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Le règlement n’interdira pas la publicité relative aux denrées alimentaires, il se
bornera à en réglementer l’étiquetage et la publicité, dès lors qu’ils contiennent des
allégations nutritionnelles et de santé, afin que le consommateur ne soit pas induit
en erreur sur un sujet aussi important que celui de sa santé.
Le règlement n’interdit aucune denrée alimentaire. Il propose de limiter la
communication relative aux avantages nutritionnels et aux avantages pour la santé
de certaines denrées au profil nutritionnel indésirable (notamment les aliments à
teneur élevée en matières grasses ou en sucre). Ces aliments peuvent être
consommés avec modération dans le cadre d’un régime sain, mais s’il en est fait la
publicité à l’aide d’allégations nutritionnelles et de santé, de nombreux
consommateurs qui les mangent actuellement avec modération risquent de les
consommer en quantités plus importantes.
La proposition ne les qualifie pas de «mauvais aliments», mais évite simplement
qu’ils soient commercialisés comme étant de «bons aliments», assortis de
messages positifs concernant des avantages nutritionnels et de santé.
Certaines allégations nutritionnelles et de santé seront interdites –
VRAI
Il découle de la nouvelle approche suivie par la proposition en ce qui concerne les
allégations en matière de santé que sera interdite toute information relative aux
avantages nutritionnels ou aux avantages pour la santé, utilisée dans l’étiquetage, la
commercialisation et la publicité, qui ne sera pas claire, pertinente et dont la validité
ne pourra pas être démontrée. En outre, les allégations vagues portant sur le bien-
être général (telles que «aide votre corps à lutter contre le stress», «préserve votre
jeunesse») ou celles qui font référence à des fonctions psychologiques et
comportementales (telles que «améliore votre mémoire» ou «réduit le stress et
augmente l’optimisme») ne seront pas autorisées. Les allégations relatives à
l’amaigrissement ou au contrôle du poids (telles que «réduit de moitié/diminue
l’apport en calories») ne seront pas autorisées. Les références à des médecins ou
professionnels de la santé, ainsi que leur aval, seront interdits car ils peuvent
suggérer que ne pas manger la denrée alimentaire en question risque d’entraîner
des problèmes de santé. Les allégations de santé concernant des boissons
alcoolisées à plus d’1,2 % ne seront pas autorisées non plus car on sait que l'alcool
engendre d’autres problèmes de santé et sociaux. Seules les allégations
mentionnant une réduction de la teneur en alcool ou du contenu énergétique seront
autorisées.
Le règlement va créer des procédures complexes pour permettre le
recours aux allégations «faible teneur en matières grasses» ou «faible
teneur en calories» – FAUX
La proposition de règlement établira les conditions dans lesquelles il est permis
d’affirmer qu’un produit a une faible teneur en matières grasses ou en calories. Cette
mesure simple permettra d’empêcher une grande partie de la publicité trompeuse
actuellement sur le marché. Selon certaines informations publiées dans la presse, le
règlement imposerait le recours à des tests de laboratoire très longs et complexes
aux producteurs désireux d’utiliser l’allégation de faible teneur en matières grasses
ou en calories. C’est parfaitement faux.