MEM0/03/188
Bruxelles, le 1er octobre 2003
La proposition de règlement sur les allégations
nutritionnelles et de santé: mythes et malentendus
À la suite de l’adoption par la Commission euroenne, le 16 juillet 2003, d’une
proposition de glement sur les allégations nutritionnelles et de san(IP/03/1022),
un certain nombre de mythes et malentendus ont inondé la presse à propos de ce
règlement. La plupart des inqutudes peuvent être apaisées d’emblée étant don
qu’elles concernent des produits qui, en réalité, n’entrent pas dans le champ
d’application du règlement. D’autres, en revanche, sont le fruit de malentendus et il
convient,s lors, de mettre les choses au point.
Que contient la proposition de règlement?
La proposition traite des allégations nutritionnelles, telles que «riche en vitamine
ou «faible teneur en matières grasse, et des algations de santé, telles que les
messages soulignant une relation positive entre une denrée précise et la santé. Le
règlement établit des règles concernant l’utilisation de ces allégations et autorise
aussi certaines allégations de santé (y compris celles relatives à une «réduction du
risque de maladies») qui étaient auparavant interdites. Dans un souci de protection
du consommateur, il contient également certaines restrictions. Le glement aura
pour effet de protéger le consommateur, d’aliorer la libre circulation des
marchandises, de renforcer la curité juridique des opérateurs, de prévenir les
algations abusives et, ce faisant, d’assurer une concurrence équitable. Il instaurera
un environnement plus libéral en ce qui concerne les allégations présentes dans
l’étiquetage et dans la publicité. Les messages relatifs aux maladies, jusqu’à présent
strictement interdits par la législation communautaire, seront sormais permis à
condition d’être scientifiquement justifiés, et autorisés à l’échelle européenne.
Il convient de préciser que les allégations concernées sont volontairement placées
sur les produits par les fabricants, qui les utilisent comme instrument de marketing.
Dans le cas où des allégations positives ne peuvent être établies, il va de soi que le
règlement n’oblige personne à faire des allégations gatives. La proposition de
règlement de l’UE devrait entrner une adaptation plut qu’une réduction générale
des allégations nutritionnelles et de santé dans l’étiquetage et la publici dans l’UE.
Avant d’arter finitivement la proposition, une large consultation a été organie
auprès des personnes intéreses, y compris les consommateurs et les producteurs.
Les organisations de consommateurs se sont félicies de la proposition de
règlement qu’elles considèrent comme un grand pas en avant vers une meilleure
information des consommateurs et vers la prévention d’une grande partie de la
publici trompeuse actuellement sur le marché.
-2-
Du des producteurs, la proposition a également reçu un accueil largement
favorable étant don qu’elle va réglementer un marc jusqu’à présent complexe
en raison de réglementations nationales très différentes et qu’elle va empêcher toute
concurrence déloyale de la part de fabricants peu scrupuleux. Tous les opérateurs
économiques seront soumis aux mêmes règles en ce qui concerne les allégations
nutritionnelles et seules les algations scientifiquement fones et pertinentes pour
le consommateur seront autorisées.
Les informations faisant état de l’indignation du Parlement euroen sont également
pourvues de fondement, le Parlement euroen ayant à maintes reprises
deman à la Commission de présenter une proposition afin de réglementer les
algations.
Les slogans relatifs à des denrées non alimentaires seront interdits
FAUX
Des inqutudes ont été expries, essentiellement dans la presse, à propos de
l’interdiction des slogans publicitaires populaires concernant tout ce qui a trait aux
produits cosmétiques, aux médicaments et aux aliments pour animaux. La
proposition n’aura aucune incidence sur ces slogans puisqu’elle ne concerne que les
denrées alimentaires. Une grande partie des malentendus peuvent être dissipés
d’entrée de jeu puisqu’ils concernent des produits qui n’entrent pas dans le champ
d’application de la proposition de glement.
À titre d’exemple, les slogans suivants ne seront pas concernés par le règlement:
- «La précision, la douceur en plus»
- «Les chats achèteraient Whiska
- «Si je suis trop fort, c'est que tu es trop faible»
Mes slogans publicitaires favoris concernant mes petites douceurs
préférées seront interdits FAUX
D’autres inquiétudes ont été manifestées concernant des slogans publicitaires
populaires relatifs à des denrées alimentaires, des boissons et des sucreries (telles
que «Haribo, c’est pour la vie, pour les grands et les petits» ou «Red Bull vous
donne des ailes»). La plupart de ces craintes peuvent également être apaisées étant
donné qu’elles concernent des slogans publicitaires qui ne font pas d’allégations
nutritionnelles ou de santé et qui, partant, seront toujours autorisés.
