnelles.