voies respiratoires.
Interactions indésirables:
- Inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques (par exemple, vérapamil et, dans une moindre mesure, diltiazem): les inhibiteurs
calciques et le céliprolol ralentissent la conduction auriculo-ventriculaire et diminuent la contractilité myocardique par différents
mécanismes. L’administration de cette association doit donc s’accompagner d’une surveillance étroite des signes cliniques et de
l’électrocardiogramme, et ce particulièrement en début de traitement. L'administration intraveineuse de vérapamil à un patient traité par
bêta-bloquant est absolument contre-indiquée.
- L'association avec l'amiodarone est déconseillée, en raison du risque de troubles de l'automatisme et de la conduction cardiaque.
- Anesthésiques: avant toute anesthésie générale, l'anesthésiste doit être informé du traitement par céliprolol (voir également rubrique
4.4).
- Glycosides digitaliques: l’association avec des bêta-bloquants pourrait augmenter le temps de conduction auriculo-ventriculaire.
- Fingolimod: l’utilisation concomitante de fingolimod et de bêta-bloquants peut augmenter les effets bradycardiques et n’est pas
recommandée. Si l’administration concomitante s’avère néanmoins nécessaire, il est recommandé de surveiller minutieusement le
patient à l’instauration du traitement, c’est-à-dire au moins une nuit.
- Floctafénine: en cas de choc ou d’hypotension causés par la floctafénine, les bêta- bloquants diminuent l’efficacité des médicaments
utilisés pour compenser ces symptômes.
- Bien qu'un effet sur la glycogénolyse et sur la libération d'insuline n'ait pas été mis en évidence chez les patients diabétiques, Selectol
ne sera administré qu'avec prudence chez ces patients; certains symptômes d'hypoglycémie (tachycardie, palpitations) pouvant être
masqués. L'effet du traitement peut être augmenté chez les diabétiques traités par sulfonylurées; une adaptation des doses peut être
nécessaire.
- L'utilisation concomitante de bêta-bloquants et d'IMAO (inhibiteurs de la monoamine-oxydase) est déconseillée.
- Clonidine: les bêta-bloquants peuvent exacerber le rebond hypertensif qui suit parfois l’arrêt de la clonidine. En cas d’administration
concomitante de ces deux médicaments, l’inhibiteur bêta-adrénergique devra être arrêté plusieurs jours avant la clonidine.
- L'utilisation concomitante de chlorhydrate de céliprolol et d'antiarythmiques de la classe I (disopyramide, quinidine) peut induire des
troubles du rythme et de la conduction. Dans ce cas, une surveillance clinique et ECG est indiquée.
- Lors de l'utilisation concomitante de chlorhydrate de céliprolol et de dérivés de la dihydropyridine (nifédipine, par exemple), le risque
d'hypotension est augmenté. Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée, le risque de
décompensation cardiaque est également augmenté. La tension artérielle devra donc être étroitement surveillée en cas d'administration
concomitante de chlorhydrate de céliprolol et de dihydropyridines, en particulier en début de traitement.
- Les médicaments qui inhibent la prostaglandine-synthétase peuvent diminuer l'effet hypotenseur des bêta-bloquants.
- Médicaments ayant un effet hypotenseur (par exemple, antidépresseurs tricycliques, barbituriques et phénothiazines): une
administration concomitante peut potentialiser l'effet antihypertenseur des bêta-bloquants ainsi que le risque d'hypotension orthostatique
- En cas d'utilisation concomitante de chlorhydrate de céliprolol et de méfloquine, il existe un risque de bradycardie.
- Les agents sympathomimétiques peuvent neutraliser les effets des bêta-bloquants.
- Interactions avec les inhibiteurs des polypeptides transporteurs d’anions organiques (OATP):
Le céliprolol est un substrat des transporteurs d’absorption intestinale (OATP), et en particulier de l’OATP1A2 et de l’OATP2B1.
Les inhibiteurs des OATP peuvent réduire l’absorption du céliprolol. Il a été démontré que les jus d’agrumes diminuent l’absorption du
céliprolol au niveau du tractus gastro-intestinal en inhibant l’activité du transporteur d’absorption OATP2B1, entraînant une diminution
d’environ 90 % de l’ASC et de la Cmax
. Les patients doivent être informés qu’ils doivent éviter de consommer ce type de boissons.
- Interactions avec les inhibiteurs/inducteurs de la P-glycoprotéine:
Le céliprolol est un substrat de la P-glycoprotéine (P-gp), un transporteur d’efflux. L’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la P-gp
(par exemple, vérapamil, érythromycine, clarithromycine, ciclosporine, quinidine, kétoconazole et itraconazole) est susceptible
d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de céliprolol. L’administration concomitante de céliprolol 100 mg et
d’itraconazole 200 mg (un inhibiteur de la P-gp) a augmenté l’ASC du céliprolol de 80 %. Une diminution de la posologie de céliprolol
peut être envisagée en cas d’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la P-gp.
L’utilisation concomitante d’inducteurs de la P-gp (par exemple, rifampicine et millepertuis) pourrait réduire les concentrations
plasmatiques de céliprolol. L’administration concomitante de céliprolol 200 mg et de rifampicine 600 mg une fois par jour pendant
5 jours consécutifs a entraîné une diminution de 40 % de l’ASC du céliprolol. Un effet plus prononcé après l’administration de
rifampicine sur une plus longue période ne peut être exclu. Un ajustement de la posologie de céliprolol pourrait s’avérer nécessaire au
moment de l’instauration ou de l’arrêt d’un traitement par un inducteur de la P-gp.
4.6 Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n’existe pas de données sur l’utilisation de céliprolol chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence
une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Selectol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique
de la femme ne justifie le traitement avec céliprolol.
Il y a lieu de tenir compte du risque de bradycardie néonatale. Chez les nouveau-nés de mères traitées, l’activité bêta-bloquante
subsiste pendant plusieurs jours après la naissance. Bien que cet effet résiduel n’ait habituellement pas de conséquences cliniques, une
insuffisance cardiaque est possible et requiert une hospitalisation en unité de soins intensifs. Le volume plasmatique ne doit pas être
augmenté, étant donné le risque possible d’œdème pulmonaire aigu. Des cas de bradycardie, de détresse respiratoire et
d’hypoglycémie ont également été rapportés. C’est pourquoi une surveillance attentive du nouveau-né (rythme cardiaque, glycémie)
dans une unité spéciale est recommandée pendant les 3 à 5 premiers jours de vie.