Les exemples suivant ne seront pas concers parce qu’il ne s’agit pas d’allégations
nutritionnelles ou de san:
- «Haribo, c’est beau la vie, pour les grands et les petits»
- «Red Bull vous donne des ailes»
- «La qualité est la meilleure recette»
- «Tout l’arôme du café»
- «Une des douces séductions depuis l'invention du chocolat».
D’autres informations publiées dans la presse indiquaient que le règlement interdirait
toute publicité sur les denrées alimentaires ou que certaines denrées alimentaires
seraient interdites. Il n’en est rien.
-3-
Le glement n’interdira pas la publicité relative aux denrées alimentaires, il se
bornera à en réglementer l’étiquetage et la publicité, dès lors qu’ils contiennent des
algations nutritionnelles et de san, afin que le consommateur ne soit pas induit
en erreur sur un sujet aussi important que celui de sa santé.
Le glement n’interdit aucune dene alimentaire. Il propose de limiter la
communication relative aux avantages nutritionnels et aux avantages pour la santé
de certaines denrées au profil nutritionnel indésirable (notamment les aliments à
teneur élevée en matières grasses ou en sucre). Ces aliments peuvent être
consommés avec modération dans le cadre d’un régime sain, mais s’il en est fait la
publicité à l’aide d’allégations nutritionnelles et de san, de nombreux
consommateurs qui les mangent actuellement avec moration risquent de les
consommer en quantis plus importantes.
La proposition ne les qualifie pas de «mauvais aliments», mais évite simplement
qu’ils soient commercialisés comme étant de «bons aliments», assortis de
messages positifs concernant des avantages nutritionnels et de san.
Certaines allégations nutritionnelles et de santé seront interdites
VRAI
Il découle de la nouvelle approche suivie par la proposition en ce qui concerne les
algations en matière de san que sera interdite toute information relative aux
avantages nutritionnels ou aux avantages pour la santé, utilisée dans l’étiquetage, la
commercialisation et la publici, qui ne sera pas claire, pertinente et dont la validité
ne pourra pas être montrée. En outre, les allégations vagues portant sur le bien-
être général (telles que «aide votre corps à lutter contre le stress», «préserve votre
jeuness) ou celles qui font férence à des fonctions psychologiques et
comportementales (telles que «améliore votre mémoire» ou «réduit le stress et
augmente l’optimisme») ne seront pas autorisées. Les allégations relatives à
l’amaigrissement ou au contrôle du poids (telles que «réduit de moit/diminue
l’apport en calories») ne seront pas autorisées. Les férences à des médecins ou
professionnels de la santé, ainsi que leur aval, seront interdits car ils peuvent
suggérer que ne pas manger la denrée alimentaire en question risque d’entrner
des problèmes de santé. Les algations de santé concernant des boissons
alcoolies à plus d’1,2 % ne seront pas autorisées non plus car on sait que l'alcool
engendre d’autres problèmes de san et sociaux. Seules les allégations
mentionnant une réduction de la teneur en alcool ou du contenu énergétique seront
autorisées.
Le règlement va créer des procédures complexes pour permettre le
recours aux allégations «faible teneur en matières grasses» ou «faible
teneur en calories» FAUX
La proposition de glement établira les conditions dans lesquelles il est permis
d’affirmer qu’un produit a une faible teneur en matières grasses ou en calories. Cette
mesure simple permettra d’emcher une grande partie de la publicité trompeuse
actuellement sur le marché. Selon certaines informations publes dans la presse, le
règlement imposerait le recours à des tests de laboratoire très longs et complexes
aux producteurs désireux d’utiliser l’allégation de faible teneur en matières grasses
ou en calories. C’est parfaitement faux.
-4-
Les exigences relatives à ces allégations seront très ordinaires: pour pouvoir affirmer
qu’une denrée a une faible teneur en matières grasses, il faudra simplement que sa
teneur en matières grasses soit inférieure à 3 g/100 g ou 1,5 g/100 ml. Des
algations telles que «sans matières grasses à 90 %» ne seront pas autorisées
étant don que cela signifie que la teneur en matres grasses (10 %) est
relativement élevée et que l’allégation induit en erreur puisqu’elle donne au
consommateur l’impression qu’il s’agit d’une denrée à faible teneur en matières
grasses. L’évaluation de cette situation n’est vraiment ni compliquée, ni longue, ni
onéreuse.
Il sera interdit de dire que «les fruits sont bons pour la santé» FAUX
Il ne sera pas interdit de dire que «les fruits sont bons pour la santé», mais le
règlement demandera que les allégations nutritionnelles et/ou de san soient
expliquées de manière à faire apparaître les avantages de ce type de produit. Il est
plus intéressant pour le consommateur de savoir pourquoi un fruit est bon pour la
santé plutôt que de lire une allégation générale qui l’indique comme un fait.
Le travail de justification des allégations va asphyxier l’industrie
FAUX
La justification scientifique représente pour le consommateur la garantie d’une
information ridique et sérieuse sur les allégations nutritionnelles et de santé des
aliments qu’il achète. Certaines informations parues dans la presse ont critiqué
l’obligation qui est faite de justifier les algations, prétendant que cela va étouffer
l’innovation et empêcher le développement de produits. Ce faisant, on oublie de
préciser que, déjà actuellement, l’industrie alimentaire mène des recherches
intensives concernant des denrées alimentaires à propos desquelles elle fait des
algations. Les plaintes portaient plus précisément sur la procédure d’autorisation
d’allégations de san telles que les messages liés à une réduction du risque de
maladie. En alité, ces messages sont actuellement prohis par la législation
communautaire. La proposition de glement a donc pour objet d’assouplir cette
interdiction et d’autoriser les allégations de santé qui peuvent être justifiées. La
justification requise dans la proposition de règlement est similaire au régime en
vigueur depuis des années aux États-Unis, où les allégations dans l’étiquetage et la
publici des denrées alimentaires se portent très bien.
La proposition relative aux allégations va établir une nouvelle agence
FAUX
La proposition n’établit pas une nouvelle agence, mais confère un le important à
l’Autori euroenne de sécurité des aliments (AESA), qui réalisera l’évaluation
scientifique des allégations de santé. Il va de soi qu’il appartiendra aux opérateurs
du secteur alimentaire de proposer le texte de l’allégation ou des allégations qu’ils
souhaitent faire, ce qui laissera une certaine flexibiliaux fabricants.
-5-
Pourquoi les «allégations vagues» ne sont-elles pas autorisées?
Il y a un risque de confusion entre certaines allégations concernant une fonction
précise et d’autres portant sur le bien-être en général. Il convient à cet égard
d’opérer une distinction claire et sans ambiguïté. De nombreux produits, allant du
yaourt au chocolat en passant par les boissons et les fromages frais, portent
actuellement des mentions telles que «purifie votre organisme», «préserve votre
jeuness ou «ralentit le processus de vieillissement». Toutes ces allégations sont
vagues, dépourvues de signification et invérifiables. La publicité, en général, peut
avoir largement recours aux subtilis du langage et jouer sur les mots, mais sur un
sujet aussi important que la san, la vigilance est de mise et les allégations qui
n’informent pas correctement le consommateur sont à éviter. En revanche, le
consommateur devrait trouver sur les denrées alimentaires des messages qui
expliquent les avantages précis que la denrée ou le composant alimentaire présente
pour la santé. En d’autres termes, si le yaourt purifie l’organisme, il convient d’en
expliquer au consommateur le pourquoi et le comment.
La proposition concernant les allégations est-elle nécessaire étant
donné qu’il existe déjà une réglementation relative à la publicité
trompeuse?
La réglementation existante en matière de publicité mensongère dispose que tous
les États membres veillent à ce qu'il existe des moyens adéquats et efficaces pour
contrôler la publicité trompeuse.
Ces moyens comprennent des dispositions juridiques selon lesquelles les
personnes ou organisations peuvent intenter une action en justice contre cette
publicité et/ou porter cette publicité devant un organe administratif compétent soit
pour statuer sur les plaintes, soit pour engager les poursuites judiciaires
appropriées. Cette réglementation permet au public en général ou aux concurrents
d’intenter des actions en justice contre les publicités jugées mensongères et
concerne tous les produits et services. La proposition de réglementation relative
aux allégations a pour objet de prévenir l’étiquetage et la publicité mensongers en
ce qui concerne les vertus nutritionnelles et de santé des denrées alimentaires
avant leur utilisation ou leur éventuelle contestation.
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